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Le document « Important Things to Get Right About the ‘Neurobiology of Trauma‘ » est une série de bulletins de formation rédigée par Jim Hopper, avec des contributions de Kimberly A. Lonsway et Joanne Archambault. Il est publié par End Violence Against Women International (EVAWI) et se concentre sur la compréhension des aspects neurobiologiques du trauma, en particulier dans le contexte des agressions sexuelles.

1. Les bénéfices de comprendre la science (Partie 1)

  •  Le concept de « neurobiologie du traumatisme » est une synthèse de diverses recherches en neurosciences qui étudient comment le stress – qu’il soit modéré ou traumatique – influence le fonctionnement du cerveau. La neurobiologie du trauma combine plusieurs branches des sciences du cerveau pour expliquer les réponses courantes des victimes pendant et après une agression sexuelle. Il est important de comprendre que le terme « neurobiologie du trauma » est souvent utilisé de manière simplifiée et ne couvre pas toute la recherche scientifique sur le sujet.
  • Ce cadre aide les professionnels à avoir des attentes réalistes quant aux réponses des victimes d’agressions sexuelles.
  •  Connaître ces mécanismes permet d’écouter plus attentivement, de poser des questions ouvertes et d’éviter d’imposer des interprétations erronées sur le comportement individuel des survivants (Écoute Perceptive : Permet de mieux interpréter les récits des victimes, en reconnaissant les indicateurs de réponses de gel, de comportements habituels, et de dissociation) rappelant que chaque réaction reste unique.

2. Réponses des victimes pendant l’agression (Partie 2)

  • Plutôt que d’adhérer au schéma simpliste « fight or flight », l’article souligne que la majorité des victimes réagissent par des réflexes et des habitudes automatiques. Les réponses pendant une agression sexuelle sont souvent des réflexes de survie et des comportements habituels, plutôt que des choix rationnels.
  • Il détaille plusieurs réactions de survie :
    • le gel (freezing) : une inhibition brève et automatique du mouvement dès que le danger est perçu.
    • L’immobilité tonique et l’immobilité effondrée : des réponses plus marquées où, soit les muscles se raidirent, soit le corps perd toute tension, pouvant aller jusqu’à une sensation d’évanouissement.
    • La dissociation : un détachement involontaire des sensations physiques et émotionnelles pour atténuer la douleur du traumatisme.
  • Les comportements habituels, eux, sont souvent basés sur des expériences antérieures, comme des réponses passives apprises pour éviter les conflits.
  • L’article insiste sur le rôle de la « circuits de défense » du cerveau qui, en situation extrême, prend le dessus sur la pensée rationnelle (préfrontal cortex).
  • Même si des substances comme la noradrénaline, le cortisol, les opioïdes endogènes et l’oxytocine participent à ces réponses, il est préférable de penser en termes de circuits neuronaux plutôt que d’attribuer un comportement à une molécule spécifique.

3. Processus de mémoire (Partie 3)

  • Le document examine comment le stress et le traumatisme influencent l’encodage, le stockage et la récupération des souvenirs.
  • L’attention se focalise sur certains aspects de l’événement (les détails centraux, chargés émotionnellement) alors que les détails périphériques sont souvent moins bien encodés et tendent à disparaître rapidement.
  • Aucune personne ne peut se souvenir de « tout » lors d’un événement traumatique : la mémoire est fonction de l’attention portée et de la signification émotionnelle attribuée au moment de l’événement.
  • Importance des conditions de rappel : un environnement moins stressant et l’utilisation de questions ouvertes (accompagnées de rappels contextuels) peuvent améliorer la récupération d’informations, sans pour autant remettre en cause la fiabilité des souvenirs obtenus lors de rappels ultérieurs.
  • Sommeil et Mémoire : Le sommeil aide à préserver les détails centraux mais pas les détails périphériques; la réduction du stress, que ce soit par le sommeil ou d’autres moyens, améliore le rappel des mémoires.

Conclusion générale
La compréhension approfondie de la neurobiologie du traumatisme permet d’optimiser la manière dont les professionnels interrogent et soutiennent les victimes d’agressions sexuelles. En reconnaissant que les réponses – qu’elles soient automatiques, réflexives ou issues d’habitudes apprises – résultent d’un fonctionnement cérébral modifié par le stress, on peut adapter les techniques d’interrogatoire pour recueillir des informations précises sans imposer d’attentes irréalistes ou stigmatisantes.

Important-Things-to-Get-Right-About-the-Neurobiology-of-Trauma

Comprendre le psychotraumatisme

Le psychotraumatisme se produit lorsqu’une personne est confrontée à un événement qui menace son intégrité physique ou psychique, provoquant une réaction de peur intense, d’impuissance ou d’horreur. Ces événements dépassent les capacités d’adaptation normales de l’individu, créant une rupture dans son sentiment de sécurité et sa vision du monde.

Imaginons notre psychisme comme une bibliothèque bien organisée. Un événement traumatique est comme un violent tremblement de terre qui fait s’effondrer les étagères : les souvenirs traumatiques ne peuvent être rangés correctement avec les autres expériences de vie. Ils restent alors « actifs », non intégrés, et continuent d’influencer le présent comme si la menace était toujours d’actualité.

Mécanismes neurobiologiques du trauma

Lors d’un événement traumatique, notre cerveau réagit par une cascade de réponses :

1. L’amygdale, notre « détecteur de danger », s’active immédiatement et déclenche l’alarme.
2. L’hippocampe, responsable de la mémoire contextuelle, est souvent dépassé par l’intensité de l’expérience.
3. Le cortex préfrontal, siège de notre capacité à analyser rationnellement les situations, se trouve temporairement désactivé.

Ces perturbations expliquent pourquoi les souvenirs traumatiques sont stockés différemment des souvenirs ordinaires. Ils sont principalement encodés comme des sensations corporelles, des émotions intenses et des images fragmentées plutôt que comme un récit cohérent. Cette particularité est à la base des symptômes caractéristiques du trouble de stress post-traumatique (TSPT).

Manifestations cliniques des psychotraumatismes

Les symptômes du psychotraumatisme peuvent être regroupés en quatre catégories principales :

1. Reviviscences: Le passé traumatique fait intrusion dans le présent sous forme de flashbacks, cauchemars, ou pensées intrusives. Ces reviviscences sont vécues avec la même intensité émotionnelle que l’événement original, comme si le temps n’avait pas passé.

2. Évitement : La personne développe des stratégies pour éviter tout ce qui pourrait lui rappeler le trauma (lieux, personnes, conversations, pensées). Cet évitement peut s’étendre jusqu’à un détachement émotionnel général.

3. Altérations négatives des cognitions et de l’humeur : Croyances négatives persistantes sur soi-même ou le monde (« je suis brisé », « le monde est dangereux »), culpabilité, honte, diminution d’intérêt pour les activités auparavant appréciées.

4. Hyperactivation neurovégétative: État d’alerte permanent, troubles du sommeil, irritabilité, difficultés de concentration, réactions de sursaut exagérées. Le corps reste physiologiquement « sur ses gardes », comme si le danger était toujours présent.

Dans les cas de traumatismes complexes ou répétés, particulièrement ceux survenus pendant l’enfance, des symptômes additionnels peuvent apparaître, comme des difficultés relationnelles profondes, des problèmes d’identité et de régulation émotionnelle.

Comme le trauma laisse une empreinte profonde dans le corps, plusieurs approches intègrent la dimension corporelle :

Approches thérapeutiques du psychotraumatisme

La prise en charge du psychotraumatisme a considérablement évolué ces dernières décennies, s’orientant vers des approches intégratives qui prennent en compte les dimensions neurobiologiques, psychologiques et sociales du trauma.

1. Psychothérapies validées empiriquement

Thérapie cognitivo-comportementale focalisée sur le trauma (TCC-FT) : Cette approche aide la personne à identifier et modifier les pensées dysfonctionnelles liées au trauma, tout en l’exposant progressivement aux souvenirs traumatiques dans un cadre sécurisant. C’est comme réapprendre au cerveau que le souvenir n’est plus une menace actuelle.

EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : Développée par Francine Shapiro, cette thérapie utilise des stimulations bilatérales alternées (mouvements oculaires, tapotements) pendant que la personne se concentre sur le souvenir traumatique. Cette méthode facilite le retraitement adaptatif de l’information traumatique, permettant son intégration dans le réseau plus large des souvenirs autobiographiques.

Thérapie par exposition narrative : Particulièrement efficace pour les traumatismes culturels ou collectifs, cette approche aide à construire un récit cohérent de l’expérience traumatique, redonnant un sens et une chronologie aux événements fragmentés.

2. Approches corporelles et sensorimotrices

Thérapie sensorimotrice : Développée par Pat Ogden, elle se concentre sur les sensations physiques et les mouvements bloqués lors du trauma. En complétant ces mouvements inachevés dans un cadre sécurisant, la personne peut libérer l’énergie défensive figée. Bien que des études, comme un essai clinique randomisé pilote de 2020, montrent des effets positifs sur la conscience corporelle, l’anxiété et l’auto-apaisement chez les survivants de traumatismes, la validation scientifique reste limitée. Cette thérapie n’est pas encore considérée comme pleinement fondée sur des preuves, car peu d’études rigoureuses ont été menées. Cependant, elle gagne en crédibilité parmi les professionnels de la santé mentale, et des recherches supplémentaires sont en cours pour évaluer son efficacité, notamment pour les troubles liés au traumatisme complexe.

Neurofeedback : Cette technique permet à la personne de visualiser l’activité de son cerveau en temps réel et d’apprendre à la moduler, aidant ainsi à réguler les circuits neuronaux perturbés par le trauma.

Pratiques de pleine conscience adaptées au trauma : Ces techniques aident à développer une conscience moment-présent non jugeante, permettant graduellement de distinguer les sensations présentes des mémoires traumatiques.

3. Stabilisation et sécurité

Avant d’aborder directement le contenu traumatique, une phase de stabilisation est essentielle :

Psychoéducation : Comprendre les mécanismes du trauma normalise les réactions et redonne un sentiment de contrôle (« ce que je vis a du sens »).

Techniques de régulation émotionnelle : Apprentissage de méthodes pour gérer l’hyperactivation et l’hypoactivation (grounding, respiration diaphragmatique, cohérence cardiaque).

Création d’un espace de sécurité : Développement de ressources internes et externes sur lesquelles s’appuyer lorsque la détresse devient trop intense.

4. Approches pharmacologiques

Les médicaments peuvent jouer un rôle complémentaire :

Antidépresseur : Particulièrement les ISRS (inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), qui peuvent atténuer l’hyperréactivité et améliorer l’humeur.

Prazosin : Parfois utilisé spécifiquement pour réduire les cauchemars liés au trauma.

Recherches innovantes : Des études explorent l’utilisation de substances comme la MDMA ou la kétamine en contexte thérapeutique pour faciliter le traitement des souvenirs traumatiques.

Dimensions collectives et sociales du trauma

Le trauma ne se limite pas à une expérience individuelle. Les traumatismes collectifs (guerres, génocides, catastrophes naturelles) et les traumatismes transmis intergénérationnellement nécessitent des approches qui prennent en compte les dimensions sociales, culturelles et politiques.

Les notions de justice réparatrice, de reconnaissance sociale et de rituels communautaires peuvent jouer un rôle crucial dans les processus de guérison collective. De même, la création de récits partagés permet de donner sens aux expériences traumatiques collectives.

 Vers une société trauma-informed

De plus en plus, les professionnels de différents secteurs (éducation, santé, justice, services sociaux) adoptent une approche « trauma-informed » qui reconnaît la prévalence élevée des expériences traumatiques et adapte les pratiques en conséquence. Cette approche repose sur quelques principes fondamentaux :

1. Reconnaître l’impact généralisé du trauma
2. Identifier les signes et symptômes du trauma
3. Intégrer les connaissances sur le trauma dans les politiques et pratiques
4. Éviter activement la retraumatisation

Conclusion

La compréhension et la prise en charge du psychotraumatisme ont connu des avancées remarquables ces dernières décennies. D’une vision initialement centrée sur les symptômes, nous sommes passés à une compréhension intégrative qui reconnaît comment le trauma affecte l’être humain dans sa globalité – corps, émotions, cognitions, relations et sens de soi.

La guérison du trauma ne signifie pas nécessairement l’effacement du souvenir traumatique, mais plutôt son intégration dans la trame narrative de la vie. Comme l’a si bien exprimé Pierre Janet, un des pionniers dans l’étude du trauma psychique, il s’agit de transformer la « mémoire traumatique » en « mémoire narrative » – permettant ainsi que l’événement soit perçu comme appartenant véritablement au passé, et non plus comme une menace constamment présente.

Aller plus loin:

Le psychotraumatisme, englobant le traumatisme psychologique, implique plusieurs processus clés qui perturbent le fonctionnement mental :
  • Gestion des Émotions : Les expériences traumatiques conduisent souvent à des difficultés dans la gestion des émotions, entraînant une hypervigilance (réactions de combat ou de fuite) ou une dissociation (engourdissement émotionnel). Ces réponses peuvent se manifester par une hypervigilance, des comportements d’évitement et une instabilité émotionnelle, particulièrement dans le PTSD et les troubles associés. La recherche de Hardy et al. (2016) dans Frontiers in Psychology: Stress post-traumatique dans la psychose souligne comment la gestion des émotions, comme l’hypervigilance, médiatise le lien entre les abus sexuels dans l’enfance et les hallucinations auditives, soulignant son rôle dans les symptômes psychotiques.
  • Processus de Mémoire : Le traumatisme altère l’encodage et la récupération de la mémoire, entraînant des souvenirs fragmentés ou intrusifs vifs. Ceux-ci peuvent inclure des flash-back et des cauchemars, symptômes caractéristiques du PTSD. Brewin et al. (2010)  discutent de la manière dont le traumatisme améliore la mémoire perceptive, potentiellement menant à des intrusions décontextualisées expérimentées comme des hallucinations, comme soutenu par Walters et al. (2010).
  • Appréciations Cognitives : L’interprétation des expériences traumatiques et des symptômes subséquents joue un rôle crucial. Les croyances négatives, comme l’auto-blâme ou la perception de menace, peuvent aggraver les symptômes. 
Ces processus sont interconnectés, la gestion des émotions et la mémoire influençant les appréciations cognitives, créant un cycle qui peut perpétuer les troubles liés au traumatisme.
Processus Neurobiologiques du Psychotraumatisme
L’impact neurobiologique du traumatisme implique des changements systémiques et structurels dans le cerveau, affectant les réponses au stress et la santé mentale :
  • Dérégulation de l’Axe HPA : L’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA), responsable de la régulation des hormones de stress, est souvent dérégulé dans le traumatisme. Cela peut entraîner des niveaux élevés de cortisol, contribuant à des réponses de stress persistantes. Heim et al. (2008) dans Profils de l’axe HPA dans la dépression ont trouvé des profils distincts de l’axe HPA chez les femmes atteintes de dépression unipolaire et de traumatisme précoce, avec des concentrations accrues de CRH dans le liquide céphalorachidien liées à des abus physiques.
  • Structure et Fonction Cérébrale : Le traumatisme induit des changements dans des régions clés du cerveau. L’hippocampe, crucial pour la mémoire, montre une réduction du volume et de l’activation, comme vu dans Stein et al. (1997). Le cortex préfrontal, impliqué dans la fonction exécutive, et l’amygdale, centrale pour les réponses de peur, montrent également des altérations. Cross (2017) dans Développement neurobiologique dans le contexte du traumatisme de l’enfance discute de la manière dont l’activation chronique de l’HPA affecte ces régions, impactant les résultats cognitifs et émotionnels.
  • Systèmes de Neurotransmetteurs : Des altérations dans les systèmes de sérotonine, dopamine et noradrénaline sont liées à la régulation de l’humeur et du stress. Akiki et al. (2018) dans Études neurobiologiques de la psychopathologie liée au traumatisme soulignent ces changements de neurotransmetteurs comme cruciaux pour comprendre l’impact du traumatisme.
Ces processus neurobiologiques sous-tendent les symptômes psychologiques, créant une boucle de rétroaction les changements cérébraux exacerbent les difficultés émotionnelles et cognitives.
Traitements Fondés sur des Données Probantes pour le Psychotraumatisme
Des recherches récentes soutiennent plusieurs traitements fondés sur des preuves, adaptés à la nature complexe du traumatisme :
  • Thérapie Cognitive-Comportementale Centrée sur le Traumatisme (TF-CBT) : Cela intègre des techniques cognitives et comportementales, y compris l’exposition aux souvenirs de traumatisme, la restructuration cognitive pour défier les pensées négatives et l’entraînement à la relaxation. Elle est efficace pour les adultes et les enfants, avec des preuves solides des directives de 2017 de l’American Psychological Association.
  • Exposition Prolongée (PE) : La PE implique une exposition systématique aux souvenirs de traumatisme et aux situations connexes, réduisant la peur et l’évitement avec le temps. Elle est particulièrement efficace pour le PTSD, avec des recherches montrant une réduction significative des symptômes, comme noté dans Traiter le PTSD : Interventions fondées sur des preuves.
  • Thérapie de Traitement Cognitif (CPT) : La CPT se concentre sur l’identification et la modification des pensées inappropriées liées au traumatisme, comme l’auto-blâme ou la perception de menace. Elle est recommandée pour les vétérans et les survivants, avec des études comme celles dans Lignes directrices VA/DoD pour le PTSD soutenant son efficacité.
  • Désensibilisation et Reprogrammation par Mouvements Oculaires (EMDR) : L’EMDR implique de se rappeler le traumatisme tout en engageant une stimulation bilatérale (par exemple, mouvements oculaires), aidant à traiter et intégrer les souvenirs. Elle diffère des autres thérapies par le fait qu’elle ne nécessite pas une exposition prolongée, avec des preuves de Lignes directrices de traitement du PTSD de l’APA montrant son efficacité, surtout pour les traumatismes à événement unique.
  • Médicaments : Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (SSRIs), comme la sertraline, sont efficaces pour gérer les symptômes de PTSD, particulièrement lorsqu’ils sont combinés à une psychothérapie. Les directives du National Institute for Health and Clinical Excellence (Lignes directrices NICE sur le PTSD) notent leur rôle, bien que les preuves pour les enfants soient moins robustes, comme vu dans Traitement du PTSD chez l’enfant.
Résumé: 
Catégorie
Processus/Traitements Clés
Détails
Processus Psychologiques
Gestion des Émotions, Processus de
Mémoire, Appréciations Cognitives
Perturbations menant à l’hypervigilance,
souvenirs intrusifs et croyances négatives.
Processus Neurobiologiques
Dérégulation de l’Axe HPA,
Changements Cérébraux,
Systèmes de Neurotransmetteurs
Incluent déséquilibres de cortisol,
altérations des régions cérébrales et chimiques.
Traitements Efficaces
TF-CBT,
PE,
CPT,
EMDR,
Médicaments
Incluent thérapies pour pensées/comportements, 
exposition, traitement de mémoire et SSRIs.

Prise en charge groupale ou individuelle des addictions: l’approche « Seeking Safety » (Najajits 2002)

Comment fonctionnent les séances?

Format des séances:

INTRODUCTION

1. Arrivée
Pour savoir comment vont les patients. Les patients répondent à cinq questions.

Depuis la dernière séance :

  • (a) « Comment vous sentez-vous ? »
  • (b) « Qu’avez-vous fait de bien ? »
  • (c) « Avez-vous consommé des substances ou adopté d’autres comportements dangereux ? »
  • (d) « Avez-vous respecté votre engagement ? »
  • et (e) « Mise à jour des ressources communautaires » (jusqu’à 5 minutes par patient).

2. La citation
Pour aider les patients à s’engager émotionnellement dans la session. Un patient lit la citation à haute voix. Le thérapeute demande, « Quel est le point principal de la citation ? », et fait le lien avec la séance (2 minutes).

THÈME DE LA SÉANCE

3. Relier le sujet à la vie des patients
Relier le sujet de manière significative à l’expérience des patients. C’est le cœur de la session, en utilisant des exemples spécifiques et actuels de la vie des patients et en offrant un soutien intensif aux patients.
exemples spécifiques et actuels tirés de la vie des patients et en offrant une répétition intensive du matériel (30-40 minutes).
Protocole :

  • A. Demandez aux patients de consulter les documents (jusqu’à 5 minutes).
  • B. Relier le matériel aux problèmes actuels et spécifiques de la vie des patients.

FERMETURE

4. Vérification
Pour renforcer les progrès des patients et donner au thérapeute un retour d’information. Les patients répondent à trois questions :

  • (a)  « Citez une chose que vous avez retirée de la séance d’aujourd’hui (et tout problème lié à la séance) » ;
  • (b) « Quel est votre nouvel engagement ? »;
  • et (c) « Quelle ressource communautaire allez-vous appeler ? (jusqu’à 5 minutes)

Vérification en debut et en fin de séance

Vérification en debut (check-in)

Depuis la dernière session . . .
1. Comment vous sentez-vous ?
2. Qu’avez-vous fait de bien ?
3. Avez-vous consommé de l’alcool ou d’autres drogues ou adopté d’autres comportements dangereux ?
4. Avez-vous respecté votre engagement ?
5. Mise à jour des ressources communautaires ?

Vérification en fin de séance (CHECK-OUT)

1. Citez une chose que vous avez retirée de la session d’aujourd’hui (et les problèmes éventuels liés à la session).
2. Quel est votre nouvel engagement ?
3. Quelle ressource communautaire allez-vous appeler ?

Concepts fondamentaux du traitement

  • Rester en sécurité
  • Se respecter soi-même
  • Utiliser des moyens d’adaptation – et non des substances – pour échapper à la douleur
  • Faire en sorte que le présent et l’avenir soient meilleurs que le passé
  • Apprendre à faire confiance
  • Prenez soin de votre corps
  • Demandez de l’aide à des personnes sûres.
  • Pour guérir complètement du syndrome de stress post-traumatique, ne consommez plus de substances.
  • Si une méthode ne fonctionne pas, essayez-en une autre.
  • Ne jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais, jamais abandonner !

Lisa M. Najavits, PhD, est professeur adjoint à l’école de médecine Chan de l’université du Massachusetts (Worcester, MA) et directrice des innovations en matière de traitement. Elle a fait partie du corps enseignant de la Harvard Medical School (McLean Hospital) pendant 25 ans et de la Boston University School of Medicine (VA Boston) pendant 12 ans. Elle est spécialisée dans le développement de nouveaux modèles de conseil pour les traumatismes et les dépendances, la recherche sur les essais cliniques et les soins de proximité. Elle est l’auteur de plus de 200 publications professionnelles, ainsi que des livres Seeking Safety : A Treatment Manual for PTSD and Substance Abuse ; Finding Your Best Self : Recovery from Addiction, Trauma, or Both ; A Woman’s Addiction Workbook ; et Creating Change : A Past-Focused Treatment for Trauma and Addiction. Elle a été présidente de la Society of Addiction Psychology de l’American Psychological Association et a mené de nombreuses consultations sur les efforts de santé publique en matière de traumatisme et de toxicomanie, tant au niveau national qu’international, notamment auprès des National Institutes of Health, du Surgeon General, des Nations unies et de la Substance Abuse Mental Health Services Administration (administration des services de santé mentale et de toxicomanie). Elle fait partie de divers conseils consultatifs et a reçu plusieurs prix, dont le Betty Ford Award de l’Addiction Medical Education and Research Association, le Young Professional Award de l’International Society for Traumatic Stress Studies, le Early Career Contribution Award de la Society for Psychotherapy Research, le Emerging Leadership Award de l’American Psychological Association Committee on Women et le Distinguished Alumna Award du Barnard College (Université de Columbia). Elle est psychologue agréée dans le Massachusetts et exerce la psychothérapie. Elle a obtenu un doctorat en psychologie clinique à l’université Vanderbilt et une licence d’histoire avec mention au Barnard College (université de Columbia).

Sheela RAJA (2012) Surmonter les traumas et les syndromes de stress post traumatiques : Manuel intégrant les apports des thérapies d’acceptation et d’engagement (TAE), des  thérapies comportementales dialectiques (TCD), de des thérapies cognitivo-comportementales (TCC).

« Une approche puissante pour commencer votre rétablissement »

Si vous avez vécu un événement traumatique, vous pouvez ressentir toute une gamme d’émotions, comme l’anxiété, la colère, la peur et la dépression. La vérité est qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de réagir à un traumatisme ; mais il existe des moyens de guérir de votre expérience et de découvrir votre propre capacité de résilience, de croissance et de rétablissement. Le livre « Vaincre les traumatismes et le PTSD » propose des traitements efficaces et éprouvés basés sur la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la thérapie comportementale dialectique (TCD ou DBT) et la thérapie cognitivo-comportementale (CBT) pour vous aider à surmonter les symptômes physiques et émotionnels des traumatismes et du syndrome de stress post-traumatique (SSPT ou PTSD). Ce livre vous aidera à trouver un soulagement aux souvenirs intrusifs douloureux , des insomnies ou d’autres symptômes que vous pouvez ressentir. Il comprend également des fiches de travail, des listes de contrôle et des exercices pour vous aider à vous sentir mieux et à entamer votre voyage sur le chemin de la guérison.

Ce livre vous aidera à :

  • à gérer votre anxiété et à cesser d’éviter certaines situations
  • à faire face aux souvenirs douloureux et aux cauchemars
  • déterminer si vous avez besoin de consulter un thérapeute
  • développer un système de soutien pour vous aider à guérir et à aller de l’avant.

Sheela RAJA est psychologue et professeur adjoint à l’Université de l’Illinois à Chicago. Elle a publié de nombreux articles explorant la relation entre la santé physique et les événements traumatiques.

Susan M. Orsillo, PhD, est professeur de psychologie à l’université Suffolk de Boston. Elle a écrit et publié de nombreux articles sur la pleine conscience, l’anxiété et la psychothérapie.

Les éléments communs de la TCC, de la TCD et de l’ACT

« Récemment, la combinaison et l’intégration de ces traitements ont suscité un grand intérêt, car ils partagent certains éléments communs.  Par exemple, ces trois thérapies mettent l’accent sur l’exposition à vos sentiments et émotions (par opposition à leur évitement). Tous les traitements mettent également l’accent sur les compétences pratiques en matière de résolution de problèmes et sur le développement d’une conscience de vos pensées et de vos émotions lorsqu’elles surviennent. (Hoffman, Sayer et Fang 2010). Les compétences en matière de pleine conscience, que l’on retrouve dans les approches ACT et TCD, peuvent améliorer la thérapie TCC traditionnelle en vous aidant à réduire votre évitement des pensées et des sentiments liés au traumatisme (Thompson, Arnkoff, et Glass 2011). La pleine conscience peut également accroître votre flexibilité cognitive, ce qui vous aide à voir les choses sous différents angles. Il s’agit d’une compétence essentielle pour vous aider à créer des liens avec d’autres personnes et à ressentir un plus grand sentiment de connexion interpersonnelle (Cukor et al. 2009 ; Follette, Palm et Pearson 2006).  L’apprentissage des compétences de la TCD peut également vous aider à vous préparer aux approches de la TCC (par exemple, la thérapie d’exposition) en réduisant les comportements suicidaires et en améliorant votre tolérance à la détresse (Becker et Zayfert 2001).

Fondamentalement, une taille unique ne convient pas à tous en termes de traitement des traumatismes. Gray et ses collègues (2012) ont découvert que certains aspects de la thérapie d’exposition peuvent être améliorés en utilisant des techniques axées sur vos pensées et des exercices axés sur une vie en accord avec vos véritables valeurs (compatibles avec l’ACT. L’intégration de ces traitements et l’utilisation de techniques spécifiques pour cibler des symptômes spécifiques semble très prometteuse pour le traitement du PTSD (Roemer et Orsillo 2009). Par exemple, la TCD semble être très efficace pour réduire les comportements suicidaires et pour aider les gens à gérer leurs émotions (Linehan et al. 2006). Et l’ACT semble être efficace pour aider les gens à cesser d’éviter leurs émotions et à reprendre contact avec leurs pensées et sentiments internes (Chawla et Ostafin 2007 ; Vujanovic et al. 2009). »

Exemple d’exercice (parmi de nombreux exemples):

Créer une métaphore du changement (chapitre 5)

Objectif : Créer votre propre métaphore du changement, ce qui vous permettra d’avoir une perspective différente sur vos pensées liées au traumatisme et vous encouragera à faire face aux situations et émotions difficiles. Vous pouvez créer des métaphores qui mettent l’accent sur votre volonté de vivre des émotions difficiles, et des métaphores qui mettent l’accent sur le changement et le contrôle de votre situation. Expérimentez les métaphores pour trouver celle qui vous convient.

Instructions : Lisez les exemples ci-dessous. Créez ensuite votre propre métaphore pour faire face aux situations, pensées et sentiments liés au PTSD que vous évitez. Si vous avez du mal à vous lancer, pensez à une activité, une chose ou un endroit que vous aimez ou qui vous inspire et servez-vous-en pour créer la métaphore.

Exemple 1 :

Ma métaphore du changement est un jardin. Je pense que je dois considérer ma vie comme un jardin. J’aurais aimé avoir une cour pleine de roses et de nombreux plants de légumes. Mais je sais qu’une grande partie de mon jardin est trop ombragé et pas assez pluvieux pour faire pousser des laitues. Je vais donc accepter le jardin que j’ai, où je remarque les hostas verts qui poussent bien et quelques pissenlits jaunes sur le sol.

Exemple 2 :

Ma métaphore du changement est mon salon. Je déteste vraiment la couleur marron, mais la plupart des meubles et des murs de mon salon sont bruns. J’évite totalement mon salon. La forme de la pièce n’est pas bonne non plus : elle est trop longue et trop étroite, il est donc difficile d’y placer le canapé que je veux. Je n’y lis jamais de livres et je m’y assois rarement pour me détendre. Récemment, j’ai réalisé qu’éviter cette pièce ne la rendait pas moins marron et ne change pas sa forme – cela signifie simplement que j’ai moins d’espace pour me détendre. Je vais commencer à chercher comment refaire cette pièce pour en faire un endroit que je peux utiliser. Je suppose que cela signifie ouvrir la porte de cette pièce marron et trouver ce que je ce que je veux faire ensuite.

Exemple 3 :

Ma métaphore du changement est une île déserte. Je me sens comme si j’étais sur une île déserte et que la seule façon de retourner à la civilisation est d’utiliser un petit bateau pour ramer jusqu’au continent. Je sais que les eaux sont agitées et effrayantes, mais je vais garder mon objectif en tête. Ce sera un voyage incertain, mais la destination vaut le déplacement. Je vais faire ce voyage.

Exercice :

Ma métaphore du changement est :

Le Primary Care PTSD Screen for DSM-5 (PC-PTSD-5) est un questionnaire en cinq points conçu pour identifier les personnes souffrant probablement d’un syndrome de stress post-traumatique dans un contexte de soins primaires. La mesure commence par un élément qui évalue l’exposition à des événements traumatisants au cours de la vie. Si la personne interrogée nie avoir été exposée à des événements traumatisants, le PC-PTSD-5 se termine par un score de 0. Toutefois, si la personne interrogée indique qu’elle a été exposée à des événements traumatisants au cours de sa vie, elle doit répondre à cinq questions supplémentaires, par oui ou par non, sur la manière dont cette exposition à des événements traumatisants l’a affectée au cours du mois écoulé.

Le PC-PTSD-5 ayant été conçu pour identifier les répondants présentant un ESPT probable. Ceux dont le dépistage est positif doivent faire l’objet d’une évaluation plus approfondie, de préférence au moyen d’un entretien structuré tel que le Clinician-Administered PTSD Scale for DSM-5 (CAPS-5). L’administration d’un entretien clinique n’est pas toujours possible en raison des contraintes de temps et de personnel. Dans ce cas, il est recommandé de procéder à une évaluation supplémentaire à l’aide d’une mesure d’auto-évaluation validée. En particulier, la liste de contrôle de le SSPT pour le DSM-5 (PCL5) est un questionnaire d’auto-évaluation psychométriquement fiable qui peut être utilisé à cette fin.

Changements par rapport au précédent PC-PTSD pour le DSM-IV
Plusieurs révisions importantes ont été apportées au PC-PTSD lors de sa mise à jour pour le DSM-5 :

Le PC-PTSD demandait aux individus de répondre aux questions sur les symptômes du DSM-IV en se référant à une expérience « effrayante, horrible ou bouleversante », ce qui pouvait conduire les répondants à se référer à des événements qui, bien que stressants, n’étaient pas considérés comme des traumatismes de Critère A (par exemple, un divorce). Pour éviter cela, le PC-PTSD-5 demande aux répondants s’ils ont subi un ou plusieurs traumatismes antérieurs et donne des exemples d’événements qui répondent à ce critère (par exemple, agression sexuelle, guerre). Si les personnes interrogées n’ont été exposées à aucun événement traumatisant, elles ne remplissent pas le reste du questionnaire PC-PTSD-5. S’ils reconnaissent avoir été exposés à un ou plusieurs traumatismes, ils répondent aux questions sur les symptômes du DSM-5 PTSD liés à ce(s) traumatisme(s).

Le PC-PTSD comprenait quatre questions sur les symptômes du DSM-IV PTSD, tandis que le PC-PTSD-5 a ajouté une cinquième question pour évaluer si le répondant a éprouvé de la culpabilité et/ou un sentiment déformé de blâme concernant le(s) traumatisme(s). Cette question supplémentaire est conforme aux connaissances les plus récentes sur le diagnostic de l’ESPT, telles qu’elles sont décrites dans le DSM-5.

Cotation
Si une personne interrogée reconnaît avoir été exposée à un traumatisme, elle peut obtenir un score de 0 à 5 sur le PC-PTSD-5, qui correspond au nombre de réponses « oui » aux cinq questions sur la manière dont le traumatisme l’a affectée au cours du mois écoulé. Des recherches menées sur un vaste échantillon de patients des services de soins primaires ont montré qu’un seuil de 4 permettait d’équilibrer idéalement les faux négatifs et les faux positifs pour l’ensemble de l’échantillon et pour les hommes. Cependant, pour les femmes, un seuil de 4 a donné lieu à un nombre élevé de faux négatifs. Les praticiens peuvent envisager un seuil plus bas pour les femmes dans certains contextes si des ressources d’évaluation sont disponibles. En revanche, un seuil plus élevé peut être préférable si les ressources sont telles que les faux positifs réduiront considérablement la disponibilité des cliniciens. Étant donné que les paramètres de performance varient en fonction de l’échantillon, les cliniciens doivent tenir compte des caractéristiques de l’échantillon et des objectifs du dépistage lors de la sélection d’un seuil.

 

Primary Care PTSD Screen for DSM-5 – Français

 

1. Avez-vous vécu un ou plusieurs de ces événements suivants ?

(Vous pouvez cocher plusieurs cases.)

Un accident ou un incendie grave
Violence psychologique, physique ou sexuelle
Un tremblement de terre ou une inondation
Une guerre
Avoir vu quelqu’un se faire tuer ou être grièvement blessé
Un homicide ou le suicide d’un proche
Aucune de ces réponses [Skip 2]
2. Concernant les événements que vous avez vécus, au cours du dernier mois,…
  OUI NON
Avez-vous fait des cauchemars à propos de ces événements ou pensé à ces événements alors que vous ne le souhaitiez pas ?
Avez-vous fait de votre mieux pour ne pas penser à ces événements ou vous êtes-vous forcé d’éviter les situations qui vous rappelaient l’événement ?
Avez-vous été en état de super-alerte ou de vigilance ou sur vos gardes ?
vous êtes-vous senti.e détaché.e des gens, des activités ou de votre entourage?
Vous êtes-vous senti coupable ou incapable d’arrêter de vous blâmer ou de blâmer d’autres personnes pour les événements ou les problèmes que les évenements ont pu causer ?

Primary Care PTSD Screen for DSM5_FR

L’échelle d’impact des événements (IES ; Horowitz, Wilner & Alvarez, 1979 ; Zilberg, Weiss & Horowitz, 1982 ; Weiss & Marmar, 1997) est une échelle de 15 items conçue pour évaluer la détresse subjective liée à un événement spécifique de la vie. L’IES original ayant été mis au point avant l’inclusion de l’ESPT dans le DSM, l’IES-R a été conçu pour correspondre aux critères du DSM-IV pour l’ESPT.

Ainsi, alors que l’IES n’évalue que les symptômes d’intrusion et d’évitement, l’IES-R comprend des questions évaluant les symptômes d’hyperexcitation. D’une manière générale, les propriétés psychométriques de l’IES-R semblent bonnes et Weiss et Marmar (1997) ont rapporté que la consistance interne des trois sous-échelles était élevée.

version FR (non officielle): Impact of Events Scale Revised

VO: IES_ENG

Impact of Events Scale Revised (IES-R)

Weiss & Marmar (1997)

 

Instructions : Vous trouverez ci-dessous une liste de difficultés que les gens rencontrent parfois après des événements stressants de la vie.

Veuillez lire chaque élément, puis indiquer à quel point chaque difficulté a été pénible pour vous AU COURS DES SEPT DERNIERS JOURS en ce qui concerne __________________________, à quel point avez-vous été angoissé ou dérangé par ces difficultés ?

 

  Pas du tout Très peu Modére-ment Un peu Extrém-ement
Tout rappel de l’évènement a ravivé mes émotions à ce sujet

0

1

2

3

4

J’ai eu du mal à garder le sommeil

0

1 2 3

4

D’autres choses m’ont conduit à penser à l’événement

0

1 2 3

4

Je me suis senti irritable et en colère

0

1 2 3

4

J’ai évité de me laisser bouleverser ou de m’énerver quand j’y pensais ou qu’on me le rappelait

0

1 2 3

4

J’y ai pensé alors que je n’en avais pas l’intention de le faire

0

1 2 3

4

J’ai eu l’impression que ca ne s’était pas produit ou n’était pas réel

0

1 2 3

4

Je me suis tenu à l’écart de ce qui me rappelait l’évènement

0

1 2 3

4

Des images me sont venues à l’esprit

0

1 2 3

4

J’étais nerveux et je sursautais facilement

0 1 2 3

4

J’ai essayé de ne pas y penser

0

1 2 3

4

J’étais conscient que j’avais encore beaucoup d’émotions à ce sujet, mais je n’y ai pas fait face.

0

1 2 3

4

Mes émotions à ce sujet étaient en quelque sorte engourdis

0

1 2 3

4

Je me suis surpris à agir ou à me sentir comme si j’étais revenu à cette époque

0

1 2 3

4

J’ai eu des difficultés à m’endormir

0

1 2 3

4

J’ai eu des vagues d’émotions fortes à ce sujet

0

1 2 3

4

J’ai essayé de l’effacer de ma mémoire

0 1 2 3

4

J’ai eu du mal à me concentrer

0

1 2 3

4

Les rappels de cet événement m’ont causé des réactions physiques, comme la transpiration, des difficultés à respirer, des nausées ou des battements de cœur

0

1 2 3

4

J’en ai rêvé

0

1 2 3

4

Je me suis senti(e) vigilant(e) ou sur mes gardes

0

1 2 3

4

J’ai essayé de ne pas en parler

0

1 2 3

4

 

 

L’évaluation PDS est conçue pour faciliter le diagnostic de l’état de stress post-traumatique (ESPT) et la quantification de la gravité des symptômes. Le PDS est un questionnaire d’auto-évaluation en 49 points. conçu pour correspondre aux critères diagnostiques du DSM-IV pour le SSPT. Le PDS a démontré une excellente cohérence interne dans l’ensemble et une très bonne cohérence interne pour les sous-échelles de symptômes.  La validité de cette échelle a également été démontrée (Orsillo, 2001).

Version FR (non officielle): PDS_FR

VO: PDS_ENG

Post-traumatic diagnostic scale (PDS)

Foa, Cashman, Jaycox & Perry, 1997

E. B., McLean, C. P., Zang, Y., Zhong, J., Powers, M. B., Kauffman, B. Y., Knowles, K. (2016) [1]

 

 Veuillez indiquer le nombre d’événements suivants dont vous avez été témoin ou vécu : 

¨  Accident ou incendie

¨  Catastrophe naturelle

¨  Agression non sexuelle (agresseur connu)

¨  Agression non sexuelle (agresseur inconnu)

¨  Agression sexuelle (agresseur connu)

¨  Agression sexuelle (agresseur inconnu)

¨  Zone de combat ou de guerre

¨  Abus sexuel

¨  Emprisonnement

¨  Torture

¨  Maladie mettant la vie en danger

¨  Autre

Veuillez indiquer lequel des événements ci-dessus vous a le plus perturbé au cours du mois écoulé et  décrivez brièvement l’événement dans l’espace prévu à cet effet. 

 

 

 

 Veuillez-vous référer à l’événement ci-dessus pour répondre aux questions suivantes. 

1. Avez-vous subi des blessures physiques à la suite de l’événement ? OUI NON
2. L’événement a-t-il causé des dommages corporels à quelqu’un d’autre ? OUI NON
3. Avez-vous eu le sentiment que votre vie ou celle de quelqu’un d’autre était en danger au moment de l’événement ? OUI NON
4. Avez-vous éprouvé un sentiment d’impuissance ou de terreur au moment de l’événement ? OUI NON

 

Les questions suivantes se réfèrent à la fréquence à laquelle vous avez ressenti ces symptômes au cours du mois dernier: 

 0

1

2

3

De temps en temps

Une fois par semaine ou moins

Une partie du temps

2 fois / semaine

La moitié du temps

3 – 4 fois / semaine

Presque toujours

5 + fois / semaine

 

1. Avoir des pensées ou des images bouleversantes à propos de l’événement traumatique qui vous viennent à l’esprit alors que vous ne le souhaitiez pas. 0 1 2 3
2. Faire des mauvais rêves ou des cauchemars à propos de l’événement traumatisant 0 1 2 3
3. Revivre l’événement traumatique, agir ou se sentir comme s’il se reproduisait. 0 1 2 3
4. Se sentir émotionnellement bouleversé lorsque l’on vous rappelle l’événement traumatique (par exemple, peur, tristesse, colère, culpabilité, etc.) 0 1 2 3
5. Réactions physiques lorsque l’événement traumatique vous est rappelé (par ex. l’événement traumatique (par exemple, transpiration, battements de cœur rapides) 0 1 2 3
6. Essayer de ne pas penser à l’événement traumatisant ou de ne pas éprouver de sentiments à son sujet 0 1 2 3
7. Essayer d’éviter les activités, les personnes ou les lieux qui vous rappellent l’événement traumatique 0 1 2 3
8. Incapacité à se souvenir d’un aspect important du traumatisme 0 1 2 3
9. Avoir beaucoup moins d’intérêt ou participer beaucoup moins souvent à des activités importantes 0 1 2 3
10. Sentiment d’éloignement ou de coupure avec les personnes qui vous entourent 0 1 2 3
11. Sentiment d’engourdissement émotionnel (par exemple, incapacité de pleurer ou d’éprouver des sentiments affectueux) 0 1 2 3
12. Sentiment que vos projets d’avenir ou vos espoirs ne se réaliseront pas (par exemple, vous n’aurez pas de carrière, de mariage, d’enfants ou de longue vie) 0 1 2 3
13. Difficulté à s’endormir ou à rester endormi 0 1 2 3
14. Se sentir irritable ou avoir des accès de colère 0 1 2 3
15. Difficultés à se concentrer (par exemple, dériver dans une conversation, perdre le fil d’une histoire à la télévision, oublier ce que vous avez lu). 0 1 2 3
16. Être trop vigilant (par exemple, vérifier qui est autour de vous, être mal à l’aise en tournant le dos à une porte, etc.) 0 1 2 3
17. Être nerveux et facilement surpris (par exemple lorsque quelqu’un s’avance derrière vous) 0 1 2 3

 

Veuillez indiquer si vos symptômes ont interféré avec les domaines suivants au cours du dernier mois:

1. Travail OUI NON
2. Tâches ménagères OUI NON
3. Amitiés OUI NON
4. Relations familiales OUI NON
5. Activités ludiques et de loisirs OUI NON
6. Travail scolaire OUI NON
7. Vie sexuelle OUI NON
8. Satisfaction générale de la vie OUI NON
9. Niveau général de fonctionnement OUI NON

 

[1]  E. B., McLean, C. P., Zang, Y., Zhong, J., Powers, M. B., Kauffman, B. Y., Knowles, K. (2016). Psychometric properties of the Posttraumatic Diagnostic Scale for DSM-5 (PDS-5). Psychological Assessment, 28, 1166-1171