Effets de l’exposition à la violence domestique tout au long de la vie[1]
Les expériences négatives multiples vécues pendant l’enfance et leurs conséquences ont été examinées et les chercheurs ont constaté que les personnes ayant été témoins de violence familiale avaient 60 % plus de risques de tomber enceintes pendant l’adolescence (Hillis et al., 2004). Une étude rétrospective menée auprès d’étudiants universitaires a révélé que l’exposition à la violence domestique pendant l’enfance était liée à des symptômes de dépression, de syndrome de stress post-traumatique et à une faible estime de soi chez les femmes, ainsi qu’à des symptômes de syndrome de stress post-traumatique chez les hommes (Silvern, Karyl, Waelde et Hodges, 1995). Une autre étude rétrospective a révélé que le fait d’avoir été témoin de violence domestique pendant l’enfance était corrélé à des troubles psychopathologiques (dépression, anxiété, troubles du sommeil) chez les hommes et les femmes Une autre étude rétrospective a révélé que le fait d’avoir été témoin de violence domestique pendant l’enfance était corrélé à des troubles psychopathologiques (dépression, anxiété, troubles du sommeil) chez les hommes et les femmes (Diamond & Muller, 2004).
Un article résumant les conclusions sur les effets à long terme de l’exposition à la violence domestique pendant l’enfance a révélé que cette exposition était liée à des symptômes de stress post-traumatique, à la dépression et à l’anxiété, ainsi qu’à une faible estime de soi (Von Steen, 1997).
À l’appui de ces résultats, une autre étude a révélé des différences significatives entre Confirmant ces résultats, une autre étude a révélé des différences significatives entre les témoins et les non-témoins en matière de dépression à l’âge adulte, les témoins présentant des taux de dépression plus élevés que les non-témoins (Maker et al., 1998).
Les données issues de trois des revues exhaustives de la littérature examinées ici ont exploré les effets de l’exposition tout au long de la vie, en distinguant les différences selon les groupes d’âge. Le tableau suivant résume les résultats de ces études (Rhea et al., 1996 ; Stiles, 2002 ; Carlson, 2000) :
| Nourrissons | Âge préscolaire | Âge scolaire |
Adolescents |
|
| Comportemental | • Être difficile
• Diminution de la réactivité • Troubles du sommeil · Troubles alimentaires |
• Agressivité
• Problèmes de comportement • Comportement régressif • Cris, irritabilité · •Troubles du sommeil |
• Agressivité
• Problèmes de conduite • Désobéissance • Comportement régressif
|
• Violence dans les fréquentations
• Délinquance • Fugues • Absentéisme scolaire • Activité sexuelle précoce |
| Social | • Difficultés à interagir avec les pairs
• Anxiété face aux étrangers |
• Relations avec les pairs moins nombreuses et de mauvaise qualité
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• Violence dans les fréquentations (victime ou auteur)
• Risque accru de grossesse chez les adolescentes |
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| Emotionnel/
Psychologique |
• Besoins d’attachement non satisfaits
|
• Peur/anxiété, tristesse, inquiétude
• PTSD • Affect négatif • Sentiment d’insécurité • Anxiété de séparation |
• Plaintes somatiques
• Peur et anxiété, • dépression, faible estime de soi, honte • PTSD • • Réaction émotionnelle limitée |
• Toxicomanie
• Dépression • Idées suicidaires • PTSD • Sentiment de rage, honte • Indifférence |
| Cognitive | • Incapacité à comprendre | • Culpabilité | • Culpabilité
• Distraction, inattention • Problèmes scolaires • Attitude pro-violente |
• Capacité d’attention limitée
• Attitude pro-violente • Défensif |
[1] Pour une discussion plus approfondie sur la manière dont l’exposition à la violence domestique peut affecter les enfants à différents stades de leur développement, voir la note d’assistance technique accompagnant la liste de contrôle pour les enfants et les jeunes exposés à la violence, NCJFCJ, (2006). Voir aussi ici


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