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PÉTAS: Programme de traitement pour adolescents ayant commis un crime sexuel

octobre 2nd, 2024 | Publié par crisostome dans AICS | MINEURS

Manuel du programme de traitement pour adolescents ayant commis un crime sexuel Programme PÉTAS (Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre du Québec )

Depuis 1988, le PÉTAS du Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec offre des services de psychothérapie aux personnes impliquées dans une situation d’agression sexuelle intrafamiliale. La clientèle du programme touchée par la problématique fait référence à des familles dont un ou des enfants ont été agressés par un parent, un beau-parent, un membre de la fratrie, un membre de la famille élargie (grand-parent, oncle, etc.) ou encore une figure parentale de substitution qui joue un rôle significatif dans la vie de l’enfant. L’agresseur représente le patient identifié et il le demeure tout au long du processus d’intervention individuel, conjugal et familial. Pour plusieurs agresseurs, le traitement est offert sur une base volontaire, une entente étant prise avec l’intervenant au dossier pour diminuer une peine de prison ou accélérer les mesures de transition. Le PÉTAS considère l’agir déviant comme le résultat d’une série d’actes conscients et planifiés, et ce, quoi qu’en disent la plupart des agresseurs au début du traitement. Il comporte une phase d’évaluation (entrevues individuelles et de couple, passation de questionnaires), suivie d’un traitement où la thérapie de groupe constitue la stratégie d’intervention privilégiée. Les rencontres de deux heures, au nombre de 54, s’échelonnent sur deux ans. La psychothérapie en groupe se déroule selon quatre phases successives liées à des cibles d’intervention distinctes : 1) orientation (p. ex., reconnaissance de sa responsabilité et du besoin de traitement) ; 2) sensibilisation voilée (basée sur une technique cognitive-comportementale de type aversif ayant pour but d’associer des stimuli aversifs aux fantaisies déviantes afin de diminuer l’excitation sexuelle associée et d’augmenter le contrôle cognitif des pensées et fantaisies déviantes via la mise à jour des distorsions cognitives ; Abel et Rouleau, 1990 ; Marshall et Barbaree, 1988 ; Priest et Smith, 1992) ; 3) prévention de la récidive (p. ex., détermination des aspects de la motivation ayant favorisé l’agir ou l’excitation sexuelle déviante, des besoins sexuels, affectifs, de contrôle et de pouvoir, ainsi que des difficultés à régler adéquatement les conflits ; reconnaissance des signes précurseurs d’une agression et élaboration d’un plan de prévention de la récidive) ; et 4) communication (p. ex., apprentissage des habiletés de communication conjugale et d’une saine gestion de la sexualité ; développement de relations interpersonnelles significatives avec des adultes et accroissement de l’intimité et de l’interdépendance conjugale ; Wright et Sabourin, 1995). (source: L’agression sexuelle commise sur des mineurs : les victimes, les auteurs)

programmeAAS_7_juin2004.pdf

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