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Quand la criminologie rencontre la psychiatrie légale

Dans le domaine de la psychiatrie judiciaire, l’une des décisions les plus complexes et éthiquement chargées concerne la libération de patients détenus en hôpital de sécurité. Comment déterminer objectivement si un patient trouvé non-coupable pour raison de démence ou inapte à subir son procès est prêt à rejoindre la communauté ? C’est précisément dans ce contexte que l’outil DUNDRUM-3  (DANGEROUSNESS UNDERSTANDING, RECOVERY and URGENCY MANUAL (THE DUNDRUM QUARTET) (2013) Four Structured Professional Judgement Instruments for Admission Triage, Urgency, Treatment Completion and Recovery Assessments) a été développé à l’Hôpital Central Mental de Dundrum en Irlande

Le DUNDRUM-3 ne mesure pas directement le risque de violence comme le fait l’HCR-20, mais évalue quelque chose de tout aussi crucial : la complétion des programmes thérapeutiques et la réadaptation du patient. Cette approche structure le jugement professionnel pour rendre les décisions de libération plus transparentes, reproductibles et justes.

L’esprit du DUNDRUM Toolkit

DUNDRUM est une suite d’outils complémentaires développés à Dundrum:

  • DUNDRUM-1 & 2 : Évaluent le besoin de sécurité thérapeutique à l’admission
  • DUNDRUM-3 : Programme Completion – évalue l’achèvement des traitements
  • DUNDRUM-4 : Recovery – mesure la récupération globale
  • DUNDRUM-5 : Auto-évaluation par le patient (en développement)
Cette suite reflète une philosophie : les décisions en psychiatrie judiciaire ne reposent pas uniquement sur le risque, mais sur un équilibre complexe entre sécurité, droits du patient, et progrès thérapeutique.
Population cible : Patients en milieu médicolégal, détenus sous autorité légale, patients spéciaux, patients en réadaptation psychiatrique sécurisée.

FORMATION REQUISE

  • Durée : 2,5 heures initiales
  • Contenu : Manuel, études de cas, cotation conjointe de vignettes
  • Rafraîchissement : Tous les 6 mois recommandé
  • Professionnels concernés : Psychiatres, infirmiers, psychologues, travailleurs sociaux, ergothérapeutes

dangerousness-understanding-recovery-and-urgency-manual (ENG)

Boîte à outils Dundrum (FR)

Description des Items :

ÉCHELLE 1: DUNDRUM-1 –TRIAGE SECURITY

Code Item Description
TS1 Violence grave (Serious violence) Histoire de violence grave ou potentiel de violence sévère nécessitant environnement sécurisé
TS2 Automutilation grave (Serious self-harm) Risque élevé d’automutilation ou de suicide nécessitant surveillance intensive
TS3 Imminence de la violence (Immediacy of violence) Proximité temporelle du risque de violence
TS4 Imminence de l’automutilation (Immediacy of self-harm) Proximité temporelle du risque d’automutilation
TS5 Besoins spécifiques médicolégaux (Special forensic need) Besoins particuliers liés au contexte médicolégal (expertise, évaluation)
TS6 Risque de fugue/évasion (Absconding) Potentiel de quitter l’établissement sans autorisation
TS7 Prévention de l’accès (Preventing access) Nécessité de contrôler l’accès au patient pour sa sécurité et celle des autres
TS8 Enjeux liés aux victimes (Victim issues) Sensibilité des victimes, enjeux de confiance publique
TS9 Risque de violence général (Risk of violence) Évaluation globale du risque de violence
TS10 Comportement institutionnel (Institutional behaviour) Comportement dans l’environnement institutionnel
Score total : 0-44
Interprétation : Plus le score est élevé, plus le besoin de sécurité thérapeutique est important.

ÉCHELLE 2 : DUNDRUM-2 – TRIAGE URGENCY ITEMS

6 items – Évaluation de l’urgence d’admission
Échelle dynamique sensible aux changements, utilisée pour prioriser les patients sur liste d’attente. Chaque item est coté de 0 à 4 :
  • 4 : Admission immédiate requise
  • 0 : Aucun besoin actuel d’admission
Code Item Description
TU1 Situation actuelle (Location) Évalue l’urgence selon le lieu actuel :
– Prison (détenus en attente de jugement)
– Prison (condamnés)
– Hôpital moins sécurisé
– Communauté
– Autre
TU2 Santé mentale (Mental health) Détresse psychiatrique actuelle, symptômes, besoin de traitement intensif
TU3 Prévention du suicide/automutilation (Suicide prevention) Risque immédiat de suicide ou d’automutilation nécessitant intervention urgente
TU4 Considérations humanitaires/droits humains (Humanitarian) Respect de la dignité, conditions de détention, obligations humanitaires
TU5 Facteurs systémiques (Systemic issues) Pressions du système, disponibilité de lits, attentes organisationnelles
TU6 Urgence légale (Legal urgency) Délais légaux, obligations judiciaires, statut légal
Score total : 0-24
Interprétation : Score ≥ 15 indique urgence élevée. Score moyen chez les patients admis : 15,9 (SD 4,7).

ÉCHELLE 3 : DUNDRUM-3 – PROGRAMME COMPLETION ITEMS

7 items principaux (+ 1 item culturel non coté) – Évaluation de la progression thérapeutique
Les « 7 piliers des soins et du traitement » (7 Pillars of Care and Treatment). Chaque item est coté de 0 à 4 :
  • 4 : Pas prêt pour un transfert vers un niveau de sécurité inférieure
  • 3 : Peut-être prêt pour un transfert
  • 2 : Prêt pour un niveau de sécurité faible
  • 1 : Prêt pour un placement communautaire
  • 0 : Prêt pour une sortie absolue
Code Item Description
P1 Santé physique (Physical Health) État de santé général, soins médicaux, suivi physique
P2 Santé mentale (Mental Health) Maîtrise des symptômes psychiatriques, stabilité émotionnelle
P3 Toxicomanie et alcool (Drugs and Alcohol Recovery) Abstinence, gestion des addictions, programme de désintoxication
P4 Comportements problématiques (Problem Behaviours) Comportements liés aux infractions, gestion de la colère, contrôle des impulsions
P5 Autonomie et activités de la vie quotidienne (Self Care and ADL) Capacités d’auto-soins, hygiène, gestion du budget, cuisine, etc.
P6 Éducation, occupation et créativité (Education, Occupation, Creativity) Engagement dans l’éducation, activités professionnelles, occupations structurées
P7 Famille et relations intimes (Family and Intimate Relationships) Relations familiales, compétences sociales, soutien social
P8 Culture (Cultural) Item non coté mais considéré comme intégral au rétablissement de nombreux patients
Score total : 0-28 (pour les 7 items cotés)
Objectif : Plan de rétablissement complet (Health Care Recovery Plan – HCRP) développé dans les 6 semaines suivant l’admission, puis mis à jour tous les 6 mois.

ÉCHELLE 4 : DUNDRUM-4 – RECOVERY ITEMS

7 items – Évaluation du rétablissement
Mesure les progrès vers le rétablissement clinique et personnel. Chaque item est coté de 0 à 4 avec la même échelle de référence que DUNDRUM-3.
Code Item Description
R1 Stabilité (Stability) Stabilité symptomatologique, adhésion au traitement, gestion des crises
R2 Insight (Insight) Conscience de la maladie, compréhension des problèmes, acceptation
R3 Alliance thérapeutique (Therapeutic rapport) Relation avec l’équipe soignante, capacité à travailler en collaboration
R4 Permissions de sortie (Leave) Niveau de permissions accordées (non accompagné, accompagné, aucune)
R5 Risques dynamiques (Dynamic Risk Items) Facteurs de risque dynamiques évalués via HCR-20 (hostilité, gestion des problèmes, etc.)
R6 Sensibilité aux victimes (Victim Sensitivity Items) Prise de conscience de l’impact sur les victimes, responsabilisation
R7 Espoir (Hope) Sentiment d’espoir pour l’avenir, motivation pour le changement
Score total : 0-28
Validation : Excellentes propriétés psychométriques. Prédit les transferts entre niveaux de sécurité et les sorties conditionnelles (AUC = 0,844-0,961).

UTILISATION CLINIQUE

Gradation des scores : Une échelle de progression

L’interprétation des scores est pragmatique et liée à l’action :
  • Principalement des 4 : Le patient n’est pas prêt pour un transfert vers moins de sécurité
  • Principalement des 3 : Prêt pour un transfert de haute à moyenne sécurité
  • Principalement des 2 : Prêt pour un transfert de moyenne à basse sécurité
  • Principalement des 1 : Prêt pour un placement en milieu ouvert
  • Principalement des 0 : Prêt pour une libération absolue
Cette échelle permet aux cliniciens de visualiser la trajectoire de réadaptation et de communiquer clairement où se situe le patient dans son parcours.

Validation scientifique : Des propriétés psychométriques solides

DUNDRUM-1 Triage Security Items

Une étude prospective de 56 patients éligibles à la libération a démontré les performances du DUNDRUM-3:

  • Aire sous la courbe (AUC) de 0,902 pour prédire les libérations (p < 0,001)
  • Cohérence interne élevée (alpha de Cronbach de 0,87 dans une autre étude)
  • Fiabilité inter-juges satisfaisante quand utilisé par des psychiatres formés
HCR-20 vs Dundrum: L’achèvement du programme thérapeutique est un meilleur prédicteur de la décision de libération que le risque de violence lui-même.

Au-delà du risque : Une approche holistique

Le DUNDRUM-3 capture des dimensions absentes des outils d’évaluation du risque traditionnels:
  • Théorie de la motivation : L’engagement du patient dans son traitement
  • Cycle du changement : Où se situe-t-il dans les stades de précontemplation à l’action ?
  • Alliance thérapeutique : La qualité de la relation patient-soignant
  • Rétablissement : La progression vers l’autonomie
Ces éléments sont essentiels car les il ne s’agit pas d’évaluer uniquement le risque – mais d’apprécier également la capacité du patient à gérer ce risque en milieu communautaire.

Application pratique : De la théorie à la décision

Le DUNDRUM-3 se distingue des outils actuariels par son fonctionnement :
  1. Jugement professionnel structuré : Ce n’est pas un simple score qui décide, mais un cadre guidant la réflexion clinique
  2. Transparence : Chaque item est défini opérationnellement, rendant les décisions explicables
  3. Communication : Fournit un langage commun entre cliniciens, avocats et juges
  4. Reproductibilité : Des cliniciens différents arrivent à des évaluations similaires quand formés
Dans l’étude irlandaise, les patients libérés avaient des scores significativement meilleurs sur TOUS les items du DUNDRUM-3, démontrant que chaque domaine contribue à la décision finale.

Implications pour la pratique criminologique

Pour les criminologues et praticiens, le DUNDRUM-3 offre plusieurs leçons :
  1.  La libération n’est pas juste l’absence de risque: C’est la présence de capacités de gestion du risque. Un patient peut présenter un risque modéré mais des capacités de réadaptation élevées, rendant la libération justifiée.
  2.  La transparence judiciaire: Les décisions basées sur un jugement clinique non structuré sont difficiles à reviewer. Le DUNDRUM-3 crée une trail documentaire expliquant pourquoi une libération est ou non recommandée.
  3.  L’équité procédurale: En standardisant l’évaluation, l’outil réduit les biais implicites et assure que tous les patients sont évalués sur les mêmes critères pertinents.
  4.  La recherche évaluative: L’outil permet de mesurer les résultats non seulement en termes de récidive, mais de parité avec les décisions de libération, ouvrant la voie à l’audit clinique.
Le DUNDRUM-3 représente une avancée majeure en psychiatrie judiciaire : il structure l’intuition clinique sans la remplacer, il quantifie le progrès sans ignorer la complexité humaine, et il guide la justice sans déshumaniser le patient.
Pour les criminologues, il illustre un principe fondamental : l’évaluation de la dangerosité ne suffit pas. La justice pénale moderne exige des outils qui capturent la capacité de réinsertion, la motivation pour le changement, et la maturation thérapeutique. Le DUNDRUM-3 offre précisément ce cadre manquant.
Dans un monde où la transparence et la responsabilité sont de plus en plus exigées des tribunaux et des cliniciens, ce type d’outil n’est pas seulement utile – il est essentiel pour concilier sécurité publique, droits des victimes, et dignité du patient dans les décisions les plus difficiles du système de santé mentale judiciaire.
Références:

PQ-16 (Prodromal Questionnaire – 16 items) :

Il s’agit d’un questionnaire court d’auto-évaluation conçu pour dépister les symptômes prodromiques de la psychose, comme des expériences perceptives inhabituelles, des pensées paranoïdes ou des difficultés cognitives.
Utilisation : Utilisé dans des populations à risque (ex. : jeunes adultes avec antécédents familiaux ou symptômes légers). Un score élevé indique un besoin d’évaluation clinique approfondie.

Le PQ-16 vise à repérer les personnes qui présentent des symptômes perceptifs ou cognitifs inhabituels (hallucinations légères, idées de référence, etc.) afin de déterminer si une évaluation plus approfondie est nécessaire.

Structure :

Le questionnaire contient 16 questions à choix dichotomique (oui/non), centrées sur des expériences psychotiques ou quasi-psychotiques, telles que :

  • Avoir entendu des voix que les autres ne peuvent pas entendre

  • Se sentir observé sans raison

  • Croire que certains événements sont spécialement destinés à soi

  • Difficultés de concentration ou confusion mentale inhabituelle

Pour chaque réponse « oui », un niveau de détresse associé à cette expérience est souvent évalué sur une échelle de 1 à 4 (non systématiquement dans toutes les versions).

Exemple de question :
  • « Entendez-vous parfois des voix ou des sons que d’autres ne semblent pas entendre ? »
  • « Vous est-il arrivé de penser que des gens pouvaient lire dans vos pensées ? »
  • « Avez-vous eu l’impression que les choses autour de vous n’étaient pas réelles, comme dans un rêve ? »

Durée : environ 5 à 10 minutes

  • Suivi : un score élevé nécessite généralement une évaluation clinique approfondie, souvent avec une entrevue comme le SIPS (Structured Interview for Prodromal Syndromes) ou le CAARMS (Comprehensive Assessment of At-Risk Mental States).

PANSS (Positive and Negative Syndrome Scale)

Un  diagnostic de  schizophrénie repose sur une évaluation clinique, qui évalue la présence de symptômes caractéristiques de la schizophrénie, tels que :
  • Symptômes positifs : Hallucinations (souvent auditives), délires, pensée désorganisée.
  • Symptômes négatifs : Aplasie émotionnelle, anhédonie, retrait social.
  • Symptômes cognitifs : Troubles de la mémoire, de l’attention, des fonctions exécutives.
  • Durée : Les symptômes doivent persister pendant au moins 6 mois, avec au moins 1 mois de symptômes actifs.
  • Exclusion : Les symptômes ne doivent pas être attribuables à une autre condition (ex. : trouble bipolaire, usage de substances, lésions cérébrales).

Certains questionnaires et échelles comme la PANSS sont utilisés pour évaluer les symptômes, faciliter le dépistage ou soutenir le diagnostic.

L’échelle PANSS est l’outil le plus utilisé pour évaluer les symptômes de la schizophrénie. Elle mesure 30 items répartis en trois sous-échelles : symptômes positifs (7 items), symptômes négatifs (7 items) et psychopathologie générale (16 items).
Utilisation : Administrée lors d’un entretien semi-structuré. Elle aide à confirmer la présence de symptômes psychotiques et à évaluer leur sévérité.
Exemple : Évalue l’intensité des délires, des hallucinations, du retrait social ou de la désorganisation de la pensée.

Il peut également être trés utile d’utilser des outils de dépistage précoce, pour reperer les signes prodromiques (signes précoces avant un épisode psychotique complet) de la maladie, chez des personnes à risque de psychose ou présentant des symptômes prodromiques :

C’est le cas du trés interessant PQ-16:

PQ-16 (Prodromal Questionnaire – 16 items) :

Il s’agit d’un questionnaire court d’auto-évaluation conçu pour dépister les symptômes prodromiques de la psychose, comme des expériences perceptives inhabituelles, des pensées paranoïdes ou des difficultés cognitives.
Utilisation : Utilisé dans des populations à risque (ex. : jeunes adultes avec antécédents familiaux ou symptômes légers). Un score élevé indique un besoin d’évaluation clinique approfondie.

Le PQ-16 vise à repérer les personnes qui présentent des symptômes perceptifs ou cognitifs inhabituels (hallucinations légères, idées de référence, etc.) afin de déterminer si une évaluation plus approfondie est nécessaire.

Structure :

Le questionnaire contient 16 questions à choix dichotomique (oui/non), centrées sur des expériences psychotiques ou quasi-psychotiques, telles que :

  • Avoir entendu des voix que les autres ne peuvent pas entendre

  • Se sentir observé sans raison

  • Croire que certains événements sont spécialement destinés à soi

  • Difficultés de concentration ou confusion mentale inhabituelle

Pour chaque réponse « oui », un niveau de détresse associé à cette expérience est souvent évalué sur une échelle de 1 à 4 (non systématiquement dans toutes les versions).

Exemple de question :
  • « Entendez-vous parfois des voix ou des sons que d’autres ne semblent pas entendre ? »
  • « Vous est-il arrivé de penser que des gens pouvaient lire dans vos pensées ? »
  • « Avez-vous eu l’impression que les choses autour de vous n’étaient pas réelles, comme dans un rêve ? »

Durée : environ 5 à 10 minutes

  • Suivi : un score élevé nécessite généralement une évaluation clinique approfondie, souvent avec une entrevue comme le SIPS (Structured Interview for Prodromal Syndromes) ou le CAARMS (Comprehensive Assessment of At-Risk Mental States).

Cyber Pornography Use Inventory (CPUI)

Une étude publiée en février 2015 présente une nouvelle version du Cyber Pornography Use Inventory (CPUI), inventaire composé au départ de 32 items. Les chercheurs ont procédé à la validation d’une version de 9 items (CPUI-9) regroupés sous trois facteurs : la perception de la compulsion (items 1 à 3), les efforts reliés à l’accès (items 4 à 6) et la détresse émotionnelle (items 7 à 9).

L’inventaire permet de mesurer rapidement la dépendance à la pornographie en ligne perçue par le consommateur. L’inventaire peut se répondre sur une échelle de 1 à 7 (Pas du tout à Extrêmement) ou par Vrai ou Faux.


Inventaire de l’utilisation de cyberpornographie (Traduction libre)
(The Cyber Pornography Use Inventory-9; Grubbs et al., 2015)

1. Je crois que je suis accro à la pornographie sur Internet.
2. Même si je ne veux pas visionner de la pornographie en ligne, je me sens attiré(e) par elle.
3. Je suis incapable de cesser mon utilisation de pornographie en ligne.
4. Il m’arrive de planifier mon horaire afin d’être en mesure de me retrouver seul pour visionner de la pornographie en ligne.
5. J’ai refusé de sortir avec des amis ou d’assister à des activités sociales pour avoir l’occasion de visionner de la pornographie en ligne.
6. J’ai laissé de côté des priorités pour visionner de la pornographie en ligne.
7. Je me sens honteux(se) après avoir visionné de la pornographie en ligne.
8. Je me sens déprimé(e) après avoir visionné de la pornographie en ligne.
9. Je me sens mal après avoir visionné de la pornographie en ligne.


Sources.

Grubbs, J. B., Sessoms, J., Wheeler, D. M., & Volk, F. (2010). The Cyber-Pornography Use Inventory: The development of a new assessment instrument. Sexual Addiction & Compulsivity, 17, 106-126.

Grubbs, J. B., Volk, F., Exline, J. J., & Pargament, K. I. (2015). Internet Pornography Use: Perceived Addiction, Psychological Distress, and the Validation of a Brief Measure. Journal of Sex & Marital Therapy, 41(1), 83-106.

CPUI_FR

Therapist Rating Scale-2 (TRS-2)

Échelle d’évaluation des thérapeutes-2

Liam E. Marshall, PhD, RP, ATSAF, & W. L. Marshall, O.C, F.R.S.C., Ph.D. (C.PSYCH) (Version 2020)

La Therapist Rating Scale-2 (TRS-2) est présentée ci-dessous avec des informations sur la cotation. Pour une présentation plus complète de la TRS-2, y compris des exemples de notation et de rapport, contactez-nous à l’adresse admin@rockwoodpsyc.com

TRS-2 – FORMULl’atteinte des objectifs de traitements AIRE D’ÉVALUATION

 

Sujets

Catégories

Compréhension intellectuelle

Acceptation/démonstration

1 AGENTIVITÉ

  • – Croire en sa capacité à contrôler sa propre vie et en faire preuve
  • – Prend la responsabilité de changer sa vie
  • – Peut identifier et prendre des mesures pour atteindre ses objectifs
   
2 EMPATHIE GÉNÉRALE

  • – Peut percevoir les émotions des autres
  • – Est capable de se mettre à la place des autres
  • – Réagit de manière appropriée aux émotions d’autrui
  • – Tente de réconforter les autres – lorsque c’est possible et approprié
   
3 ATTITUDES PROSOCIALES

  • – Adopte des attitudes prosociales et se comporte en conséquence
  • – Conteste les attitudes antisociales exprimées par les autres
  • – Coopère avec le superviseur/la supervision ou le personnel de gestion de cas
   
4 COMPÉTENCES/STYLES D’ADAPTATION ADÉQUATS

  • – Réagit aux facteurs de stress avec une émotivité appropriée
  • – Comprend comment les émotions peuvent influencer la capacité à faire face
  • – Fait face aux problèmes
  • – Est capable de résoudre les problèmes
   
5 COMPÉTENCES ADÉQUATES EN MATIÈRE D’INTIMITÉ

  • – Valorise les autres
  • – Se dévoile de manière appropriée
  • – Capable de se faire des amis, d’établir des relations avec les autres
  • – A des convictions réalistes sur les relations
   
6 ESTIME DE SOI POSITIVE

  • – A une croyance réaliste en ses propres capacités
  • – Il perçoit la valeur d’un discours positif sur lui-même et s’y engage.
  • – N’utilise pas d’humour dévalorisant ou désobligeant.
   
7 BONNE AUTORÉGULATION GÉNÉRALE

  • – Peut s’adapter à des circonstances changeantes
  • – N’est pas impulsif ou trop négatif
  • – N’est pas trop émotif et ne réprime pas ses émotions
  • – Reconnaît la valeur et la capacité d’un certain degré de stabilité dans la vie
   
8 BONNE AUTORÉGULATION SEXUELLE

  • – N’utilise pas le sexe pour s’en sortir
  • – N’est pas préoccupé par le sexe
  • – A des intérêts sexuels normatifs
  • – A une approche saine de la sexualité
   
9 COMPREND LES FACTEURS DE RISQUE

  • – Est conscient des facteurs et des situations de risque réels et possibles
  • – Capable d’accepter le retour d’information d’autrui
   
10 QUALITÉ DES PROJETS D’AVENIR

  • – A des projets et des objectifs réalistes pour l’avenir
  • – Bénéficie d’un soutien adéquat de la part de la communauté
  • – S’engage dans des activités de loisirs et en reconnaît la valeur
  • – Possède des compétences employables ou est financièrement indépendant
   
Sous-totaux    
Plus Acceptation/Démonstration  
SCORE TOTAL (fourchette : 20-80)    

COTATION & NIVEAUX (Rating)

NOTE : « Moyen » est comparé à des non-délinquants, des personnes « normales, moyennes, non-délinquantes, de tous les jours » dans la rue, de statut socio-économique comparable.

  • Niveau 4 = Fonctionnement optimal
    • Nettement supérieur à la moyenne
    • La plupart des participants au groupe n’atteindront pas ce niveau, quel que soit le sujet ou la catégorie.
  • Niveau 3 = Normatif (EST LA CIBLE DU TRAITEMENT)
    • Fonctionnement moyen
    • Atteint en grande partie l’objectif du traitement
    • Peut avoir encore un peu de travail à faire, mais n’est pas pire que les non-délinquants.
  • Niveau 2 = Approche de la normalité
    • Approche d’un fonctionnement moyen
    • Commence à comprendre et à voir la valeur du sujet/de la catégorie
    • Peut atteindre le niveau 3 après le traitement
  • Niveau 1 = Insatisfaisant
    • Doit refaire le traitement

Informations sur les niveaux

  • Les niveaux doivent varier d’un sujet à l’autre (agentivité, empathie, attitudes prosociales, etc.)
  • Les niveaux doivent varier selon les catégories (compréhension intellectuelle, acceptation/démonstration).
  • Éviter l’effet « halo » et l’effet contraire (« pitchfork »).
  • Lors de l’apprentissage de l’utilisation, demander aux thérapeutes de remplir le questionnaire séparément et indépendamment, puis discuter des différences – viser un accord inter-évaluateurs 8 à 9 fois sur 10 (c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire que l’accord soit parfait pour tous les items).

COMMENT FAIRE :

En utilisant les descripteurs (par exemple, « croit en sa propre capacité à contrôler sa vie ») sous chaque rubrique (par exemple, « AGENTIVITÉ»), évaluez vos impressions sur la situation actuelle du client/patient en termes de « compréhension intellectuelle » de la question et sur la mesure dans laquelle il l’a prise en compte (c’est-à-dire acceptation/démonstration) en utilisant l’échelle d’évaluation en 4 points décrite.

La compréhension intellectuelle se traduit souvent par le fait que le client/patient est capable de dire les bonnes choses en thérapie, mais ne le fait pas nécessairement en dehors du cadre de la thérapie. La compréhension intellectuelle intervient généralement, mais pas toujours, avant que les bonnes actions ne deviennent une habitude. Par exemple, un client/patient peut adopter des attitudes appropriées au cours du traitement, mais ne pas se comporter totalement de manière à refléter ces meilleures attitudes.

On parle d’acceptation/démonstration lorsque le client/patient ne se contente pas de dire les bonnes choses, mais les met en pratique. Par exemple, faire preuve d’empathie envers les autres, adopter des attitudes appropriées envers les personnes extérieures à la thérapie, contacter des soutiens dans la communauté, établir des relations avec des pairs pro-sociaux.

A titre d’exemple de la QUALITE DES PROJETS FUTURS, un client/patient peut déclarer avoir compris l’importance d’établir de bons soutiens communautaires et recevoir ainsi un 3 pour la compréhension intellectuelle du sujet, mais ne pas avoir encore contacté ou établi de bons soutiens communautaires et recevoir ainsi un 1 ou 2 pour l’acceptation/démonstration de la question.

Lorsque le client/patient se débat avec un sujet particulier, il peut être utile, jusqu’à ce qu’il se sente à l’aise avec ce sujet, de l’évaluer sur chacun des descripteurs du sujet et d’en faire la moyenne.

QUAND LE FAIRE

Il est suggéré d’utiliser l’échelle TRS-2 à peu près à mi-parcours du traitement du client/patient, puis à la fin du traitement. L’utilisation de l’échelle TRS-2 à mi-parcours aide les thérapeutes à savoir où en est le client/patient bien avant la fin du programme, afin d’orienter le temps restant du traitement vers les problèmes les plus urgents. L’utilisation de l’échelle TRS-2 à la fin du traitement permet de savoir à quel point le client/patient est proche d’un « fonctionnement normal » et d’éclairer la rédaction des rapports. Les rapports basés sur l’échelle TRS-2 permettent de déterminer si un traitement ultérieur est nécessaire et sur quoi il doit porter. Nous recommandons d’utiliser les rubriques de l’échelle TRS-2 dans les rapports de traitement et d’inclure les évaluations dans le corps du rapport, ainsi que de joindre une copie de l’échelle TRS-2 complète au rapport ; les commissions de libération conditionnelle et les superviseurs estiment que cette méthode est utile. Des exemples de rapports expurgés sont donnés ci-dessous.

INTERPRÉTATION

Bien que l’échelle TRS-2 n’ait pas encore fait l’objet d’une validation empirique approfondie, elle est basée sur l’échelle TRS originale (version à 17 items), qui a fait l’objet d’un certain nombre d’examens (par exemple, bonne fiabilité entre les évaluateurs), et sur ce que l’on sait du risque dynamique chez les délinquants. À l’heure actuelle, le TRS-2 est conçu comme un guide pour les thérapeutes et les autres personnes qui prennent des décisions post-traitement concernant les délinquants.

On considère que les clients/patients ont atteint l’objectif du traitement lorsqu’ils obtiennent un score de 3 à un item. Idéalement, les client(e)s ou patient(e)s obtiendront un score de 3 à la fois pour la compréhension intellectuelle et pour l’acceptation ou la démonstration pour chacun des 10 sujets. Cependant, il est peu probable que cela se produise et, par conséquent, les thérapeutes devront faire preuve de discernement quant à l’impact global du traitement. Dans une étude récente, le score total des récidivistes (M= 44,57, SD= 6,85) était statistiquement plus bas que celui des délinquants non récidivistes (M= 51,07, SD= 5,07 ; le score total du TRS-2 peut varier de 20 à 80), t = 4,78, p < 0,001, ce qui suggère que des scores totaux supérieurs à 50 peuvent indiquer la réussite du traitement. Les scores totaux inférieurs à 45 indiquent probablement la nécessité de poursuivre le traitement. Cette tendance, selon laquelle des scores plus élevés indiquent un risque de récidive plus faible, a été constatée à la fois pour les catégories Compréhension intellectuelle et Acceptation/Démonstration, p < 0,001 dans les deux cas. Toutefois, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux définir les seuils de réussite du traitement, et cet exemple est fourni à titre de ligne directrice possible.

L’échelle TRS-2 peut être un guide utile pour la rédaction des rapports de traitement et des exemples expurgés sont inclus à la fin de ce dossier. Nous incluons le TRS-2 au début du rapport, puis les paragraphes suivants expliquent et justifient la notation. Enfin, une section « Conclusions et recommandations » peut commenter la réduction des risques induite par le traitement, le cas échéant. Les commissions de libération conditionnelle et les superviseurs jugent également utiles les informations fournies par le TRS-2.

A QUI PUIS-JE APPLIQUER L’ETR-2 ?

Le TRS original a été développé pour être utilisé avec des délinquants sexuels. Cependant, les questions soulevées dans le TRS-2 s’appliquent à de nombreuses formes de comportement délinquant et le TRS-2 a été utilisé avec des clients/patients souffrant de troubles mentaux, de violence domestique et de gestion de la colère. Le TRS-2 reflète tous les facteurs de risque dynamiques de la délinquance en général, communément appelés les « huit grands », tels que les attitudes antisociales, les fréquentations antisociales, les problèmes généraux d’autorégulation et les problèmes relationnels.

QUI PEUT UTILISER LE TRS-2 ?

Le TRS-2 est une mesure sans licence, c’est-à-dire que son utilisation n’entraîne aucun coût. Cependant, veuillez utiliser la référence ci-dessous pour citer l’instrument de mesure dans toute publication ou présentation.

L’utilisation de l’échelle TRS-2 ne nécessite pas de niveau d’études particulier (licence, maîtrise, doctorat) dans une discipline particulière (psychologie, psychiatrie, travail social, etc.). Toutefois, il est recommandé de connaître les facteurs de risque dynamiques chez les délinquants et des programmes de formation conçus pour améliorer la connaissance de ces questions chez les délinquants sont disponibles (par exemple, rockwoodpsyc.com).

TRS2_FR

Expertises: Interview de Daniel Zagury

septembre 27th, 2024 | Publié par crisostome dans EXPERTISES - (0 Commentaire)

Daniel Zagury a été un des experts psychiatres nationaux les plus influents et les plus actifs pendnat des décennies. Il a été interviewé par la chaine youtube LEGEND: l’occasion d’entendre et apprendre de son immense experience…

« PSYCHIATRE DE TUEURS EN SÉRIE : SES CONFRONTATIONS AVEC LES PIRES CRIMINELS FRANÇAIS » (2024)

« Merci à Daniel Zagury d’être passé nous voir chez LEGEND ! Daniel Zagury est un psychiatre et expert judiciaire français, spécialisé en psychiatrie criminelle. Il est l’un des experts les plus sollicités dans les affaires criminelles complexes en France, notamment pour évaluer l’état mental des criminels lors de leurs actes. Il a travaillé sur les affaires françaises les plus connues (Guy Georges, Michel Fourniret) ou encore l’affaire du tueur en série Le Grêlé. »

Connaissez vous le TRIANGLE DES BESOINS DU DÉLINQUANT?

Il est détaillé notamment dans l’ouvrage « Dictionary of Probation and Offender Management » , édité par Rob Canton & David Hancock

« Il s’agit d’un diagramme qui montre une série de facteurs criminogènes possibles, utile aux praticiens dans le cadre de l’examen d’un plan d’exécution de la peine.

Au fil des ans, plusieurs commentateurs ont cherché à codifier l’éventail des différentes questions qui doivent être prises en compte dans le processus d’évaluation des délinquants dans le but de réduire la probabilité de récidive.
de récidive. L’un des modèles les plus satisfaisants est illustré dans ce schéma. Colin Roberts l’a présenté pour la première fois en 2002 et, depuis sa création, il est devenu une icône respectée de la pratique de la probation.

Un élément précieux est la façon dont les différents facteurs sont positionnés:  ceux qui concernent  principalement le délinquant individuel se situent au sommet du triangle ou à proximité, et ceux qui concernent l’accessibilité des ressources communautaires se situent à la base ou à proximité de celle-ci ». (David Hancock)