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B. Gravier: Dangerosité: données actuelles, évaluation 

DIU de Psychiatrie Criminelle et médico-légale Poiters , 13/01/2012

Les jugements cliniques structurés
• Développés à partir de la critique des instruments actuariels qui figent le sujet dans une image statique
• Associent des facteurs dynamiques susceptibles d’évoluer sous l’effet du traitement aux facteurs statiques
• Permettent de développer des stratégies de gestion du risque
• Associent maintenant des échelles d’évaluation du risque à des échelles évaluant des facteurs de protection

http://www.senon-online.com/

« Les programmes pour délinquants violents »  par Ralph C. Serin e t Denise L. Preston, Direction de la recherche, Service correctionnel du Canada »

 » Ce qui donne des résultats dans le système correctionnel, Revue  » FORUM – Recherche sur l’actualité correctionnelle » Volume 12, numéro 2 ,mai 2000

 La préoccupation relative aux délinquants violents s’est accentuée à la suite de l’insistance qu’on a mise sur l’évaluation du risque au cours des dix dernières années. Il ne faut donc pas s’étonner que, en plus des changements apportés aux peines et aux politiques, les administrations correctionnelles veillent maintenant au traitement et à la gestion des délinquants à risque élevé et des délinquants violents. Dans cet article, nous fixons notre attention sur les interventions et les programmes pour délinquants violents qui visent à réduire la récidive et qui peuvent être liés aux besoins particuliers de ces délinquants en matière de traitement plutôt qu’à la criminalité en général.

 

Orientations futures
Malgré la préoccupation à l’égard des délinquants violents, on s’étonne qu’il existe si peu de documentation
sur les traitements efficaces à leur i n t e n t i o n , particulièrement lorsqu’on fait la comparaison a v e c
d’autres groupes, comme les délinquants sexuels et ceux qui ont commis des actes de violence conjugale.
La plupart des études rapportent des effets positifs post-traitement, mais ceux-ci ont surtout été enregistrés dans les autoévaluations, sans se traduire par une amélioration des taux de récidive. Jusqu’à présent, l’évaluation de l’efficacité des traitements a été brouillée par la trop grande confiance accordée aux questionnaires d’autoévaluation, l’absence de groupes témoins et la difficulté à définir les délinquants violents. La multiplication des programmes pour délinquants violents repose implicitement sur l’espoir que ces programmes entraîneront une diminution de la récidive violente. Les résultats des programmes déjà
mis en œuvre sont encourageants, sans pour autant être entièrement probants. Mais les délinquants qui
terminent les programmes paraissent néanmoins plus susceptibles de réussir. Les études les plus
impressionnantes quant aux méthodes utilisées et aux résultats obtenus concernent des programmes qui
s’adressaient aux jeunes et qui comportaient une approche multisystémique. Il faudrait donc s’efforcer
de mieux intégrer les pratiques exemplaires tirées de ces programmes dans les programmes de traitement
pour les délinquants violents adultes. Les programmes destinés aux jeunes insistent davantage sur l’acquisition d’habiletés relatives à la dynamique familiale et à la résolution de problèmes, comparativement aux programmes pour adultes qui, eux, sont axés sur la maîtrise de la stimulation de la colère. Mais cette formule est en train de changer. En effet, les modèles conceptuels qui intègrent la stimulation, l’autocontrôle et le schéma cognitif s’avéreront peut-être fort utiles aux cliniciens qui s’efforcent d’offrir des programmes adaptés à un éventail de types de délinquants violents. Il s’agit là de la direction vers laquelle les administrations correctionnelles semblent vouloir s’orienter, c’est-à-dire accroître la diversité des programmes offerts. Quelle est l’incidence de l’intégration du traitement aux stratégies de gestion du risque dans le cas des délinquants violents ? Dans les programmes visant la prévention de la rechute, le cycle de délinquance fournit un mécanisme permettant de découvrir les antécédents ou les facteurs proximaux relatifs à l’usage que fait le délinquant de la violence. De plus, dans les programmes comportant des évaluations du risque détaillées, le traitement donne l’occasion de formuler des commentaires au sujet de la nature et de l’intensité de l’aide postpénale et de la surveillance dans la collectivité. Des règles explicites relatives aux décisions, pour protéger les cliniciens de leur optimisme sans bornes, pourraient favoriser l’intégration de traitements efficaces dans les stratégies de gestion du risque. On constate un consensus grandissant concernant les « bonnes » composantes d’un programme de traitement, les façons de résoudre le problème de la résistance au traitement et les méthodes permettant de démontrer l’efficacité d’un programme de traitement et les effets positifs qui en résultent. Tout aussi importants les uns que les autres, ces différents moyens sont de plus en plus appliqués à l’objectif de réduction de la délinquance violente.

http://www.csc-scc.gc.ca/text/pblct/forum/e122/122k_f.pdf

 

 

Les tueurs en série sont des sources d’inspiration pour des romans ou des films tels que le Silence des Agneaux, Seven ou le Collectionneur.

Mais aucun n’est aussi célèbre que le personnage de Thomas Harris, le Docteur Hannibal Lecter. Avant Lecter, Albert Fish, Jeffrey Dahmer, Ted Bundy et d’autres faisaient déjà règner la terreur.

le propos de SERIAL KILLERS est d’étudier trois tueurs en série notoires, dont la particularité est d’avoir mangé de la chair humaine. Le ton est donné. On va nous parler « des vrais Hannibal Lecter ». De Albert Fish à Andreï Chikatilo, en passant par Jeffrey Dahmer, on se prépare à une plongée terrifiante dans des démences qu’on ne pourrait jamais imaginer possibles, et pourtant…

 

TED TALKS; Philip Zimbardo (2008) Comment des gens ordinaires deviennent des monstres… ou des héros.

Philip Zimbardo sait comme il est facile pour des gens aimables de mal tourner. Dans cette présentation, il partage ses pensées et des photos inédites et difficiles des procès d’Abu Ghraib. Il parle ensuite de l’aspect opposé : comme il est facile de devenir un héros, et comment nous pouvons tous relever le défi.

Philip Zimbardo was the leader of the notorious 1971 Stanford Prison Experiment — and an expert witness at Abu Ghraib. His book The Lucifer Effect explores the nature of evil; now, in his new work, he studies the nature of heroism.

 

 

Maladie mentale et milieu judiciaire: un cours de Anne Crocker en 2008

Anne Crocker

Chercheuse, Institut Douglas
Directrice, Thème de recherche, Services, politiques et santé des populations, Institut Douglas
Directrice adjointe, Politiques et échange des connaissances, Institut Douglas
Professeure agrégée, Département de psychiatrie, Université McGill

Anne Crocker, Ph.D., chercheuse, donne un cours dans le cadre de l’École Mini Psy 2008.

  • Connaître l’état de la judiciarisation de la maladie mentale en Amérique du Nord, et plus particulièrement au Canada
  • Comprendre les enjeux que cette judiciarisation soulève
  • Explorer les pistes de solutions, tel que le projet de Tribunal pénal de Montréal.

B. Gravier, Y. Lustenberger (2005) – L’évaluation du risque de comportements violents : le point sur la question 

La survenue d’un acte violent pose la question de la structure psychique de celui qui commet cet acte. L’anticipation de la dangerosité va bien au-delà de cette question. Elle doit tenir compte du contexte, de ce que l’auteur peut induire chez ceux qui l’approchent et de la réponse qui va suivre l’évaluation. Les travaux récents préfèrent se focaliser sur l’évaluation du risque de comportements violents. Un certain nombre d’instruments ont ainsi été élaborés pour contribuer à cette évaluation. Ceux-ci sont de deux sortes : certains privilégient la définition d’une probabilité statistique, dite actuarielle, d’autres contribuent à l’élaboration de jugements cliniques. La psychopathie, sa définition et sa compréhension tiennent une place centrale dans ce processus qui permet de définir un certain nombre d’indicateurs utiles autant à la gestion qu’à l’élaboration d’une clinique du risque violent.

http://senon-online.com/Documentation/telechargement/3cycle/Droit/ENM/ENM%202009/gravier.pdf

EMISSION LA TÈTE AU CARRE: Sociologie de la violence (29/12/2011)

A en croire le discours ambiant, nous vivrions dans une société de plus en plus violente. Mais au-delà des chiffres assénés par les politiques et des faits-divers mis en avant dans les médias, l’explosion de la violence est-elle confirmée par les études sociologiques ? Est-il possible de mesurer scientifiquement la délinquance ?

On en parle, ce jeudi, avec deux sociologues : Laurent Mucchielli (en duplex de France Bleu Gard Lozère) et Philippe Robert.