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Les prédicteurs dans l’enfance du type de délinquance future

novembre 9th, 2024 | Publié par crisostome dans VIOLENCE

Les prédicteurs du type de délinquance

Certaines études ont examiné la possibilité de prévoir la nature de la délinquance juvénile à partir de facteurs développementaux précoces (Capaldi et Patterson, 1996; Chung, Hill, Hawkins, Gilchrist et Nagin, 2002). L’objectif de ces études consistait à cerner les différences entre les délinquants violents et les délinquants non violents (Baron et Hartnagel, 1998; Brame, Mulvey et Piquero, 2001). D’après les résultats obtenus, les facteurs suivants sont associés aux jeunes adoptant des comportements violents :

  • l’exposition à la violence parentale;
  • le fait d’avoir été victime de violence physique à la maison;
  • la criminalité des parents;
  • des antécédents de comportements violents;
  • des infractions disciplinaires (p. ex., des manquements aux règlements);
  • le décrochage scolaire précoce
  • et la consommation de drogues illicites immédiatement après l’expiration d’une ordonnance de la cour (Lattimore, Visher et Linster, 1995; Loeber et Stouthamer-Loeber, 1998; Nagin et Tremblay, 1999).

Malgré la précision des prévisions basées sur des facteurs individuels et la précision accrue découlant de l’utilisation de plusieurs facteurs (5 ou plus), la fiabilité globale des prévisions relatives au risque de commettre des actes de violence, chez les jeunes, demeurait limitée (Herrenkohl et coll., 2000, p. 176). Il y a également des différences en fonction du sexe : les prédictions relatives aux garçons sont plus fiables que celles relatives aux filles lorsque la projection est basée sur des variables de la prime enfance. La fiabilité des prédictions concernant les filles augmente à partir de l’âge de 13 ans (Loeber et Stouthamer-Loeber, 1996).

Selon plusieurs chercheurs, le meilleur regroupement de prédicteurs se compose comme suit :

  • antécédents de violence parentale;
  • consommation de drogues;
  • antécédents de délinquance, dont la gravité augmente;
  • faibles liens avec la famille et l’école.

Les programmes d’intervention et de prévention visant à renforcer l’attachement des jeunes à la famille et à l’école, tout en tenant compte en même temps des besoins des jeunes exposés à la violence familiale, sont considérés comme les programmes les plus prometteurs pour réduire la criminalité (Saner et Ellickson, 1996).

Il faut toutefois souligner que les prédictions concernant la délinquance chronique et persistante sont plus fiables que celles qui tentent de distinguer les différents types de délinquance. En d’autres mots, les études centrées sur la différenciation des délinquants occasionnels et des délinquants chroniques sont plus fiables que celles ayant pour but de cerner les différences entre les délinquants violents et les délinquants non violents (Bame et coll., 2001).

Source: mieux vaut eduquer un enfant que corriger un adulte

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