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A propos de risk.assessment

garofalo77

OIP (2012); Dedans Dehors n°76, mars-avril 2012; Prévention de la récidive : le retard français

Choix de la mesure pénale, évaluation des risques et des besoins, programmes et méthodes de suivi… A chaque moment du parcours d’une personne condamnée, les décisions prises peuvent être guidées par un critère d’efficacité sur la prévention de la récidive et la réinsertion. La France ne développe néanmoins aucune étude établissant « ce qui marche » et ignore superbement les résultats issus de 40 ans de recherche internationale. Conséquence : des lois contre-productives, des contresens sur l’évaluation des risques et des pratiques professionnelles artisanales.

Si la France se distingue d’autres pays occidentaux en matière de prévention de la récidive, c’est par le manque de recherche, la pauvreté des connaissances et donc la quasi-absence de repères rationnels pour guider tant les politiques pénales que les pratiques professionnelles. « Nous travaillons en aveugles », peut-on souvent entendre auprès des juges de l’application des peines (JAP) et des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation (CPIP)(…)
Evaluations hasardeuses
En l’absence d’outils fondés sur une recherche solide, les évaluations de la « dangerosité » à la française empruntent non seulement à un concept douteux, mais sont aussi dénuées de fondement scientifique. Les méthodes cliniques (qui sont celles utilisées par les psychiatres en France) ont été désignées à maintes reprises par la recherche internationale comme « inefficaces non seulement à évaluer les risques de récidive, mais aussi à orienter la réponse pénale ou l’accompagnement », comme le souligne la juriste Martine Herzog-Evans. Les chercheurs qualifient l’évaluation clinique « d’informelle, subjective et impressionniste ». Ils lui reprochent de « manquer de spécificité dans la définition des critères utilisés » : les critères ne sont pas spécialement adaptés aux auteurs d’infractions pénales. En outre, les cliniciens « fonderaient leurs jugements sur des corrélations illusoires » et ne « tiendraient pas compte, à tort, des informations relatives à la situation et au milieu de vie ». Alors que des facteurs tels que l’absence d’emploi, le manque de loisirs et l’influence de « pairs » inscrits dans la délinquance apparaissent comme déterminants, ils sont largement passés sous silence dans les évaluations des psychiatres. C’est ainsi que des décisions telles qu’un placement en rétention de sûreté ou un refus d’aménagement de peine peuvent être prises sur des fondements fantaisistes au regard des données acquises par la recherche internationale sur la récidive, le tout dans une perspective de neutralisation ne connaissant plus beaucoup de limites en France. A titre d’exemple, l’absence de reconnaissance des faits ou d’empathie pour la victime constituent des critères dominants dans les pratiques françaises, alors qu’ils ne constituent pas des facteurs déterminants du risque de récidive.

http://www.oip.org/index.php/actualites/998

L’exécution de la peine privative de liberté,  Problèmes de politique criminelle
Anabela Miranda Rodrigues

Professeur à la Faculté de Droit de l’Université de Coimbra, Directrice du Centre d’Etudes Judiciaires , Portugal

Colloque  de la Fondation internationale pénale et pénitentiaire « L’exécution des sanctions privatives de liberté et les impératifs de la sécurité » 2006 , Budapest, Hongrie

L’identification des individus dangereux (risk offenders) est faite par des méthodes de type actuariel – on parle d’actuarial justice – la méthode de “l’analyse des risques” (risk assessment). Ceci suppose de prendre comme base des “indicateurs”, dont la quantification est le point de départ pour établir un pronostic sur le danger de certains groupes ou classes d’individus. La punition ne dépend ni de la nature du crime, ni de la personnalité du délinquant, mais bien de l’évaluation de son profil de risque, lequel détermine la durée du contrôle: plus ou moins prolongé selon le danger (…)
Le changement est substantiel: à l’inverse de la “vieille” pénologie, qui se basait sur l’individu et se préoccupait des causes de la perpétration du crime, ayant en vue sa “correction”, la “nouvelle” pénologie s’intéresse au groupe de risque auquel est dit appartenir l’individu, pour le rendre inoffensif, le surveiller et le contrôler. De nouvelles techniques pénologiques (surveillance électronique ou techniques statistiques) surgissent, qui ont pour objectif d’établir des niveaux de risque et de prévoir le danger, pour adapter ainsi le contrôle aux niveaux de risque présentés par un certain groupe d’individus. La culpabilité ayant été substituée par le danger, il est demandé à l’État de faire de la gestion du risque (du crime), en présumant que la société, ayant sacralisé la valeur sécurité, renonce à supporter un risque, quel que soit son pourcentage. Quand la culpabilité définit la frontière absolue de distribution des risques entre l’individu et la société, c’est sur cette dernière que retombe le risque de récidive. Inversement, la gestion efficace du risque que le nouveau abordage du crime requiert, implique qu’il retombe sur l’individu, le soumettant à une intervention de sécurité et de contrôle d’intensité maximale. La récidive est un facteur d’évaluation de l’efficacité du contrôle exercé sur l’individu – c’est le système comme tel qui est sujet à évaluation et non le succès ou l’échec d’un programme de traitement, de telle sorte qu’un haut taux de récidive est un signal positif que le système a la capacité de détecter. Cela implique une nouvelle orientation des instruments traditionnels (par exemple: probation ou liberté conditionnelle), qui ne sont plus vus comme moyens de réhabilitation individuels, mais bien comme des mesures efficaces de contrôle prolongé des individus. De cette création par le système de ses propres expectatives relativement à son accomplissement découle une auto‐limitation de son exposition à des indicateurs qu’il contrôle lui‐même: les gestionnaires du système peuvent assurer que leurs problèmes ont une solution.

http://fondationinternationalepenaleetpenitentiaire.org/

si le lien est brisé:

09. Budapest – Anabela Miranda Rodrigues

Accès à l’intégralité des articles du colloque:

http://fondationinternationalepenaleetpenitentiaire.org/

Anne Wyvekens (2010) La rétention de sûreté en France : une défense sociale en trompe-l’œil (ou les habits neufs de l’empereur)

Anne Wyvekens, Centre d’études et de recherches de sciences administratives et politiques (CERSA/CNRS-Université Paris 2), Facultés universitaires Saint-Louis

La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté (et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental) a fait couler beaucoup d’encre. Juristes et psychiatres s’accordent pour y voir un basculement dans la façon dont la loi pénale française envisage les rapports entre délinquance et trouble mental, entre sanction et soin. Les premiers, qu’ils en approuvent ou en déplorent le contenu, évoquent, qui une double révolution en droit pénal français (Pradel, 2008), qui une rupture en politique criminelle (Lazerges, 2008). Les assises mêmes du droit pénal sont en cause, n’hésite pas à affirmer un troisième auteur (Mayaud, 2008). Quant aux psychiatres, ils s’inquiètent d’une confusion extrême entre le soin et la peine et du risque de détourner la psychiatrie publique de sa mission qui est bien celle de soigner les malades mentaux (Senon, Manzanera, 2008).
Punir les malades mentaux ? Soigner les délinquants? Deux professions s’interrogent, s’inquiètent. Sans refaire l’histoire des rapports entre justice (pénale) et psychiatrie, à l’intersection des deux champs, dans celui, interdisciplinaire, de la réflexion criminologique, on voudrait proposer une lecture «transversale» de la loi, en posant la question de savoir si et dans quelle mesure on peut y voir non seulement la «découverte» de la dangerosité mais également la mise en œuvre d’une logique de défense sociale. La législation pénale française n’a jusqu’ici été que modérément influencée par cette doctrine d’inspiration positiviste. Toutefois, ces évolutions récentes, culminant dans la dite loi (25 février 2008), présentent un certain nombre de traits qui y renvoient nettement (I). À l’analyse, la « rupture» évoquée, bien réelle sur le plan des principes, renvoie moins à une politique qu’à une rhétorique dissimulant mal la difficulté de répondre à la question soulevée.

http://halshs.archives-ouvertes.fr/

Jean Danet (2009) Les politiques sécuritaires à la lumière de la doctrine de la défense sociale nouvelle.

Rapprocher les politiques sécuritaires d’aujourd’hui et la politique criminelle de la défense sociale nouvelle ne va pas de soi tant l’humanisme de cette doctrine a été souligné, célébré, loué par tous. Ce n’est pourtant pas par goût de je-ne-sais-quelle provocation que ce rapprochement s’impose, mais pour répondre en partie à la question posée dans ce séminaire. La question explicite de savoir si les politiques sécuritaires du XXIème siècle empruntent ou non à celles qui les ont précédées et notamment à la « défense sociale nouvelle », héritière du courant des années vingt dont elle reprit le nom programmatique. La question est aussi de savoir comment ces doctrines d’hier ont pensé la notion de dangerosité, le risque incertain comme le danger avéré, pour nous aider si possible à mieux déchiffrer notre présent et les usages qu’il fait de l’un et de l’autre. Mais, s’agissant de la défense sociale nouvelle, j’y vois aussi une question implicite. Comment cette doctrine et ses tenants, dont l’humanisme et l’attachement profond aux droits de l’homme ne fait aucun doute, pour personne, a-telle « aménagé » le discours de la défense sociale, lui-même posé en distance d’avec les positivistes du XIXème, à quels risques au regard de ses valeurs, au prix de quels impensés et pour quel résultat ?

http://www.college-de-france.fr/

Marc ANCEL (1954) La défense sociale nouvelle

août 23rd, 2012 | Publié par risk.assessment dans articles | HISTOIRE | Non classé - (0 Commentaire)

Marc ANCEL (1902-1990)

Marc Ancel (1954) La défense sociale nouvelle

M. Ancel, La défense sociale nou­velle [note bibliographique] Revue internationale de droit comparé Année 1954 Volume 6 Numéro 4 pp. 842-847

L’idée maîtresse de cette conception, telle que nous l’expose M. Ancel, c’est que la peine doit être considérée uniquement comme l’instrument d’une politique criminelle réaliste et efficace au service du bien commun, et qu’à ce titre, il convient de lui assigner pour fonction primordiale la réadaptation sociale du délinquant, seule de nature à concilier la protection de la collectivité avec l’intérêt véritable de l’individu à qui elle restituera sa pleine valeur de personne humaine consciente de sa dignité et de ses responsabilités. Une telle orientation des institutions répressives ne s’oppose pas seulement aux tendances traditionnelles qui, après avoir présidé à l’élaboration de notre Code pénal et dominé l’école classique, commandent encore les réactions plus ou moins réfléchies de l’opinion en présence du crime.

http://www.persee.fr/doc/ridc_0035-3337_1954_num_6_4_9111

http://www.persee.fr/articleAsPDF/

« Le sentiment, individuel et collectif, de responsabilité constitue une réalité  psychologique et sociale » ANCEL M., La défense sociale nouvelle, 2 e éd., op. cit., p. 226
La défense sociale nouvelle « postule philosophiquement le libre-arbitre mais demeure réservée sur ce problème, extérieur aux données et au  domaine de la politique criminelle appliquée. La politique criminelle d’action sociale que supposent ces doctrines repose largement, sinon sur la notion philosophique de responsabilité (qui échappe au domaine de l’action sociale), du moins sur la reconnaissance, l’utilisation et le développement de ce sentiment inné de la responsabilité que tout homme, y compris le délinquant, possède nécessairement en lui ». Ibid., p. 207.
La responsabilité constitue le « moteur essentiel du processus de resocialisation » Ibid., p. 294. « Le traitement imposé, parce qu’il a pour objet de rendre le délinquant conscient des valeurs et des exigences sociales, est bien d’abord une rééducation de la responsabilité ou, si l’on veut même, une thérapeutique de la liberté ». in ibid., p. 298.

https://www.penal.org/sites/default/files/files/RIDP_1990_1_2.pdf

La défense sociale nouvelle est un mouvement doctrinal et pratique en droit pénal et en criminologie, formalisé par Marc Ancel en 1954. Cette doctrine émerge dans un contexte post-Seconde Guerre mondiale, marqué par une remise en question des systèmes répressifs traditionnels et une volonté de reconstruction des institutions pénales sur des bases plus humanistes et scientifiques. Ancel s’inscrit dans la lignée des critiques des écoles classique (focalisée sur la rétribution) et positiviste (focalisée sur la dangerosité du délinquant), tout en intégrant des apports de la psychologie, de la sociologie et du droit comparé.

Principes Fondamentaux de la Doctrine

  1. Réadaptation Sociale comme Finalité Première
    La peine n’est plus conçue comme un châtiment ou une expiation, mais comme un instrument au service de la réadaptation sociale du délinquant. Ancel défend l’idée que la justice pénale doit viser à réinsérer l’individu en lui restituant sa « pleine valeur de personne humaine consciente de sa dignité et de ses responsabilités ».

  2. Rejet de la Peine-Expiation
    La doctrine rejette explicitement l’idée de souffrance infligée comme satisfaction d’un « idéal de justice absolue ». Elle s’oppose ainsi aux conceptions rétributives traditionnelles qui dominaient le Code pénal et l’école classique.

  3. Individualisation de la Peine
    Ancel prône une approche individualisée et prospective de la peine, basée sur l’étude de la personnalité du délinquant. Cette approche vise à prévenir la récidive en adaptant les mesures aux spécificités de chaque cas, plutôt qu’à appliquer des sanctions standardisées.

  4. Responsabilité comme Moteur de Resocialisation
    Bien que la doctrine postule philosophiquement le libre-arbitre, elle évite de s’engager dans des débats métaphysiques. Elle se concentre sur le sentiment de responsabilité comme réalité psychosociale à mobiliser pour favoriser la réinsertion. Le traitement pénal est ainsi conçu comme une « rééducation de la responsabilité ».

  5. Double Protection : Société et Individu
    La défense sociale nouvelle cherche à concilier la protection de la collectivité et l’intérêt de l’individu. En favorisant la réadaptation, elle sert à la fois le bien commun et les droits fondamentaux du délinquant.

Lien avec la Réforme Amor (1945)

La réforme Amor de 1945, initiée par Paul Amor (directeur de l’administration pénitentiaire), et la doctrine de Marc Ancel partagent des principes communs et s’inscrivent dans la même dynamique historique d’humanisation du système pénal :

  1. Convergence des Objectifs
    La réforme Amor visait explicitement à faire de la peine privative de liberté un moyen d' »amendement et de reclassement social du condamné ». Cette orientation est reprise et théorisée par Ancel, qui en fait le pilier de sa doctrine.

  2. Influence Mutuelle et Collaborations
    Paul Amor et Marc Ancel étaient des figures complémentaires de la réforme pénale d’après-guerre. Amor, praticien et administrateur, a mis en œuvre des mesures concrètes (comme la formation du personnel pénitentiaire et l’amélioration des conditions de détention), tandis qu’Ancel a fourni le cadre théorique et doctrinal. Ancel considérait d’ailleurs Amor comme l’une des « plus grandes figures de la doctrine pénale » de l’époque.

  3. Contextualisation Historique
    Les deux initiatives répondent aux mêmes urgences nées de la Seconde Guerre mondiale :

    • Rejet des exactions nazies et de l’inhumanité carcérale.
    • Nécessité de reconstruire un système pénal respectueux de la dignité humaine, conformément aux idéaux de la Résistance et de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
  1. Approche Humaniste et Scientifique
    La réforme Amor insistait sur le respect de la dignité du détenu et l’importance de l’enquête sociale (notamment pour les mineurs). Ancel intègre ces dimensions dans sa doctrine, en y ajoutant une réflexion structurée sur les fondements philosophiques et criminologiques de la réadaptation.

Critiques et Postérité

  • Critiques : La doctrine a été contestée pour son optimisme présumé quant à la capacité de réadaptation des délinquants, et pour sa tension entre libre-arbitre et déterminisme social.
  • Postérité : L’influence d’Ancel et d’Amor est visible dans les réformes ultérieures, comme celles de Robert Badinter en France, et dans les politiques pénales modernes prônant la réinsertion. La défense sociale nouvelle a également essaimé à l’international, avec des traductions de l’œuvre d’Ancel en espagnol, serbo-croate, anglais et italien.

La défense sociale nouvelle de Marc Ancel et la réforme Amor représentent deux facettes indissociables d’un même mouvement de modernisation du système pénal français. Toutes deux portent une vision humaniste et pragmatique de la justice, centrée sur la resocialisation du délinquant et le refus de l’inhumanité carcérale. Leur héritage perdure dans les débats contemporains sur la justice restorative et la prévention de la récidive.

Défense sociale nouvelle (Ancel, 1954) et Réforme Amor (1958–59)

Axes Défense sociale nouvelle (Marc Ancel, 1954) Réforme Amor (1958–59, ord. 23 déc. 1958)
Fondements philosophiques Primauté de la personne humaine ; le délinquant est un sujet de droit et non seulement un danger social. Humanisation de la justice pénale ; volonté de rapprocher droit pénal et exigences de réinsertion.
Finalité de la peine La peine vise avant tout la réadaptation et la resocialisation, non la rétribution. Introduction d’instruments privilégiant la réinsertion : probation, SME, alternatives à l’incarcération.
Individualisation Refus des peines fixes ; nécessité d’adapter la sanction à la personnalité et à l’évolution du condamné. Création du juge de l’application des peines (JAP) pour individualiser l’exécution ; souplesse dans le suivi.
Mesures en milieu ouvert Préférence pour des mesures de suivi éducatif, de probation, ou de contrôle hors prison. Développement du sursis avec mise à l’épreuve (SME) et du contrôle judiciaire comme alternatives à l’incarcération.
Prison Ultima ratio : la prison ne doit intervenir que si aucune autre mesure ne peut protéger la société. Volonté de limiter la détention provisoire par le contrôle judiciaire ; accent sur la réinsertion en milieu libre.
Lien théorie/pratique Doctrine criminologique et juridique influençant les orientations de la politique pénale. Traduction concrète de ces principes dans le droit positif français (procédure pénale et droit de la peine).
  • Marc Ancel pose les bases théoriques : le droit pénal doit défendre la société en réinsérant l’individu plutôt qu’en le neutralisant.

  • Jean Amor, par la réforme de 1958–59, introduit dans le système judiciaire des outils concrets d’individualisation et de réinsertion, faisant de la France l’un des premiers pays à institutionnaliser une justice de l’application des peines inspirée des principes de la Défense sociale nouvelle.

CARIO (2007) La justice restaurative :vers un nouveau modèle de justice pénale ?

La Justice restaurative ou réparatrice (restorative justice) connaît un succès remarquable, depuis environ une trentaine d’années un peu partout dans le monde, tant auprès des personnes directement concernées par le crime que des acteurs socio-judiciaires chargés d’en gérer les multiples conséquences. Sans doute parce que la Justice restaurative a le souci de tous et le désir d’ouverture du conflit à tous 2. En ce sens, infracteur, victime, proches, membres des communautés concernées sont invités à envisager ensemble, au sein du système de justice pénale, les conséquences du crime éprouvé et de trouver ensemble les solutions, équitables pour tous, pour sortir du conflit. Ce n’est donc pas par pur hasard que le Conseil National de l’Aide aux victimes (CNAV) a installé l’an dernier un groupe de travail chargé de « rechercher les voies permettant de développer la justice restaurative » dans notre pays. Ses conclusions doivent être présentées dans un très prochain rapport.

http://www.justicereparatrice.org/news/AJP_JR_sept_2007.pdf/at_download/file

FRANCE CULTURE (2012) LE BIEN COMMUN; Les rencontres détenus – victimes (12.01.2012)

A propos de la médiation pénale: Antoine Garapon reçoit Marie-José Boulay, co-fondatrice de l’association Aide aux parents d’enfants victimes (APEV). Il l’interroge sur les rencontres organisées à la Centrale de Poissy entre des parents d’enfants assassinés et des personnes incarcérées pour meurtre d’enfants.