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Archives de l'auteur : Psychocriminologie

[Dr Bruce Perry, Senior Fellow de la Child Trauma Academy, Houston, Texas. Vidéo pour la conférence du 50e anniversaire de Early Years Scotland, 30 septembre 2017]

Le stress est un élément normal et naturel de la vie. Mais pourquoi certaines personnes gèrent-elles bien le stress et développent-elles une résilience, alors que d’autres semblent éprouver des difficultés ? D le Dr Bruce Perry explore l’impact du stress et des traumatismes sur le cerveau et l’effet qui en résulte sur l’apprentissage. Ses enseignements ont aidé des écoles à réduire considérablement les problèmes de comportement et à créer des environnements d’apprentissage sûrs.

Bruce D. Perry, MD, PhD, est membre principal de la Child Trauma Academy, membre principal du Neurosequential Network et professeur auxiliaire au département de psychiatrie et de sciences comportementales de la Feinberg School of Medicine de la Northwestern University à Chicago.

Le Dr. Perry a mené à la fois des recherches en neurosciences fondamentales et des recherches cliniques. Ses recherches en neurosciences ont examiné les effets de l’exposition prénatale aux médicaments sur le développement du cerveau, la neurobiologie des troubles neuropsychiatriques humains, la neurophysiologie des événements traumatisants de la vie et les mécanismes fondamentaux liés au développement des récepteurs de neurotransmetteurs dans le cerveau. Ses recherches cliniques et sa pratique se sont concentrées sur les enfants à risques élevés. Ces travaux ont examiné les effets cognitifs, comportementaux, émotionnels, sociaux et physiologiques de la négligence et des traumas chez les enfants, les adolescents et les adultes.

La presente vidéo (VOSTFR) explore les conséquences des trauma précoces ou experiences aversives précoce sur le developpement du cerveau des jeunes enfants et sur leurs capacités d’apprentissage, qui doit être compris et intégré par os systémes éducatifs.

Bruce Perry cite notament l’implication de ces travaux sur la justice de mineurs et les centres pour mineurs.

Voir aussi l’excellent podcast de M. Puder, avec Bruce Perry, de l’excellente chaine Psychiatry & Psychotherapy

Dans l’épisode d’aujourd’hui, nous nous entretenons avec le Dr Bruce Perry, coauteur de The Boy Who Was Raised As A Dog (Le garçon élevé comme un chien), Born For Love (Né pour l’amour) : Pourquoi l’empathie est essentielle et menacée, et What Happened to You ? Conversations sur le traumatisme, la résilience et la guérison (2021). Megan White Zappitelli, docteur en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, et Maddison Hussey, docteur en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, se joindront également à nous.

Bruce Perry a signalé ce conflit d’intérêts potentiel : Développeur du modèle thérapeutique neuroséquentiel et reçoit une rémunération pour la formation et le temps d’enseignement liés à la mise en œuvre de ce modèle.

Aucun des autres présentateurs n’a de conflit d’intérêts

Nous vous recommandons également de consulter les ressources ci-dessous fournies par le Dr Perry : Intro to The Neurosequential Model Network

William Miller: comment l’EM a été créé (VOST)

janvier 19th, 2020 | Publié par Psychocriminologie dans ENTRETIEN MOTIVATIONNEL - (0 Commentaire)

L’entretien motivationnel (EM) est une approche de la relation d’aide conceptualisée par William R. Miller et Stephen Rollnick à partir des années 1980. C’est un style de conversation collaboratif permettant de renforcer la motivation propre d’une personne et son engagement vers le changement. L’entretien est mené pour aider la personne dans l’exploration et la résolution de son ambivalence, par l’expression de ses motivations et le renforcement de ses capacités de changement.

Décrit pour la première fois en 1983 par le psychologue américain William R. Miller, l’entretien motivationnel a d’abord été une approche d’intervention en addictologie. William R. Miller et Stephen Rollnick l’ont une première fois formalisé dans un manuel centré sur les changements de comportements addictifs (non traduit en français) en 1991. Ils ont révisé leur description dans un nouveau manuel en 2002 (première traduction française), étendant l’approche à tous les changements de comportement, puis à nouveau en 2012, élargissant encore le champ à l’ensemble des changements (deuxième édition française).

Miller et Rollnick ont, au début de leur réflexion, emprunté certains concepts au modèle transthéorique de changement (MTT) de Prochaska et DiClemente, modèle dont ils se sont progressivement séparés depuis. Selon Prochaska et DiClemente, les personnes en prise avec une problématique de dépendance passeraient par une série de stades de changement : précontemplation, contemplation, action, maintien, rechute. La psychologie humaniste et plus précisément l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers est une autre source essentielle de l’entretien motivationnel.

Dans certaines études, essentiellement celles réalisées avant 2000, les interventions testées d’inspiration motivationnelle (thérapies de renforcement de la motivation ou Motivation Enhancement Therapy – MET) étaient réalisées en une à six séances, mais les plus récentes considèrent qu’une intervention peut relever de l’EM si et seulement si elle respecte la définition pragmatique de l’EM, vérifiée par cotation selon un protocole validé (MITI, pour Motivational Interviewing Treatment Integrity, traduit en français).

 

Nahlah SAIMEH: son travail auprès des psychopathes violeurs

août 17th, 2018 | Publié par Psychocriminologie dans PSYCHOPATHIE - (0 Commentaire)

Nahlah SAIMEH dirige le Centre de Westphalie de psychiatrie criminelle, à Lippstadt-Eickelborn, en Allemagne.

BFM STORY: PROCÈS DU MEURTRE D’AGNÈS MARIN, LE SUIVI JUDICIAIRE ET LA RÉCIDIVE EN QUESTION – 18/06

Serge Portelli du syndicat de la magistrature, Xavier Bébin secrétaire général de l’institut pour la justice et Roland Coutanceau psychiatre et criminologue étaient réunis dans BFM STORY.


BFM STORY: Procès du meurtre d'Agnès Marin, le… par BFMTV

Parution de l’indispensable: « What works in offender rehabilitation: An evidence based approach to assessment and treatment » (Craig, L.A., Dixon, L., & Gannon, T.A – 2013) (à vos tirelires: 87€ quand même…)

offender_rehabilitationThis comprehensive volume summarizes the contemporary evidence base for offender assessment and rehabilitation, evaluating commonly used assessment frameworks and intervention strategies in a complete guide to best practice when working with a variety of offenders.

  • Presents an up-to-date  review of ‘what works’ in offer assessment and rehabilitation, along with discussion of contemporary attitudes and translating theory into practice
  • Includes assessment and treatment for different offender types across a range of settings
  • Internationally renowned contributors include James McGuire, James Bonta, Clive Hollin, Anthony Beech, Tony Ward, William Lindsay, Karl Hanson, Ray Novaco and William Marshall

Summary of chap6 (« Efficacy of Correctional Cognitive Skills Programmes »)

The growth in the use of cognitive skills programmes in correctional services can be directly traced to two areas of research. The first, which can be seen in the general context of the expansion of cognitive psychology in the 1980s, is found in a range of studies concerned with the cognitive functioning of offenders. This research highlighted a range of cognitive styles such as poor interpersonal problem solving, impulsivity and a lack of self-control, and limited perspective-taking skills, that are characteristic of some offenders. The development of reasoning and rehabilitation (RR) coincided with the second line of research which clarified ‘What Works’ in reducing offending. Guided by an enhanced understanding of ‘What Works’ and the associated Risk–Needs–Responsivity (RNR) model, there was an increase in interventions, often in the form of an Offending Behaviour Programme (OBP), aimed at improving offenders’ cognitive skills and ultimately reducing offending.

Voir l’aperçu sur googlebooks

B. Gravier: Dangerosité: données actuelles, évaluation 

DIU de Psychiatrie Criminelle et médico-légale Poiters , 13/01/2012

Les jugements cliniques structurés
• Développés à partir de la critique des instruments actuariels qui figent le sujet dans une image statique
• Associent des facteurs dynamiques susceptibles d’évoluer sous l’effet du traitement aux facteurs statiques
• Permettent de développer des stratégies de gestion du risque
• Associent maintenant des échelles d’évaluation du risque à des échelles évaluant des facteurs de protection

http://www.senon-online.com/

Nicole Maestracci (04/02/2013) Récidive : « Les peines alternatives à la prison sont de vraies peines », (Article à voir sur Rue 89)

Extraits:

Nicole Maestracci est le visage de la conférence de consensus sur la prévention de la récidive, lancée en septembre par la ministre de la Justice. Pourtant, la magistrate rechigne à l’incarner. Elle dit « nous » et pas « je ». Précise, plusieurs fois, que ce n’est pas elle qui décide. Que si elle préside bien le comité d’organisation de la conférence, ce n’est pas son avis qui prévaut, mais celui du jury (…)

Certains pays, comme la Suède, prévoient des libérations conditionnelles systématiques. Là-bas, le condamné sort de toute façon aux deux tiers de la peine. L’évaluation ne sert pas à décider s’il doit sortir, mais à déterminer le contenu du suivi. La différence, c’est qu’en Suède, un conseiller d’insertion et de probation suit entre 25 et 35 cas par an. En France, c’est plutôt de 80 à 130 dossiers. Ce n’est pas tout à fait la même chose (…)

 

Quel bilan faites-vous des travaux de la conférence de consensus jusqu’à présent ?

Au départ, la conférence se heurtait à un certain scepticisme, parce que c’est une méthode très inhabituelle dans le monde judiciaire. C’était assez difficile à comprendre. Ce processus fait intervenir beaucoup de gens, c’est un pari sur l’intelligence collective et le croisement des regards.

Tous les professionnels avaient le souci de débattre et de contribuer, de trouver des solutions. Ils ont aussi exprimé un sentiment de perte de sens, due à l’impression de gérer des flux et à la surcharge de travail. Des magistrats et fonctionnaires nous ont dit : « A la fin de la journée, on ne sait plus ce qui est important et ce qui ne l’est pas ».

En France, on dispose de beaucoup de mesures, soit en pré-sentenciel (les réponses pénales apportées par le parquet), soit en post-sentenciel. Mais au fond, même si on peut avoir le sentiment que telle ou telle mesure est plus ou moins efficace, les connaissances des acteurs sont très empiriques. On ne dispose pratiquement d’aucune évaluation sur la prison ou sur les mesures alternatives en milieu ouvert.

L’importation de la conférence de consensus, issue du monde médical, dans le domaine de la justice, témoigne-t-elle d’une mutation de la répression vers le soin ?

J’y verrais plutôt l’idée que pour mener une politique pénale, on doit se fonder sur des données scientifiques, même s’il ne s’agit pas là de sciences dures mais de sciences humaines et sociales. Il y a toujours une part d’humain et d’émotion dans l’accompagnement de quelqu’un. Néanmoins, on a suffisamment de données aujourd’hui pour dire : ce n’est pas possible de continuer comme ça.

Aujourd’hui, tous les textes successifs ont rendu l’accès aux mesures d’aménagement plus difficile pour les récidivistes. Résultat, les récidivistes, qui sont les personnes les plus en risque de récidive, bénéficient le moins des mesures propres à réduire les risques. C’est une absurdité, une contradiction relevée par beaucoup des intervenants qu’on a entendus.

http://www.rue89.com/2013/02/04/recidive-les-peines-alternatives-la-prison-sont-de-vraies-peines-239076