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Chiffres 2019 de l’Inspection générale de la Justice:

  • 30 % des auteurs d’homicides dans le cadre conjugal avaient déjà été condamnés pour des faits de violence ;
  • 40 % étaient dépendants à l’alcool et/ou à d’autres drogues ;
  • 8 % faisaient l’objet d’une interdiction d’entrée en contact avec la victime ou de se rendre au domicile ;
  • 41 % des victimes avaient dénoncé des violences antérieures (mains courantes, plaintes).

L’inspection a relevé, dans la majorité des dossiers, des points d’attention qui nécessitent que des avancées soient mise en place. Notamment, la mission d’inspection a objectivé que près des deux tiers des victimes avaient subi des violences conjugales antérieurement à l’homicide. 35 % d’entre elles n’avaient jamais été dénoncées alors qu’elles étaient connues de l’entourage et 65 %, dénoncées aux forces de police. Des faiblesses dans le repérage et le traitement des violences conjugales ont été repérées : un signalement par les professionnels de santé insuffisant, un suivi non systématique de faits de violences antérieurs aux agissements criminels trop souvent traités en « mains courantes » et non en procès-verbaux non transmis au parquet, une insuffisance dans le traitement transversal des faits de violences conjugales entre les différents acteurs qui en sont saisis, un suivi des auteurs condamnés pour violences conjugales insuffisant.

Enfin, l’inspection estime qu’un effort particulier sur le suivi des faits de violences conjugales, sur les retours d’expérience et sur la prise en charge par les parquets doit être impulsé.

L’inspection propose 24 recommandations précises pour améliorer les dispositifs notamment dans la prise en compte en amont des faits de violences, dans le retour d’expérience et le suivi des auteurs condamnés pour des faits antérieurs aux faits criminels.

  • Recommandation n° 1. Organiser une campagne nationale annuelle de sensibilisation et assurer une meilleure diffusion auprès du public et des professionnels des dispositifs de protection existants.
  • Recommandation n° 2. Systématiser l’information de la victime à tous les stades de la procédure pénale dès lors qu’une interdiction la concernant est imposée à l’auteur. Lui communiquer les coordonnées de l’autorité à contacter en cas de nécessité.
  • Recommandation n° 3. Systématiser l’information de la victime de violences conjugales et de son conseil de la date de sortie de détention de l’auteur même en cours de détention provisoire ou à l’occasion de permission de sortie.
  • Recommandation n° 4. Recenser les dispositifs d’accompagnement des victimes en vue de leur évaluation et de leur développement
  • Recommandation n° 5. Modifier l’article 226-14 du code pénal pour permettre à tout professionnel de santé de signaler les faits même en cas de refus de la victime.
  • Recommandation n° 6. Elaborer une grille d’évaluation des facteurs de risques à destination des parquets.
  • Recommandation n° 7. Permettre l’attribution des téléphones grave danger sans les réserver aux seules situations d’extrême danger et réduire à 24/48heures le processus d’évaluation sur l’opportunité d’attribution d’un tel dispositif sans attendre le prononcé d’une interdiction judiciaire de contact.
  • Recommandation n° 8. Demander aux procureurs de la République de s’assurer de l’efficacité des dispositifs locaux de remontée des faits de violences conjugales.
  • Recommandation n° 9. Organiser par ressort de cour d’appel une réunion de retour d’expérience pour chaque dossier d’homicide conjugal.
  • Recommandation n° 10. Systématiser la recherche par la permanence pénale de procédures en cours auprès des services des JAF, JE et JAP.
  • Recommandation n° 11. Mettre en place un dispositif statistique de recensement des homicides conjugaux.
  • Recommandation n° 12. Actualiser le guide de l’action publique en matière de traitement des violences conjugales.
  • Recommandation n° 13. Créer au sein du ministère de la justice une instance coordinatrice chargée d’évaluer l’efficacité de la politique publique en matière de lutte contre les violences conjugales.
  • Recommandation n° 14. Créer dans les juridictions une cellule de veille consacrée aux violences conjugales à laquelle seront associés les magistrats en charge des situations conjugales ou familiales dégradées.
  • Recommandation n° 15. protection en confiant éventuellement ce contentieux à la juridiction de proximité et en
    sensibilisant les barreaux et les écoles de formation des avocats au recours plus systématique à cette procédure.
  • Recommandation n° 16. Conduire une réflexion organisationnelle du traitement des violences conjugales dans le cadre d’un projet de juridiction
  • Recommandation n° 17. Favoriser, au titre des obligations de soins du contrôle judiciaire, d’une composition pénale ou d’un sursis avec mise à l’épreuve, le suivi de l’auteur par des médecins addictologues, des psychiatres ou psychologues et des professionnels spécialisés en matière d’addiction et de violence.
  • Recommandation n° 18. Elaborer dans chaque ressort de tribunal de grande instance des protocoles de prise en charge des auteurs par le secteur associatif afin de permettre leur mise à l’écart temporaire y compris en hébergement autonome, leur prise en charge psychologique et leur participation à un groupe de paroles.
  • Recommandation n° 19.Inviter les parquets à donner une réponse pénale dès le premier fait, à systématiser les stages de sensibilisation aux violences conjugales, ou à recourir à une mesure d’éviction de courte durée de l’auteur assortie d’une prise en charge psychologique dans le cadre d’un rappel à la loi ou d’une composition pénale.
  • Recommandation n° 20. Faire entendre systématiquement les mis en cause par les services d’enquête.
  • Recommandation n° 21. Développer systématiquement dans le cadre du parcours de détention des auteurs des prises en charge collectives sur les violences conjugales (programmes de prévention de la récidive). Dès lors, conditionner l’octroi de réduction de peine supplémentaire pour les auteurs de violences conjugales à leur participation à ce type de module ou à un suivi psychologique régulier pendant la détention.
  • Recommandation n° 22. Etendre l’entrée en application des interdictions prononcées dans le cadre d’une peine mixte dès la période de détention ou, à défaut, inviter les chefs d’établissement pénitentiaire à ne pas accorder de parloirs et a fortiori d’unité de vie familiale aux auteurs pour rencontrer leur conjoint ou ex-conjoint victime.
  • Recommandation n° 23. Systématiser, en cas de violation des interdictions  de contact avec la victime, le recours au placement sous surveillance électronique dans le cadre d’un contrôle judiciaire, d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’une mesure d’aménagement de peine.
  • Recommandation n° 24. Introduire dans le référentiel des pratiques opérationnelles 1 un item spécifique sur les auteurs de violences conjugales afin de ne pas éluder la nature de l’infraction du champ de l’évaluation des auteurs et réfléchir au développement sur tout le territoire national de programmes de prévention de la récidive centrés sur les violences conjugales en détention et en milieu ouvert

Rapport-HC-Publication-17-novembre-2019

Ces supports vidéos sont utilisés dans le programme STOP, programme collectif destiné aux auteurs de violences intrafamilliales, de David Wexler.

La plupart des vidéos sont en français ou sous titrées (pensez à activer les sous-titres dans le lecteur). (les consignes pour utiliser ces vidéos sont indiquées dans les commentaires de la vidéo).

« Le programme STOP,  quatrième édition, est la nouvelle version, améliorée et modernisée, du programme Violence domestique 2000,  publié en 1999 et du Programme STOP  publié en 2006 et révisé en 2013. Cette nouvelle édition du Programme STOP  est spécifiquement conçue pour les programmes qui comportent 26 séances hebdomadaires en groupe, mais il convient également aux programmes de 52 séances hebdomadaires. Le programme intègre des éléments des modèles proféministes (modèle de Duluth), des modèles cognitivo-comportementaux et auto-gestion psychologique (self-psychological models) pour le traitement de la violence domestique.

Le format et le message du programme insistent sur le fait que les hommes doivent examiner les aspects de pouvoir et de contrôle de la violence domestique, en particulier les questions de droits et de privilèges masculins. Le programme offre aux hommes une formation intensive à de nouvelles compétences en matière d’autogestion, de communication, de résolution de problèmes et d’empathie envers les autres. Les conseillers du groupe utilisent systématiquement une approche centrée sur le client, qui met l’accent sur le respect de l’expérience des hommes – à la fois dans leur histoire personnelle et dans leurs relations actuelles – ainsi que la compréhension empathique des raisons pour lesquelles les hommes choisissent d’agir comme ils le font. L’approche est politique, éducative et psychologique. Ce modèle a été soigneusement élaboré après plus de 30 ans d’essais et d’erreurs et en prêtant attention aux nouvelles recherches dans ce domaine ».

L’utilisation dans le programme de vidéos, d’exercices de groupe, de modeling, de jeux de rôle et d’humour améliore la capacité d’attention et la réceptivité des membres du groupe.

INFORMATIONS SUR LES VIDÉOS DANS LE PROGRAMME STOP

Les vidéos suivantes sont utilisés tout au long du programme STOP, quatrième édition. Les animateurs du programme sont vivement encouragés à utiliser leurs propres vidéos qui

qui illustrent spécifiquement les points clés de ce programme s’ils les trouvent utiles. Cependant, seuls de brefs clips vidéo doivent être utilisés – les membres d’un groupe ne doivent jamais être bloqués dans une salle pour regarder une vidéo d’une ou deux heures, car ce n’est pas la meilleure façon d’utiliser le temps du groupe.

séance 1 

  • Vidéo : C’est juste un choix #4
  • Vidéo : C’est juste un choix #3

 séance 2

  • Vidéo La lapidation de Soraya M.

séance 4

  • Vidéo : Le masqueque vous portez
  • Vidéo : C’est juste un choix #5

 séance 5

  • Vidéo Le grand Santini ( (la scène du match de basket du lycée)
  • Vidéo Boyz ‘N the Hood (la scène de la réaction à la fusillade)

séance 6 

  • Vidéo : C’est juste un choix #7
  •  Vidéo : C’est juste un choix #2

Séance 7

  • Vidéo : Le travail des hommes,  scène du dîner de spaghettis

Séance 8

  • Vidéo : Le travail des hommes  Dîner de spaghettis (même scène que la séance 7)

séance 9

  • Vidéo Le grand Santini  (la scène de basket-ball en un contre un)
  • Boyz ‘N the Hood  (la scène de dénigrement de la mère)

séance 10

  • Vidéo Good Will Hunting  (la scène de la honte)

Séance 11

  • Vidéo : Affliction  ( la fête de l’école).

Séance 14

  • Vidéo Modern Family-Saison 2/Episode 17

 séance 15

  • Vidéo : La rupture (the breakup)

Séance 17

  • Vidéo : C’est juste un choix #6A
  • Vidéo : C’est juste un choix #6B

Séance 18

  • Vidéo : In Treatment –  Saison 1, épisode 4, Jake et Amy : Première semaine

séance 21

  • Vidéo : Premières impressions : L’exposition à la violence et le développement du cerveau de l’enfant
  • Vidéo Le grand Santini  (la scène de combat dans la cuisine)

Séance 26

  • Vidéo : La rupture  (la scène des amis masculins)

The great Santini: match de basket au lycée

The great Santini: Match de basket un contre un

The great Santini: bagarre dans la cuisine

Boys’N the Hood: conseils paternels pour des décisions plus mûres

Boys’N the Hood: Dénigrement par la mère

modern Family: l’écoute active

Will Hunting: scène de la honte insupportable

Will Hunting: alexithymie

The break up: les 5 langues de l’amour

The break up: A qui éviter de parler? Les amitiés néfastes pour le couple

La lapidation de Soraya

le travail des hommes: le diner de spaghettis

Le masque que vous portez

In treatment: differentes formes d’insécurité affective

Le pouvoir de l’empathie

Premières impressions: L’exposition à la violences et le developpement du cerveau

Affliction: la honte et la masculinité blessée

VIDEOS « It’s just a choice » (RTI project, Relationship Training Institute,  Australie)

Violence économique: Financial Abuse

Harcèlement: Stalking/Harassment

Intimidation verbale & harcèlement: Verbal/Intimidation & Harassment

Violences physiques/verbales: Physical/Verbal

Violences physiques et menaces en se servant des enfants: Physical & Child Intimidation

Violences psychologiques/emotionnelles: Psychological/Emotional Abuse

Violences psychologiques/emotionnelles: Psychological/Emotional Abuse

Contôle social: Social Control

Violences sexuelles: Sexual Abuse

Violence psychologique genérationnelle: Psychological Abuse-Generational

« Violences de genre, violences intrafamiliales : une recherche systémique au service des pratiques » (Citoyens&Justice 2023)

 

En octobre 2023 à Paris, Citoyens & Justice et l’Université de Bordeaux se sont associées pour créer un évènement articulant recherche et pratiques professionnelles, en France et à l’international, sur le sujet des auteurs de violences conjugales avec comme focale d’analyse sociologique celle du genre.

Ce document réalisé par la fédération revient sur l’ensemble des notions partagées durant le colloque : Définition du genre, du continuum des violencesla restitution de la recherche Genvipart et l’explication des logiques d’actions, l’histoire du droit et l’encadrement juridique des violences maritales, le sens de la peine et son impact chez les auteurs, la définition de la masculinité, les pratiques et éthiques judiciaires, les pratiques internationales avec l’exemple de la Belgique de l’Espagne et du Québec, les questions relatives à la parentalité et aux enfants exposés aux violences conjugales, ou encore la place des médias et de la culture dans l’évolution des mentalités face aux violences.

Sommaire

  • La recherche Genvipart
    • 27 siècles de patriarcat en héritage
    • Les logiques d’actions
    • Le sens de la peine et son impact chez les auteurs
    • Tensions et hiatus entre droit pénal et droit civil
  • Et le genre dans tous ça ?
  • Un continuum de violences machistes ?
  • Genre, masculinités et rapport à la violence : continuité ou changement ?
  • Pratiques et éthique judiciaire : face au continuum des violences, développer un continuum d’analyse critique
  • Les pratiques à l’international
    • Québec
    • Belgique
    • Espagne
  • Parentalité et enfants exposés aux violences conjugales
    • Enfants victimes
    • Parents victimes
    • Parents auteurs
  • Culture et médias
  • Ressources complémentaires
  • La librairie

dossier_special_-_colloque_violences_de_genre_violences_intrafamiliales_-_VF.pdf (citoyens-justice.fr)

Rapport de Recherche IERDJ (Eric MACÉ fev 2024) Les dimensions genrées des violences contre les partenaires intimes: Comprendre le sens des actes et le sens de la peine pour les auteurs afin de mieux prévenir et réduire ces violence

THEATRE FORUM mobilisable pour les VIF

La série « It’s Just A Choice » a été réalisée en partenariat avec Relationships Australia pour les programmes de changement de comportement des hommes.

Violence économique: Financial Abuse

Harcelement: Stalking/Harassment

Intimidation verbale & harcelement: Verbal/Intimidation & Harassment

Violences physiques/verbales: Physical/Verbal

Violences physiques et menaces en se servant des enfants: Physical & Child Intimidation

Violences psychologiques/emotionnelles: Psychological/Emotional Abuse

Violences psychologiques/emotionnelles: Psychological/Emotional Abuse

Contôle social: Social Control

Violences sexuelles: Sexual Abuse

Violence psychologique genérationnelle: Psychological Abuse-Generational

L’exposition à la violence et le développement du cerveau de l’enfant (First Impressions Exposure to Violence and a Child’s Developing Brain)

Produite pour le bureau du procureur général de Californie en 2008, Découvrez cette video (VOSTFR : pensez à activer les sous-titres dans le lecteur) qui explique clairement les effets de la violence domestique sur les jeunes enfants et comment l’exposition répétée à la violence a un impact sur le développement du cerveau…

Conçue pour les parents, mais tout à fait utilisable dans un programme à destination des auteurs de violence conjugale, ou d’un atelier sur la parentalité en milieu pénal, cette vidéo facile à comprendre illustre les dangers d’une exposition chronique à la violence sur le développement du cerveau de l’enfant. En combinant des histoires vraies inspirantes et des experts reconnus au niveau national, les parents reçoivent les informations les plus récentes sur les risques de développement d’un enfant exposé régulièrement à la violence domestique, y compris la violence verbale, et à d’autres situations violentes.

Que sont les violences familiales ?

Les violences familiales, appelées aussi « violences domestiques » ou « violences conjugales », désignent tout comportement répété qui vise à obtenir ou maintenir un pouvoir ou un contrôle sur le/la partenaire dans une relation. Ces violences peuvent être physiques, sexuelles, émotionnelles ou psychologiques, ou prendre la forme de menaces contre une autre personne. Elles recouvrent tout comportement visant à effrayer, intimider, terroriser, manipuler, offenser, humilier, culpabiliser ou blesser autrui. Les violences familiales peuvent toucher tout le monde, quels que soient la race, l’âge, l’orientation sexuelle, la religion ou le sexe. Elles peuvent exister dans différents types de relations et concerner des couples mariés, vivant ensemble ou entretenant une relation amoureuse. Ces violences touchent des victimes venant de tous les contextes socioéconomiques et de tous niveaux d’éducation.

Toute personne peut devenir victime de violences familiales, quels que soient l’âge, la race, le sexe, l’orientation sexuelle, la confession ou la classe sociale.

Les violences familiales, peuvent également toucher les enfants ou tout autre membre de la famille ou du foyer.

Généralement, ces violences prennent la forme de mauvais traitements répétés à l’encontre d’un partenaire intime dans une relation amoureuse ou familiale, par lesquels l’auteur exerce un contrôle et un pouvoir sur la victime.

Les violences familiales peuvent être mentales, physiques, économiques ou sexuelles. Les incidents sont rarement isolés ; ils deviennent souvent de plus en plus fréquents et graves. Ces violences peuvent mener à des blessures physiques graves, voire à la mort.

Êtes-vous victime de violences familiales ?

Posez-vous les questions suivantes afin de réfléchir à la façon dont vous êtes traité ou dont vous traitez votre partenaire.

Reconnaître les signes de violence familiale

Est-ce que votre partenaire…

  • Vous humilie ou se moque de vous devant vos amis ou votre famille ?
  • Dénigre vos accomplissements ?
  • Vous donne l’impression que vous n’êtes pas capable de prendre des décisions ?
  • Utilise l’intimidation ou les menaces pour vous plier à sa volonté ?
  • Vous dit que vous n’êtes rien sans lui ?
  • Vous malmène en vous empoignant, en vous poussant, en vous pinçant, en vous bousculant, en vous frappant ?
  • Vous appelle plusieurs fois par nuit ou se présente à l’improviste pour vérifier que vous êtes bien là où vous aviez dit que vous seriez ?
  • Invoque l’influence de la drogue ou de l’alcool comme excuse pour vous insulter ou vous maltraiter ?
  • Vous tient pour responsable de ses sentiments ou de ses actions ?
  • Vous force à accomplir des actes sexuels qui vous semblent prématurés ?
  • Vous donne l’impression qu’il n’existe aucune issue pour sortir de la relation ?
  • Vous empêche de faire ce dont vous avez envie, comme passer du temps avec vos amis ou en famille ?
  • Essaie de vous empêcher de partir après une dispute ou bien vous abandonne quelque part pour vous « donner une leçon » ?

Est-ce que…

  • Vous avez parfois peur de la façon dont votre partenaire risque d’agir ?
  • Vous devez constamment excuser le comportement de votre partenaire auprès de tiers ?
  • Vous pensez qu’il suffirait que vous changiez vous-même pour que votre partenaire change aussi ?
  • Vous vous efforcez de ne rien faire qui puisse causer une dispute ou mettre votre partenaire en colère ?
  • Vous faites toujours ce que décide votre partenaire au lieu de ce que vous voudriez faire ?
  • Vous restez avec votre partenaire parce que vous avez peur de ses actions potentielles en cas de rupture ?

Si vous rencontrez l’une de ces situations dans votre relation, parlez-en. Sans aide, les violences se poursuivront. Oser en parler pour obtenir de l’aide est un premier pas courageux.

N’oubliez jamais…

  • PERSONNE ne mérite d’être maltraité. Ces violences ne sont pas votre faute. Vous n’êtes pas seul.
  • NE vous inquiétez PAS des menaces concernant votre visa. Nous avons des informations sur les options de visa dans votre situation.
  • NE vous inquiétez PAS si vous ne parlez pas la langue locale. Nous pouvons vous fournir une assistance dans de nombreuses langues.

La roue du pouvoir et du contrôle

Les violences (ou menaces) physiques et sexuelles sont les formes les plus visibles de violence familiale et sont généralement les actions révélatrices du problème aux yeux d’autrui. Cependant, les comportements abusifs récurrents de la part de l’agresseur, aggravés par un ou plusieurs actes de violence physique, s’inscrivent dans un contexte plus large d’abus systématiques. Même si les agressions physiques ne se produisent qu’une seule fois ou occasionnellement, elles instaurent la crainte de futurs accès de violence et permettent à l’agresseur de prendre le contrôle de la vie et du quotidien de sa victime.

La roue du pouvoir et du contrôle est un outil particulièrement utile pour cerner l’ensemble des comportements abusifs et violents utilisés par un agresseur pour établir et maintenir le contrôle sur son partenaire ou tout autre membre du foyer. Très souvent, un ou plusieurs épisodes de violence s’accompagnent d’une série d’autres types de comportements abusifs. Bien que ceux-ci soient plus difficiles à identifier, ils enracinent un climat d’intimidation et de contrôle dans la relation.

(Source : Roue du pouvoir et du contrôle élaborée par Domestic Abuse Intervention Project, Duluth https://www.theduluthmodel.org/, MN)

Les violences émotionnelles recouvrent les actions suivantes : saper l’estime de soi d’une personne par des critiques constantes, dénigrer ses capacités, l’insulter ou l’exposer à des violences verbales, porter atteinte à la relation du partenaire avec ses enfants, l’empêcher de voir sa famille ou ses amis. Vous vous trouvez peut-être dans une relation émotionnellement abusive si votre partenaire :

  • Se moque de vous, vous insulte ou vous critique constamment.
  • Ne vous fait pas confiance et se montre jaloux ou possessif.
  • Essaie de vous isoler de votre famille ou de vos amis.
  • Surveille vos déplacements, vos appels téléphoniques et avec qui vous passez du temps.
  • Ne veut pas que vous travailliez.
  • Contrôle le budget familial et refuse de partager les ressources financières.
  • Vous punit en vous privant d’affection.
  • Exige que vous demandiez sa permission.
  • Menace de vous faire du mal à vous, à vos enfants, à votre famille ou à vos animaux de compagnie.
  • Vous humilie de quelque façon que ce soit.

Les violences psychologiques : consistent à inspirer la peur par intimidation, menacer d’infliger des blessures physiques à soi-même, au partenaire ou aux enfants, faire du mal aux animaux de compagnie, détruire des biens, s’adonner à la manipulation psychologique, forcer une personne à s’isoler de ses amis, de sa famille, de son école ou de son travail.

Les violences économiques ou financières : consistent à rendre ou tenter de rendre une personne financièrement dépendante en exerçant un contrôle total sur les ressources financières, en la privant de tout argent et/ou en lui interdisant de fréquenter l’école ou d’aller au travail.

Les violences physiques : consistent à faire souffrir son partenaire, ou tenter de lui faire du mal, en assenant des coups de poing, de pied, en le brûlant, en l’empoignant, en le pinçant, en le bousculant, en le giflant, en tirant ses cheveux, en mordant, en lui refusant l’accès aux soins médicaux, en le forçant à consommer de l’alcool et/ou des drogues, ou en usant de tout autre moyen physique. Vous vous trouvez peut-être dans une relation abusive sur le plan physique si votre partenaire :

  • Endommage des biens dans ses accès de colère (jette des objets, donne des coups dans les murs ou les portes, etc.).
  • Vous pousse, vous frappe, vous mord, vous donne des coups de pied ou vous étrangle.
  • Vous abandonne dans un endroit dangereux ou inconnu.
  • Vous effraie en conduisant de façon imprudente.
  • Utilise une arme pour vous menacer ou vous blesser.
  • Vous force à quitter votre domicile.
  • Vous séquestre à domicile ou vous empêche d’en sortir.
  • Vous empêche d’appeler la police ou d’obtenir une assistance médicale.
  • Maltraite vos enfants.
  • Use de la force physique lors de relations sexuelles.

Les violences sexuelles : consistent à forcer un partenaire à participer à un acte sexuel sans son consentement. Vous vous trouvez peut-être dans une relation abusive sur le plan sexuel si votre partenaire :

  • Vous accuse de le tromper ou est souvent jaloux de vos relations avec d’autres personnes.
  • Vous demande de porter des tenues suggestives.
  • Vous insulte ou vous donne des noms obscènes.
  • Vous a déjà manipulé ou forcé à entretenir des relations sexuelles.
  • Vous immobilise pendant les relations sexuelles.
  • Exige que vous vous soumettiez à des actes sexuels alors que vous êtes malade, fatigué ou après vous avoir frappé.
  • Vous blesse au moyen d’armes ou d’objets pendant les relations sexuelles.
  • Implique d’autres personnes dans vos relations sexuelles.
  • Ne tient pas compte de vos sentiments en matière de sexe.

Le harcèlement désigne tout comportement systématique et dépourvu de but légitime visant à tourmenter, importuner ou terroriser la victime. Typiquement le harcèlement se traduit par des appels téléphoniques répétés, l’envoi de courriers ou cadeaux indésirables, la surveillance au travail, au domicile et dans d’autres lieux que fréquente la victime. Le harcèlement a tendance à s’intensifier.

Pour les survivants

  • Personne ne mérite d’être maltraité. Ces violences ne sont pas votre faute. Vous n’êtes pas seul.
  • Contactez le Groupe de gestion du stress traumatique (CISMU) si vous pensez être victime de violences, quelle qu’en soit la forme, ou si vous craignez pour votre sécurité ou celle de vos enfants.
  • Si l’anglais n’est pas votre langue maternelle, vous pouvez demander à communiquer dans une langue qui vous convient davantage lorsque vous demandez l’aide du CISMU.
  • Consultez la rubrique « Organisations de soutien » pour identifier et contacter l’organisme le mieux à même de vous venir en aide (aux États Unis et au niveau international).
  • Informez-vous sur la façon de protéger votre vie privée en ligne.

Pour les membres du personnel – Comment aider les victimes de violences familiales ?

Comment aider les victimes de violences familiales ?

  • Écoutez la victime et croyez-la pour qu’elle sache qu’elle n’est pas seule.
  • Encouragez-la à demander de l’aide via un numéro d’assistance téléphonique confidentielle, afin de contacter un professionnel.
  • Montrez votre sollicitude et exprimez votre soutien. Orientez la victime vers les services d’assistance disponibles.
  • Si la victime ne s’est pas adressée à vous directement, mais que vous avez des raisons de penser qu’un/e de vos collègues se trouve dans une relation abusive, consultez les services de soutien psychologique ou le Bureau de l’Ombudsman de votre organisation.

Note : Gardez à l’esprit qu’un survivant fait souvent plusieurs tentatives pour quitter la relation abusive avant d’y parvenir.

Pour le partenaire abusif – Êtes-vous l’auteur de violences ?

  • Si vous reconnaissez avoir maltraité votre partenaire, diverses ressources existent peut-être dans votre communauté pour vous aider à mettre fin à cette situation. Le numéro d’urgence national pour les cas de violence familiale peut vous conseiller un certain nombre de ressources utiles. Même s’il s’agit d’un numéro d’urgence pour les États-Unis, les conseils et informations qui y sont dispensés peuvent être utiles, quel que soit votre lieu de résidence.
  • Comprenez bien que les violences familiales non seulement constituent une violation du code de conduite de l’Organisation des Nations Unies, mais que vous êtes également passible de poursuites judiciaires en vertu du droit applicable dans votre lieu d’affectation.

ENTRETIEN D’EVALUATION AVEC LES AUTEURS DE VIOLENCES CONJUGALES (Anne L Ganley, Ph.D., pour the Family Violence Prevention Fund)

A. Évaluation du schéma de maltraitance dans les relations actuelles, concomitantes et passées

  •  tactiques de maltraitance utilisées
  • fréquence & sévérité de la violence physique
  • impact de la violence domestique sur la victime
  • impact de la violence sur les enfants, la famille, les amis
  • usage et menace de la force physique dans d’autres relations intimes

B. Évaluation de la létalité de la violence

  • Voir l’outil suivant (« évaluation de la létalité)

C. Evaluation de l’impact du comportement de l’auteur sur ce dernier (motivations potentielles de changement)

  • impact sur sa relation avec la victime
  • impact sur sa relation avec les enfants
  • impact sur sa relation avec les enfants
  • impact sur son image de soi
  • conséquences juridiques, sociales et professionnelles

D. Évaluation de la motivation actuelle de l’auteur de l’infraction à mettre fin à son comportement violent

  • comment l’auteur réagit aux efforts déployés pour remédier à son comportement abusif
  • s’il cesse de maltraiter physiquement la victime
  • les changements spécifiques qu’il apporte à son comportement

E. Informations supplémentaires nécessaires à l’élaboration d’interventions en cas de violence domestique

  • abus de substances, médicaments
  • expériences antérieures de conseil/intervention
  • capacités d’apprentissage, psychose, lésions cérébrales

 

Evaluation de la létalité chez l’auteur de l’infraction 

(par Anne Ganley, Ph.D., pour le r the Family Violence Prevention Fund)

L’évaluation de la létalité ne consiste pas simplement à essayer de prédire si l’auteur va ou non tuer la victime. Il s’agit également d’évaluer le risque de comportements mettant en danger la vie d’autrui ou de soi-même commis par l’auteur, la victime ou les enfants. .

Recueillir des informations auprès de:

  •  l’auteur de l’infraction
  • de la victime
  • les enfants
  • d’autres membres de la famille
  • d’autres personnes (agents de probation, autres conseillers, toute personne ayant des contacts avec la famille)

Facteurs à prendre en compte lors de l’évaluation

A. l’accès de l’auteur à la victime

B. modèle d’abus de l’auteur de l’infraction

a. fréquence/gravité des abus dans les relations actuelles, concomitantes et passées
b. utilisation et présence d’armes
c. menaces de mort
d. prise d’otage

C. état d’esprit de l’auteur

a. obsession de la victime
b. prise de risque accrue par l’auteur de l’infraction
c. ignorance des conséquences
d. dépression
e. désespoir

D. les facteurs individuels qui réduisent les contrôles comportementaux de l’auteur ou de la victime

a. l’abus de substances
b. certains médicaments
c. psychose
d. lésions cérébrales, etc.
5. facteurs situationnels
a. violence de séparation
b. autonomie accrue de la victime
c. présence d’autres facteurs de stress
6. les échecs passés du système à réagir de manière appropriée

UNDERSTANDING DOMESTIC VIOLENCE

SchechterS._GanleyA._A_Natural_Cirruculumn_for_Family_Preservation_Practitioners