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PROJET D’ENSEMBLE DE RÈGLES MINIMA POUR LE TRAITEMENT DES DÉTENUS (06/07/1951) élaboré par la Commission Internationale Pénale et Pénitentiaire à la demande de l’Organisation des Nations Unies

Avant les RPE et les REP… 

CPI48. a) Le traitement des personnes condamnées à une peine privative de liberté doit avoir pour but, dans la mesure où la durée de la peine le permet, de créer en elles la volonté et les aptitudes qui leur permettront, après leur libération, de vivre en respectant la loi et de se subvenir à elles-mêmes ;
b) A cet effet, il faut recourir notamment à l’instruction, à la formation professionnelle, au développement physique et à l’éducation du caractère moral, en tenant compte des exigences individuelles de chaque détenu. Il convient de tenir compte du passé social et criminel du condamné, de ses capacités et aptitudes physiques et mentales, de ses dispositions personnelles, de la longueur de sa peine et de ses perspectives de reclassement ;
c) Pour chaque détenu condamné à une peine suffisamment longue, le directeur de l’établissement doit recevoir, aussitôt que possible après l’admission de celui-ci, des rapports complets sur ces divers aspects du condamné. Ces rapports doivent toujours comprendre celui d’un médecin, si possible spécialisé en psychiatrie, sur la condition physique et mentale du détenu.

Classification
52. Les buts de la classification doivent être :
a) D’éviter la contamination en écartant les détenus qui, en raison de leur passé criminel ou de leurs mauvaises dispositions, exerceraient une influence fâcheuse sur leurs codétenus ;
b) De répartir les détenus en groupes afin de faciliter leur traitement

53. Il faut disposer, dans la mesure du possible, d’établissements séparés ou de quartiers distincts d’un établissement pour le traitement des différents groupes de détenus.

Individualisation
54. Dès que possible après l’admission et après une étude approfondie des nécessités individuelles d’un détenu condamné à une peine d’une certaine durée, un programme de traitement doit être préparé pour lui,  à la lumière des données dont on dispose sur ses besoins, ses capacités et son état d’esprit.

Récompenses
55. Il faut instituer dans chaque établissement un système de récompenses adapté aux différents groupes de détenus et aux différentes méthodes de traitement, afin d’encourager la bonne conduite, de développer le sens de la responsabilité et de stimuler l’intérêt et la coopération des détenus à leur traitement.

ONU (1951) régles minima pour le traitement des detenus

Voir aussi rapports annuels de l’administration pénitentiaire (1950-1984)

Voir aussi: ONU_Ensemble_de_regles_minima_pour_traitement_des_détenus 1955

Le tout premier congrès mondial de la probation!  « A World of Probation: Perspectives on Community Justice »,  8-10 October 2013, London, UK

In October 2013, CEP (European Organisation for Probation) will launch the first World Congress on Probation (WCP). The Congress is a new initiative to bring together practitioners and those with an interest in probation and community justice from across the globe to share their knowledge and experience. The Congress will provide participants with the opportunity to examine and discuss new and changing probation practices, with the overarching principle of changing lives and behaviours.

The Congress will be run in partnership with the National Offender Management Service, the Probation Chiefs AssociationLondon Probation Trust, and West Yorkshire Probation Trust and will take place at the Queen Elizabeth Conference Centre in London, UK – an excellent location to receive guests from around the world.

Voir tous les détails sur le site du WCP

Rue89 (26/01/2013) Quelques heures avec des hommes violents d’Amérique latine

Dans la salle de séance de l’institut WEM à San Pedro, dans le centre de la ville, ils sont près de 70 à l’écouter. Certains sont là contraints par la justice, dans le cadre de mesures de protection prises après des violences conjugales. D’autres parce que leur épouse ne leur a pas laissé le choix, les menaçant de rupture. D’autres enfin sont de simples volontaires. L’assemblée semble représentative de la société costaricienne.

Contraints à être puissants, virils, dominants

WEM compte quinze employés, psychologues et travailleurs sociaux et un réseau d’hommes « Red de Hombres » – une cinquantaine de bénévoles – qui s’engage auprès de l’institut pour organiser les activités. Les professionnels ont créé une méthode pour faire travailler les hommes sur leurs valeurs et leurs histoires, et leur proposer de s’engager à être non-violents.

Il s’agit d’aborder le machisme de front. D’expliquer aux hommes par quelle construction sociale ils sont contraints à être puissants, virils, dominants, et à se comporter de manière à le faire savoir.

Pour cela, de nombreux ateliers sont organisés. Des séances de groupe comme ce soir, des cours de gestion de la colère, de gestion de la séparation matrimoniale, des cours pour apprendre à être un bon père, des séances pour discuter de la masculinité et du rôle de l’homme…
En outre, l’institut propose des ateliers destinés aux adolescents et aux jeunes hommes, qui sont invités à se pencher durant des séances d’une journée sur leurs rôles, sur la question de l’égalité et de la prévention de la violence contre les femmes.

A joint inspection of Life sentence prisoners; A Joint Inspection by HMI Probation and HMI Prisons (UK, Sept 2013)

à propos de la gestion des (très) longues peines au royaume-uni…

Recommendations: The National Offender Management Service should:

  •  use the opportunity offered by the Transforming Rehabilitation strategy to reassess how life sentence prisoners are managed in both custody and the community, with a view to providing a clearer strategic focus on this group of offenders and ensuring that they have access to a wide range of services designed to promote rehabilitation;
  • issue guidance stating the purpose of OASys assessments and stressing the importance of analysing the underlying motivation and triggers for the original offence in order to improve the quality of assessment of risk of harm to others; such guidance should also clarify who is responsible for assessments at key stages of the prisoner’s progress through the custodial part of the sentence;
  • ensure that approved premises are used for those individuals who pose the greatest risk of harm to others.

Prisons should:

  •  ensure release on temporary licence is structured, fully risk assessed and well planned so as to maximise the chances of it contributing to the prisoner’s successful future rehabilitation;
  •  prepare prisoners for open conditions so as to minimise the impact of the significant change in environment and review the prisoner’s OASys assessment after the move has taken place.

Probation Trusts should:

  • ensure offender managers exert more influence over the release on temporary licence decision-making process within prisons, including sharing information about release on temporary licence with MultiAgency Public Protection agencies where necessary, so as to ensure that release on temporary licence is used effectively to prepare life sentence prisoners for release;
  •  offer training to offender managers on how to plan and deliver work which enthuses and engages those on life licence, thereby maintaining the offender’s engagement over the protracted licence period.

Prisons and Probation Trusts should:

  •  improve the quality of sentence planning and plans to manage the risk of harm to others so as to effectively direct work with life sentence prisoners, thereby increasing the possibility of successful outcomes;
  • involve the life sentence prisoner’s family or partner, where appropriate to do so, in the planning, delivery and review of work designed to address the risk of harm to others and the likelihood of reoffending, with a view to maximising the family’s positive influence on the life sentence prisoner.

life-sentence-prisoners.pdf

 

RTS (2008) Documentaire sur les « hommes battus »

octobre 1st, 2013 | Publié par crisostome dans VIOLENCE CONJUGALE - (0 Commentaire)

RTS , Emission « Temps présents » (13/03/2008) Hommes battus

Un tabou est peut-être en train de tomber… 

Phénomène tabou, méconnu et sans doute largement sous estimé par les statistiques, il arrive que des hommes soient aussi les victimes de violences domestiques. Malmenés physiquement et psychiquement par leur épouse, certains d’entre eux ont choisi de rompre le silence. Temps Présent a recueilli leurs témoignages, souvent poignants, et également donné la parole aux femmes responsables de ces violences. La violence domestique ne concerne pas seulement les femmes et les enfants. Des hommes sont aussi maltraités, physiquement et psychologiquement. Ils sont souvent démunis face à cette violence.

Le fait est avéré, le domicile privé, la maison est un des lieux les moins sûrs. C’est dans l’intimité du foyer, à l’abri des regards que l’on compte le plus grand nombre d’homicides et d’agressions graves. Dans l’esprit général, violences conjugales rime souvent avec femmes battues. Pourtant des hommes sont aussi les cibles de leur compagnes. Ecrasés par le tabou, les hommes victimes de violence conjugale qui décident de briser le mur du silence ne savent souvent pas où s’adresser pour trouver de l’aide. Sur le terrain, il n’existe pratiquement rien pour leur porter assistance. Battus physiquement, malmenés psychiquement par leurs épouses, souvent séparés de leurs enfants après des divorces difficiles, beaucoup sombrent dans la solitude et la dépression.

Générique : Un reportage de Jean-Daniel Bohnenblust et Antoine Plantevin Image : Pierre-Alain Jaussi Son : Philippe Combes Montage : Jeanine Weber

Voir les détails de l’émission sur rts.ch

Mental health and learning disabilities in the criminal courts, Information for magistrates, district judges and court staff (Sept 2013 – Polly McConnell and Jenny Talbot)

High numbers of people with mental health conditions or learning disabilities come into contact with the criminal justice system as perpetrators and victims. It can be difficult to recognise when someone has a mental health condition or learning disability.

In his review into people with mental health conditions or learning disabilities in the criminal justice system, Lord Bradley highlighted the importance of mental health and learning disability awareness training for criminal justice staff including members of the judiciary. The Magistrates’ Association supports this need for information and training.

http://www.mhldcc.org.uk/media/493/RMI_PRT_MHLDCC_Sept2013.pdf

bessette2« L’étude du crime – disait Henri Lévy-Bruhl – est un des éléments de première importance pour connaître et mesurer les valeurs courantes dans une société ». Et il est vrai que la sociologie criminelle apparaît dès les débuts de la sociologie, chez Durkheim notamment, qui considérait le crime dans sa relation à la peine, c’est-à-dire par rapport à la réaction sociale qu’il suscite – je cite : « Il ne faut pas dire qu’un acte froisse la conscience commune parce qu’il est criminel, mais qu’il est criminel parce qu’il froisse la conscience commune. Nous ne le réprouvons pas parce qu’il est un crime, mais il est un crime parce que nous le réprouvons ». Et avant lui, Quetelet avait mis en évidence, par l’analyse statistique, ce qu’il appelait une « constante relative de la criminalité », une sorte de taux social du crime, en somme. Si l’on observe la structure sociale des chiffres de la criminalité, les proportions relatives des hommes et des femmes, la surreprésentation des jeunes et des classes populaires, la nature respective des crimes par rapport aux catégories socio-professionnelles, une remarquable stabilité dans le temps vient accréditer cette thèse. L’ambition de Jean-Michel Bessette est donc d’élargir la focale de la sociologie à tous les aspects de ce fait social et d’intégrer à une anthropologie du crime les données statistiques, juridiques et économiques – puisqu’il est prouvé que les crises ou la montée du chômage ont également une influence – mais aussi linguistiques, psychologiques, neurologiques et cognitives.

 

(…) Cette répartition socio-professionnelle de la criminalité présente-t-elle également une forme de stabilité à travers le temps ?

C’est un phénomène structurel, un peu comme si chaque catégorie socio-professionnelle secrétait une forme criminelle spécifique, et cette variable conserve une influence majeure, comme dans les viols sur mineurs où le clergé, les instituteurs, mais aussi les contremaîtres, l’armée ou la police se taillent la part du lion, toutes personnes ayant, comme on dit, autorité. Ce sont d’ailleurs les crimes contre les personnes qui sont les plus nombreux, 64%, et parmi eux les viols qui représentent près de la moitié des condamnations, les crimes contre les biens comptant pour 34% de l’ensemble et ceux contre la chose publique 2% seulement.

Parmi d’autres perspectives ouvertes par le regard anthropologique à partir de l’analyse des statistiques, il y a celle qui révèle le lien étroit entre criminalité et degré d’intégration à la société. Par exemple les veufs (y compris ceux qui ont expédié leur compagne dans l’autre monde), les divorcés et les célibataires sont surreprésentés dans la population criminelle, le mariage et la famille étant une norme prépondérante d’intégration. De même, le degré d’exposition aux tensions générées par le monde du travail augmente considérablement la probabilité de se retrouver devant une cour d’assises. C’est ce qui explique la moindre criminalité des apprentis, qui cumulent pourtant deux facteurs globalement favorables : la jeunesse et l’appartenance au monde ouvrier. A bon entendeur, salut (et là je m’adresse aux politiques)

Jacques Munier

Lire la chronique complète sur France culture