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Le rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE), intitulé « La réinsertion des personnes détenues : l’affaire de tous et toutes » (2019), offre une analyse approfondie des défis liés à la réinsertion des personnes détenues en France, avec des recommandations concrètes pour améliorer les politiques publiques.
Le rapport s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes sur l’efficacité du système pénitentiaire français en matière de réinsertion. Adopté le 26 novembre 2019, il fait suite à une saisine du Premier ministre et s’appuie sur un précédent avis de 2006 qui avait déjà alerté sur les lacunes en matière de réinsertion. Malgré des avancées, comme la création du Contrôleur général des lieux de privation de liberté et la loi pénitentiaire de 2009, les progrès restent insuffisants. La surpopulation carcérale est un enjeu majeur, avec près de 71 000 personnes détenues en 2019, contre 60 000 en 2006, et des établissements souvent surchargés (occupation moyenne des maisons d’arrêt à 138 %). Cette situation est exacerbée par une politique centrée sur la sécurité plutôt que sur la réinsertion, avec un ratio d’un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) pour 80 personnes sous supervision, loin des normes européennes.
Le rapport souligne que la prison peut avoir des effets désocialisants, déresponsabilisants, créant ou aggravant des ruptures sociales, familiales et professionnelles. Cela est particulièrement marqué pour les courtes peines, qui représentent 62 % des condamnations (inférieures à deux ans) et 46 % (inférieures à un an), mais qui ne permettent pas une préparation adéquate à la sortie.
Données et statistiques
Les données présentées dans le rapport offrent un éclairage précis sur la situation. Les taux de récidive varient fortement selon le type de libération :
  • 63 % pour les sorties sèches (sans accompagnement), ce qui reflète les difficultés de réinsertion sans soutien.
  • 39 % pour les libérations conditionnelles, indiquant un effet protecteur du suivi post-libération.
  • 34 % pour les peines de travail d’intérêt général (TIG), montrant l’efficacité relative des mesures communautaires.
D’autres chiffres soulignent les obstacles à la réinsertion :
  • Seulement 28 % des détenus ont un travail rémunéré en prison, contre 46,2 % en 2000, avec 1 205 postes pour 2 294 opérateurs dans des secteurs comme la confection, le bois ou la métallurgie, souvent des emplois peu qualifiés (tri, nettoyage) ne développant pas de compétences transférables.
  • 14 % des détenus bénéficient d’une formation professionnelle, malgré un coût mensuel moyen de 200 € par détenu pour des services comme la cantine, la télévision ou le téléphone.
  • En 2017, 28 % des personnes libérées n’avaient pas de logement, un facteur aggravant le risque de récidive.
  • Le profil des détenus montre que 44 % ont entre 18 et 30 ans, 76 % ont un niveau d’éducation inférieur ou égal au CAP, et 9 % sont sans domicile fixe, ce qui complique leur réinsertion.
Le budget de la justice en France (65,9 € par habitant) est également inférieur à celui de pays comparables comme l’Allemagne (121,9 €), les Pays-Bas (119,2 €) ou la Suède (118,6 €), limitant les ressources pour des programmes de réinsertion.
Recommandations et axes d’action
Le rapport propose quatre axes principaux pour transformer le système et favoriser la réinsertion, avec des mesures concrètes et des objectifs chiffrés :
  1. Développer les alternatives à l’incarcération :
    • Faire des alternatives une priorité de la politique pénale, avec des outils comme la surveillance électronique (2 376 peines en 2019), le TIG (36 614 peines) et les sursis avec mise à l’épreuve (120 572).
    • Atteindre 5 000 places en semi-liberté et en placement externe, contre 903 et 1 643 respectivement en 2019.
    • Améliorer la visibilité via des tableaux de bord et des indicateurs, et envisager de baisser le seuil d’ajustement des peines à deux ans (proposition rejetée par le ministre).
    • S’inspirer de modèles comme la Finlande, qui a réduit sa population carcérale de trois en 50 ans.
  2. Mettre en œuvre les moyens de la réinsertion :
    • Organiser les peines autour de la réinsertion, avec une individualisation des parcours.
    • Améliorer l’accès aux soins de santé, notamment avec des bilans de santé à l’entrée en détention, et garantir l’accès aux droits sociaux (identité, papiers de résidence).
    • Maintenir les liens familiaux, essentiels pour la réinsertion, et promouvoir la culture, le sport et l’expression des détenus.
    • Favoriser l’emploi et la formation, en transformant les contrats de travail en prison en outils couvrant les droits au chômage, à la retraite et à la formation. Par exemple, proposer des contrats spécifiques pour les détenus, avec des incitations pour les employeurs via la responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
    • Adresser les problèmes de logement, avec des référents SIAO (Service d’Insertion et d’Accès au Logement) et des structures de transition, notamment pour les courtes peines, en facilitant l’accès au logement social.
  3. Faire de la réinsertion un objectif partagé :
    • Créer un comité interministériel pour fixer des objectifs et des indicateurs de réinsertion, avec un service national autonome pour le suivi des personnes libérées.
    • Développer des comités locaux de réinsertion pour coordonner les acteurs (associations, collectivités, services publics).
    • Augmenter le nombre de CPIP pour respecter les normes européennes, avec un objectif d’un conseiller pour 60 personnes (contre jusqu’à 130 actuellement), nécessitant le recrutement de 1 300 nouveaux postes en 2019, dont 400 pour les SPIP (Services pénitentiaires d’insertion et de probation).
    • Assurer une diversité des profils dans le recrutement et la formation des CPIP, avec actuellement 60 % de diplômés en droit et seulement 7 % en travail social.
  4. Encourager le débat public et l’analyse :
    • Demander à la Cour des Comptes de comparer les coûts de la détention et des alternatives, pour démontrer l’efficacité économique des mesures communautaires.
    • Étudier les profils pénaux et sociaux des détenus, leur santé mentale et physique, et leurs parcours de réinsertion, pour mieux adapter les politiques.
    • Fixer des objectifs de réduction de la population carcérale par juridiction, avec des indicateurs clairs pour mesurer les progrès.
Le rapport souligne que la France reste en retard par rapport aux standards européens en matière de réinsertion, avec des conditions de détention souvent critiquées pour leur indignité. La ministre de la Justice, présente lors du vote, s’est engagée à une expertise des propositions, mais des doutes subsistent sur la mise en œuvre, notamment en raison des contraintes budgétaires et des priorités sécuritaires. Le vote a été largement approuvé (153 voix pour, 0 contre, 2 abstentions), reflétant un consensus sur l’urgence d’agir.

L’étude de la prison de la BBC (ou BBC Prison Study), menée en 2001 par les psychologues sociaux Stephen Reicher et Alexander Haslam, est une réponse critique à l’expérience de Zimbardo. Elle revisite la question du pouvoir des rôles sociaux (gardien/prisonnier) en intégrant des méthodologies plus rigoureuses et une perspective théorique différente.


1. Contexte et objectifs

  • Répliquer Zimbardo : Comprendre si les comportements oppressifs ou soumis découlent automatiquement des rôles institutionnels.

  • Critique de la « théorie de la situation » : Haslam et Reicher contestent l’idée que les individus soient passivement contrôlés par leur environnement. Ils privilégient une approche basée sur la théorie de l’identité sociale (l’identité de groupe et l’agence individuelle influencent les comportements).


2. Méthodologie

  • Participants : 15 hommes divisés aléatoirement en « gardes » et « prisonniers ».

  • Durée : 8 jours (contre 6 prévus initialement).

  • Consignes :

    • Les gardes ne reçoivent aucune instruction explicite pour être autoritaires (contrairement à Zimbardo).

    • Les prisonniers sont encouragés à s’organiser collectivement.

  • Éthique : Surveillance renforcée pour éviter les dérives traumatisantes.


3. Résultats clés

a. Les gardes ne deviennent pas naturellement tyranniques

  • Faible cohésion : Les gardes, sans directives claires, ont peiné à imposer leur autorité.

  • Manque de légitimité : Leur pouvoir a été contesté par les prisonniers, qui ont refusé de se soumettre.

b. Résistance des prisonniers

  • Solidarité collective : Les prisonniers ont développé une identité de groupe forte, organisant une rébellion pour renverser le système.

  • Effondrement du système : Face à la résistance, la hiérarchie s’est effondrée, et les participants ont choisi de créer une structure égalitaire.

c. Rebond autoritaire

  • En réaction au chaos, une minorité de participants a tenté d’instaurer un régime autoritaire, mais cela a échoué par manque de soutien collectif.


4. Principales conclusions

  • Le pouvoir des rôles n’est pas automatique : Contrairement à Zimbardo, les comportements ne découlent pas mécaniquement des rôles assignés.

  • L’agence individuelle et la dynamique de groupe :

    • Les individus peuvent résister aux systèmes oppressifs s’ils développent une identité collective solide.

    • La légitimité perçue de l’autorité est cruciale : si elle est contestée, le système s’effondre.

  • La tyrannie émerge de choix actifs : Elle n’est pas une conséquence inévitable de la situation, mais résulte de stratégies pour maintenir le pouvoir (ex : division des groupes).


5. Apports théoriques

  • Théorie de l’identité sociale (Tajfel, Turner) :

    • Les individus agissent en fonction de leur appartenance à un groupe et de leur désir de maintenir une image positive de ce groupe.

    • Les prisonniers ont résisté car ils ont construit une identité collective « anti-système ».

  • Critique du déterminisme situationnel : Haslam et Reicher montrent que les individus ne sont pas des « marionnettes » des rôles sociaux.


6. Implications pratiques

  • Gestion des institutions : Pour éviter les abus, il faut renforcer la légitimité perçue des leaders et permettre la participation collective.

  • Résistance aux systèmes oppressifs : La solidarité et l’action collective peuvent contrer la tyrannie.

  • Psychologie des organisations : Les dynamiques de pouvoir dépendent de la façon dont les groupes négocient leur identité.


7. Critiques et limites

  • Échantillon réduit : 15 participants, ce qui limite la généralisation.

  • Effet de l’observation : Les caméras de la BBC ont pu influencer les comportements (désirabilité sociale).

  • Contexte artificiel : Comme chez Zimbardo, la simulation reste éloignée d’une vraie prison.


8. Comparaison avec Zimbardo

Aspect Zimbardo (1971) Haslam & Reicher (2002)
Résultats Soumission totale des prisonniers Résistance et effondrement du système
Rôle des surveillants Encouragés à être tyranniques Aucune consigne explicite
Théorie dominante Déterminisme situationnel Agence individuelle + identité sociale
Message central « Les situations corrompent » « Les groupes peuvent résister »

Conclusion

L’étude de Haslam et Reicher complexifie l’héritage de Zimbardo en montrant que les systèmes oppressifs ne s’imposent pas sans résistance. Elle met en avant le rôle actif des individus et des dynamiques de groupe, offrant une vision plus nuancée (et moins pessimiste) de la psychologie sociale.

Pour aller plus loin :

FRANCE CULTURE (émission les pieds sur terre, 2025) « Je vous appelle depuis la prison d’Evin »

Détenu par la République islamique d’Iran depuis le 12 octobre 2022, Olivier Grondeau a été libéré jeudi 20 mars 2025. Nous avions commencé un dialogue avec lui, il y a quelques mois, où il nous racontait son arrestation, son procès et ses conditions de détention.

Cela faisait deux ans et cinq mois qu’Olivier Grondeau était détenu en Iran. Depuis la prison d’Evin à Téhéran, il imaginait ses premiers jours de liberté. « Ce dont je rêve, c’est d’entrer dans une petite pièce, de fermer la porte derrière moi, et d’être seul. »

Nous nous entretenions avec lui par téléphone depuis un peu moins de trois mois. Olivier Grondeau avait décidé d’intervenir dans les médias pour exiger sa libération ainsi que celle de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus, eux aussi, en Iran. Ces entretiens ont été aussi l’occasion pour lui de raconter son histoire. « Quand j’ai été arrêté, j’avais 31 ans. J’ai voyagé pendant des années d’Europe en Asie, presque toujours par la route, en traversant la Turquie, le Caucase, l’Iran et le sous-continent indien. […] J’étais parti en Inde à l’été 2014, et le voyage s’est transformé en un mode de vie qui me convenait. »

« Ces messieurs désiraient voir ma chambre, c’étaient des gens des services de renseignement »

C’est en Iran qu’il est arrêté. « C’était le matin du 12 octobre 2022 à Shiraz, grande ville du sud de l’Iran. J’étais sur le pas de ma porte, devant ma chambre, à l’auberge de jeunesse. Ça faisait une dizaine de jours que j’étais installé là-bas. Un matin, j’avais la mousse du dentifrice dans la bouche et il y avait quatre mecs en chemise qui tournaient sur la terrasse sur laquelle donnait ma chambre. Moi, je les ai pris pour des touristes au début. »

Sans beaucoup plus d’explication, Olivier Grondeau est escorté hors de l’auberge de jeunesse. « On est sorti de la chambre, ils m’encadraient, les quatre. On a traversé la terrasse où les touristes, les clients de l’hôtel commençaient à s’installer pour prendre leur petit-déjeuner. Je n’arrivais même pas à parler. Je voulais leur dire ‘mon prénom, c’est ça, je suis français, j’ai une ambassade, appelez-les’, mais j’étais tétanisé, donc j’ai rien dit. On a traversé la rue, il y avait leur voiture qui nous attendait. On est parti des petites ruelles du centre-ville, on a gagné le boulevard. À ce moment-là, ils m’ont tendu un bandeau. »

Dans les locaux des services de renseignement, menotté, il est interrogé. « On m’a demandé une sorte de résumé biographique. Tout ça, c’était en anglais. Après mes études, après mon métier, on en est arrivé à la période des voyages. Les questions se sont fait un petit peu plus précises. Ils m’ont demandé d’écrire une liste exhaustive de tous les pays dans lesquels j’étais allé avec les dates. Vous avez la consigne expresse de surtout ne pas vous retourner si jamais vous n’avez pas les yeux bandés. »

Gangs in prison: violence reduction and rehabilitation

« Nous avons lancé la dernière brochure sur nos services de réduction des gangs et de la violence en milieu carcéral.

Introduits pour la première fois à HMP Thameside en 2013, nous avons été sollicités pour aider à réduire le risque posé par les détenus impliqués dans des gangs. Le service Catch22 fonctionne désormais dans quatre autres prisons, avec un modèle spécifique pour les jeunes à HMYOI Feltham. Dirigé par des professionnels ayant une connaissance approfondie de la culture des gangs, ce service encourage les détenus à abandonner leur mode de vie.

L’engagement initial avec les participants permet d’identifier les problèmes liés à l’implication dans les gangs, avant que des stratégies de gestion des risques et de soutien ne soient mises en place. Grâce à notre programme d’intervention sur mesure, R.O.A.D (Rehabilitation Offering Another Direction), nous travaillons en étroite collaboration avec les participants afin d’évaluer leurs choix passés et de développer leurs compétences en matière de communication et d’adaptation pendant leur détention et au-delà. Un soutien supplémentaire permet d’identifier les possibilités d’éducation et d’emploi qu’ils pourront poursuivre après leur libération.

Si l’on ne s’attaque pas à l’affiliation aux gangs en détention, le cycle entre la violence de la rue et celle de la prison se poursuivra. Nos collaborations avec des organisations communautaires signifient que notre travail ne se limite pas à réduire la violence dans les prisons, mais qu’il permet une réinsertion réussie dans la communauté.

Cette brochure donne un aperçu des services de réduction des gangs et de la violence que nous proposons actuellement dans les prisons du Royaume-Uni.

Chaque année, Catch22 travaille avec 140 000 jeunes et adultes, concevant et fournissant des services qui renforcent la résilience et les aspirations des personnes et des communautés en Angleterre et au Pays de Galles. Dans 18 prisons, nous travaillons sur le contrôle de la détention et la gestion des délinquants, jusqu’à la médiation et la réinsertion à long terme. Nous offrons des services aux victimes et aux ressortissants étrangers en détention, et facilitons l’intervention et le soutien aux personnes en détention provisoire.

En 2022-2023, 20 156 personnes ont été soutenues par l’ensemble des services de détention de Catch22.

Nous travaillons sur l’ensemble du cycle de protection sociale. Cela signifie que nos services s’appuient sur une compréhension approfondie des problèmes qui conduisent les personnes à la criminalité, à l’implication dans des gangs et, en fin de compte, à une peine d’emprisonnement. Nos équipes s’appuient sur l’expertise de nos projets de lutte contre la toxicomanie, de nos écoles alternatives et de nos services de lutte contre l’exploitation des enfants, ainsi que sur les années de travail d’intervention précoce que nous avons menées au sein du système judiciaire.

Selon la dernière publication de l’ONS, les crimes à l’arme blanche ont augmenté de 5 % au cours de l’année écoulée, marquant une hausse inquiétante de la violence en Angleterre et au Pays de Galles (benkinsella.org.uk). Selon les registres de la police, 48 716 incidents impliquant un couteau ou un instrument tranchant ont été recensés, contre 46 367 l’année précédente (The Ben Kinsella Trust, 2024).

La sécurité supposée de l’association à un gang est convaincante, alors que les prisonniers emprisonnés et associés à un gang sont impliqués de manière disproportionnée dans des incidents violents. Nos recherches et notre expérience nous ont appris qu’il existe des moments propices à l’apprentissage pour encourager la sortie des gangs, ainsi que pour améliorer les environnements carcéraux qui connaissent des regroupements problématiques en détention, en répondant aux conséquences négatives qui découlent de l’implication des gangs en détention.

Une gestion efficace des risques est essentielle à une réhabilitation efficace. Sans elle, les équipes pénitentiaires doivent se concentrer sur la réactivité, en s’attaquant aux problèmes au fur et à mesure qu’ils se présentent, au lieu d’être en mesure d’élaborer une stratégie qui prévient la violence à long terme.

Réhabilitation et réinsertion :

Tirant les leçons de l’expérience, nous comprenons que pour véritablement réduire cette violence, nous devons proposer une alternative à la vie en bande et donner à chaque personne les moyens de suivre une nouvelle voie. Nos praticiens en détention offrent une occasion unique de permettre cela, de sorte qu’à la libération, chacun ait les meilleures chances de se réintégrer avec succès dans la société, voire de s’y épanouir.

Prix et reconnaissance

L’efficacité de nos services de détention innovants et primés en matière de lutte contre les gangs et la violence a été reconnue :

Butler Trust Award reçu en 2015 pour les services fournis par le HMP Thameside Gang service. Le chef de détention a fait référence à « l’engagement, la passion et la conviction » de notre équipe pour créer un environnement plus sûr à HMP Thameside. Les incidents violents sont passés de 86 à 26 par mois, soit 60 victimes de moins et « 60 familles de moins qui s’inquiètent de la sécurité de leurs proches en détention ».
Le certificat Butler Trust décerné au service Gang du HMYOI Feltham en 2018 reconnaît que : « Il existe des preuves documentées de changements comportementaux positifs chez bien plus de la moitié des participants aux cours, ce qui a eu un impact positif sur la réduction de la violence à Feltham. »
L’inspecteur en chef des prisons, Peter Clarke, a déclaré : « Le partenariat de HMP Thameside avec Catch22 pour réduire la violence des gangs était innovant et efficace » à la suite d’une inspection de l’Inspection des prisons de Sa Majesté, publiée en 2017.
Le service HMP Leeds a soutenu l’unité de réduction de la violence du West Yorkshire pour mener des recherches sur les gangs et la violence au sein de l’établissement. Cette recherche a conclu ce qui suit : « La présence de Catch22 à HMP Leeds a été bénéfique à la fois pour les détenus et le personnel ». Le rapport suggère que : « On pourrait envisager d’intégrer le financement des programmes Catch22, ainsi que d’étendre les offres de Catch22 dans la mesure du possible. »
Le rapport de l’IMB publié en 2023, à la suite d’un examen au HMP Thameside, indique que « la prison dispose d’une équipe de gangs efficace qui travaille en étroite collaboration avec la police et les travailleurs communautaires pour aider à identifier et à séparer les membres les plus importants des gangs. »

Impact de notre approche

En 2023, les services de garde des gangs de Catch22 ont vu :

  • 1 480 identifications précoces
  • 80% des participants démontrent une nette amélioration de leur comportement en détention à l’issue du programme R.O.A.D.
  • 92% des résolutions de conflits aboutissent à un résultat positif
  • 80% des participants démontrent une réduction des attitudes pro-criminelles à l’issue du programme R.O.A.D.
  • 100% des participants, qui se sont engagés dans la gestion de cas complexes (CCM), démontrent une amélioration des attitudes pro-sociales
  • 100 % des médiations aboutissent à un résultat positif
  • Augmentation de 63 % des participants qui se sentent en confiance pour signaler des problèmes d’implication dans des gangs à l’issue de la formation Catch22.
  • 56 % d’augmentation des participants qui ont déclaré avoir une bonne compréhension de la culture des gangs et de la violence juvénile grave après avoir suivi la formation Catch22.

Notre approche

Le service Catch22 Gangs and Violence Reduction Custodial soutient l’administration pénitentiaire en réduisant le risque posé par les détenus impliqués dans des gangs, ce qui permet en fin de compte de réduire le nombre d’incidents violents.

Notre approche consiste à proposer des alternatives à la sécurité et au statut supposés offerts par les gangs. Il s’agit d’une stratégie qui, d’après les recherches, est plus efficace que l’approche purement répressive utilisée dans de nombreuses prisons.

Nos services sont fournis par des praticiens spécialisés dans les gangs, qui ont une expertise et une connaissance des gangs et de leur contexte, tant dans la communauté qu’à l’intérieur de la prison. Ces spécialistes identifient la nature spécifique et l’impact de l’implication des gangs au sein de l’établissement, et conçoivent des interventions ciblées en s’appuyant sur le contexte et l’expérience locaux. Ils travaillent au sein de la prison, en développant des informations avec d’autres équipes pénitentiaires, et soutiennent les accords de réinstallation et les opportunités avec les services de la communauté.

En travaillant au sein du régime pénitentiaire, mais indépendamment de celui-ci, Catch22 jouit d’une position unique et avantageuse. Cela signifie que nous sommes en mesure d’établir des relations de confiance avec les prisonniers, sans avoir à appliquer directement des mesures de punition et de sécurité.

Nos services se composent de six éléments distincts, chacun étant d’une importance vitale pour le maintien de la sécurité au sein de la prison et pour aider les personnes à modifier leur comportement.

Identification précoce et renseignements coordonnés :

Les spécialistes des gangs travaillent avec les nouveaux arrivants dans la prison pour identifier les risques et les points de tension potentiels, avant de mettre en place un plan pour prévenir les incidents liés aux gangs.

  • Programme R.O.A.D. : Le programme R.O.A.D. (Rehabilitation Offering Another Direction) fait partie intégrante de tous nos services. Nous utilisons une approche réparatrice et respectueuse des traumatismes pour permettre aux individus de réfléchir à leurs expériences et de se fixer des objectifs pro-sociaux pour leur vie.
  • Résolution des conflits et médiation : En cas d’incident violent survenu pendant ou avant la garde d’un enfant, notre service facilite les séances de médiation entre toutes les parties afin de résoudre le problème et de trouver une solution.
  • Gestion des cas complexes : Des séances individuelles permettent aux praticiens d’offrir un soutien individualisé et holistique aux principaux candidats, tels que ceux qui font l’objet d’un CSIP (actes de violence ou d’auto-isolation) ou d’un ACCT (pensées ou tentatives d’automutilation ou de suicide).
  • Réinsertion: En travaillant en étroite collaboration avec les équipes de réinsertion et de probation, nous pouvons nous assurer que les problèmes liés aux gangs sont pris en compte avant la libération et que les détenus bénéficient du soutien dont ils ont besoin pour maintenir les progrès accomplis.
  • Formation : Nous développons et dispensons des formations adaptées aux besoins de chaque établissement afin d’améliorer les connaissances et la confiance du personnel dans le travail avec les personnes impliquées dans des gangs et celles qui risquent d’être exploitées.

Catch22 peut être chargé de fournir tous les aspects du service, mais nous proposons également des éléments individuels.

Identification précoce et renseignements coordonnés

Les spécialistes des gangs rencontrent les nouveaux détenus au cours du processus d’intégration, c’est-à-dire dans les 48 heures suivant leur arrivée à la prison.

Ils s’efforcent de comprendre les tensions et les rivalités au sein de la communauté afin d’identifier tout conflit potentiel. Cela leur permet de rassembler suffisamment d’informations pour recommander des lieux de résidence appropriés et les restrictions de mouvement nécessaires avant le départ de l’individu de l’unité d’insertion.

Nos équipes travaillent également avec l’établissement pénitentiaire en collaborant avec les principaux services et agences impliqués dans la prise en charge et la gestion des détenus, en contribuant à l’examen des conflits et en menant régulièrement des recherches au niveau local. Nos équipes travaillent de manière proactive avec la police, le service national de probation, le tribunal et d’autres agences afin de planifier la gestion en toute sécurité de toute personne très connue qui entre dans la prison.

Réhabilitation offrant une autre direction (R.O.A.D.)

Le programme Rehabilitation Offering Another Direction (R.O.A.D.) vise à réduire les attitudes pro-criminelles, à proposer d’autres façons de penser et à promouvoir des alternatives à la violence.

Le programme vise à développer les capacités de réflexion, à améliorer les compétences en matière de communication et à sensibiliser aux stéréotypes et à l’impact de la perception.

Le programme a été conçu et créé par des praticiens des gangs du HMP Thameside et s’appuie sur des bases théoriques. Notre approche s’appuie sur une analyse documentaire approfondie, ainsi que sur les résultats d’une recherche menée par la Catch22 Dawes Unit en 2014.

R.O.A.D. se déroule généralement sur cinq jours, avec environ 12 participants par groupe. Cette durée peut toutefois être adaptée à chaque établissement. Le programme est interactif, pertinent et offre une forme alternative de réhabilitation qui s’est avérée plus efficace avec cette cohorte.

Résolution des conflits et médiation

Travailler avec des individus et des équipes au sein de la prison pour réduire les risques
Les spécialistes des gangs cherchent à identifier les détenus qui pourraient bénéficier d’une médiation. Les renseignements recueillis par les spécialistes des gangs leur permettent de cibler les détenus avant que les conflits ne dégénèrent en violence. Les demandes de médiation peuvent également émaner directement des détenus ou du personnel de la prison à la suite d’un incident.

La médiation aide à résoudre les différends ou les tensions persistantes, qu’ils soient apparus au sein de la prison ou qu’ils aient suivi les détenus depuis la communauté. Elle consiste à réunir les détenus pour discuter directement de l’incident, en vue d’apporter un changement durable et de réduire le risque que ces détenus représentent les uns pour les autres.

Tous les cas ne se prêtent pas à la médiation. Dans ce cas, les praticiens de Catch22 mèneront des discussions sur la résolution des conflits afin de déterminer la voie à suivre pour toutes les parties.

Nos équipes utilisent des pratiques réparatrices pour étayer les conversations. Ces pratiques encouragent l’obligation de rendre des comptes et la responsabilité de manière positive dans un environnement « sans blâme, sans honte ». En examinant l’impact des comportements, nous pouvons encourager des actions et des relations positives, tant au niveau individuel que collectif.

Gestion des cas complexes

Les services de Catch22 proposent des séances individuelles ciblées aux principaux nominaux tels que ceux qui font l’objet d’un CSIP (actes de violence ou d’auto-isolation) ou d’un ACCT (pensées ou tentatives d’automutilation ou de suicide).

Les praticiens du gang établissent des relations de confiance, de collaboration et de sens avec chaque détenu. Cela leur permet d’aborder et de remettre en question les problèmes sous-jacents à l’origine du comportement antisocial et de travailler à l’amélioration de l’avenir de l’individu.

Nous adaptons les interventions aux besoins spécifiques de chaque détenu et suivons les progrès réalisés. Les praticiens proposent un éventail d’interventions qui utilisent un discours psychologique positif pour encourager le bien-être, la réalisation de soi et le sentiment de croissance. Il s’agit là d’un élément clé de la réadaptation de la population ciblée. S’appuyant sur les principes du « Good Lives Model » (Ward et Gannon, 2006), nous utilisons des techniques d’entretien motivationnel, et nos ressources et méthodes d’intervention sont axées sur les solutions, fondées sur les points forts et tenant compte des traumatismes.

Réinsertion

Catch22 collabore avec des organisations communautaires et statutaires pour soutenir les transitions réussies de la détention vers la communauté.

Notre objectif est d’encourager les détenus à quitter leur vie au sein d’un gang. Nos praticiens s’efforcent donc d’identifier le soutien nécessaire pour permettre à l’individu de maintenir les progrès qu’il a accomplis. Dans le cadre de ce travail, nous ferons des recommandations au personnel pénitentiaire et de probation lors des réunions de planification de la réinsertion, telles que les zones d’exclusion suggérées.

La formation

Catch22 travaille avec les équipes de direction, les équipes de réduction de la violence et toutes les personnes impliquées dans le maintien d’une période de détention sûre et sécurisée. Si nécessaire, nous organisons des sessions de formation mensuelles afin de partager nos connaissances et d’explorer les tendances spécifiques au site et les tensions au sein de la communauté.

Nous avons mis au point des programmes de formation certifiés CPD pour renforcer les compétences du personnel en améliorant les connaissances, la compréhension et la confiance en soi pour travailler efficacement avec cette cohorte.

Sensibilisation aux gangs : reconnaître les signes

Cette session de formation couvre des sujets tels que:

  • la culture des gangs, la violence grave chez les jeunes et les comportements associés,
  • le chevauchement victime/agresseur,
  • l’exploitation criminelle des enfants (CCE) et les County Lines,
  • les étapes du toilettage et de l’exploitation,
  • la manière d’impliquer avec succès les utilisateurs de services, et
  • les stratégies de protection et de gestion des risques associés.

Comprendre la violence chez les jeunes
Cette session de formation couvre les sujets suivants:

  • comprendre la violence, y compris pourquoi et comment elle se produit,
  • l’impact des traumatismes sur le comportement,
  • l’exploitation, l’appartenance à un gang et leurs liens avec la violence,
  • les objectifs nationaux,
  • le travail isolé et les procédures de sauvegarde
  • des ressources pour faciliter les conversations.

Les idées de Catch22

Les données issues de la recherche sont essentielles au développement continu. Elles nous permettent de fournir des services de haute qualité tout en restant pertinents et réactifs aux besoins.

Nos services de lutte contre les gangs et la violence travaillent en étroite collaboration avec notre équipe de recherche. Ensemble, nous réunissons l’expertise académique et de première ligne pour engager et connecter Catch22 aux questions sociales émergentes et à la recherche mondiale, ce qui nous permet d’identifier les domaines de meilleures pratiques et de répondre aux lacunes de l’offre.

Catch22 s’engage à partager les enseignements tirés de la recherche et de l’expérience afin de promouvoir les meilleures pratiques et d’aider à orienter les conversations avec les décideurs politiques, à soutenir les intentions de mise en service, à informer la conception des services et à développer de futures interventions.

Éléments à prendre en compte lorsque l’on travaille avec des détenus affiliés à des gangs

La région desservie par la prison est unique : Les praticiens doivent comprendre la population de l’établissement, les problèmes de la communauté et les liens entre les deux.
Les personnes désignées par un gang peuvent ne pas reconnaître qu’elles font partie d’un gang : En particulier dans le cas des jeunes détenus affiliés à un gang, les individus peuvent avoir été préparés par d’autres ou d’anciens membres du gang et ne pas encore comprendre la nature du groupe dans lequel ils sont impliqués.
Tous les membres d’un gang ne savent pas qui sont leurs rivaux : Des réunions de sélection et d’initiation doivent être organisées dès que possible afin d’éviter que des rivaux potentiels ne se rencontrent. Un individu peut ne pas avoir rencontré les membres d’autres gangs, mais son identité peut être connue des membres de gangs rivaux, ce qui peut mettre sa sécurité en danger.
Les conflits évoluent sans cesse : Les rivaux peuvent maintenant être des alliés en prison, et les allégeances peuvent changer du jour au lendemain.
Gardez un œil sur les personnes à qui les prisonniers parlent : Les praticiens doivent observer où les prisonniers demandent à être placés et comment ils interagissent les uns avec les autres. Cela peut donner une idée de la hiérarchie au sein des gangs et des risques potentiels.

  • Intérêts communs et personnalités : Tous les jeunes ne sont pas affiliés à des gangs et tous les incidents violents ne sont pas motivés par des rivalités entre gangs. Lorsqu’ils entrent en détention, les jeunes peuvent souvent trouver du réconfort en se regroupant avec d’autres jeunes qui ont des intérêts communs ou des perspectives et des personnalités partagées. Ce point est détaillé dans la recherche « Gangs in Prison » de 2014 menée par l’unité Dawes au HMP Thameside.
  • Chaque personne a d’autres problèmes que son appartenance à un gang : Outre leur association avec des gangs, les individus peuvent avoir besoin d’une aide supplémentaire pour faire face à un deuil, à un traumatisme ou à la violence dont ils ont probablement été témoins.
  • C’est en établissant la confiance que nous apprenons : Seules des relations de confiance permettent d’obtenir des informations et de relier les points. Il est impératif de fixer des limites à ce qui est partagé et d’être conscient de la manière dont nous le divulguons si nécessaire.
  • Renseignez-vous sur les pseudonymes ou les surnoms que peut avoir une personne : Ces informations faciliteront le suivi des conversations entre détenus et des conversations que les détenus ont avec vous.
  • Les conflits en ligne peuvent déborder sur la vie réelle et les médias sociaux peuvent être le catalyseur de violences graves : Même si ceux qui se trouvent dans la prison ne devraient pas y avoir accès, les nouveaux arrivants ou ceux qui discutent avec des amis à l’extérieur de la prison peuvent prendre connaissance d’informations concernant des individus ou des groupes rivaux.
  • Évitez les suppositions : Bien qu’il existe de nombreuses tendances et de nombreux modèles que nous observons dans le cadre de notre travail avec les personnes désignées par les gangs, il est essentiel que nous abordions l’ensemble de notre travail en nous rappelant que chaque cas, et chaque personne, est unique.
  • Baser tout le travail sur la recherche : Le document de recherche « Gangs in Prison » publié par l’unité Dawes (avec le soutien de l’équipe du HMP Thameside), donne un aperçu approfondi des complexités des gangs et des conflits, et des avantages des « moments d’enseignement » dans le milieu carcéral.

Qu’est-ce qui fait un bon praticien ?
FIABLE :
Les intervenants en matière de gangs estiment qu’il s’agit là de la première qualité requise pour réussir dans leur rôle. Il est essentiel d’interagir avec les détenus et d’établir une relation de confiance avec eux pour les soutenir.

CONNAISSANCE :
Il est impératif d’être bien informé et curieux de la culture des gangs et des communautés spécifiques. Il est essentiel de comprendre le paysage pour travailler avec ces groupes.

PATIENT :
Travailler avec des membres de gangs n’est pas un processus linéaire et, parfois, les progrès sont lents. Les spécialistes des gangs se donnent à fond, même lorsque l’impact n’est pas immédiatement évident.

RÉSILIENT :
Travailler dans un service pénitentiaire de première ligne comporte des défis. Les praticiens de la lutte antigang sont capables d’avoir une vision d’ensemble et de rebondir après les échecs subis par les personnes qu’ils soutiennent.

HONNÊTE :
Nous gérons les attentes et évitons de faire des promesses que nous ne pouvons pas tenir. Notre rôle au sein de la prison est spécifique et limité, et nous devons être en mesure de dire aux prisonniers ce qui est possible ou non dans le cadre de nos attributions.

EXPÉRIMENTÉS :
La plupart des personnes avec lesquelles les praticiens de gangs travaillent ont connu des difficultés et des épreuves dans leur vie. Nous devons comprendre cela et l’impact que de telles expériences de vie peuvent avoir.

PASSIONNÉS :
Le métier de praticien en matière de lutte contre les gangs est difficile, mais la conviction que nous pouvons faire la différence est ce qui nous permet de tenir le coup les jours les plus difficiles.

EQUILIBRÉS:

Nous sommes aussi à l’aise pour parler à un directeur de prison qu’à un prisonnier, et nous pouvons établir des relations de confiance avec chacun d’entre eux. Travailler pour Catch22 offre un certain degré d’indépendance, mais il y a aussi un devoir de partager les informations et d’assurer la sécurité du personnel et des prisonniers.

1596_GangsInPrisonUpdates_03.pdf

InsideOut Dad® – Programme d’éducation parentale

InsideOut Dad® est le seul programme de paternité basé sur des preuves et conçu spécifiquement pour les pères incarcérés. Programme standardisé pour 24 États et la ville de New York, InsideOut Dad® contribue à réduire les taux de récidive en reconnectant les pères incarcérés à leur famille, leur donnant ainsi la motivation nécessaire pour sortir et rester en dehors de la prison.

Populaire parmi les détenus et les anciens détenus, InsideOut Dad® a prouvé qu’il augmentait les contacts familiaux et améliorait les connaissances et les attitudes des détenus. Des centaines d’établissements fédéraux et d’État, de programmes de préparation à la libération et d’organisations communautaires utilisent ce programme de réinsertion qui change la vie.

Ce programme complet comprend 12 sessions de base et quatre sessions optionnelles qui sont coordonnées avec les sujets de base, ce qui le rend flexible pour une grande variété de programmes. Grâce à un matériel pratique et attrayant, InsideOut Dad® renforce l’estime de soi des détenus et leur permet d’acquérir des compétences relationnelles précieuses.

  • Être un homme : Quel genre de père et de mari/partenaire suis-je ?, Rôles du père et de la mère
  • Coparentalité et communication : Différences entre les parents, façons de communiquer
  • Emotions & Sentiments : Montrer et gérer ses sentiments, le deuil et la perte
  • Santé masculine : Stress et colère, santé physique, image corporelle
  • Le rôle du père : Le père de l’intérieur, le rôle du père compétitif et non compétitif, les avantages du mariage
  • La paternité de l’intérieur : Créer un plan de paternité
  • Croissance et discipline des enfants : Objectifs, estime de soi, dialogue avec les enfants, morale, valeurs, récompenses et punitions
  • Sessions de réintégration facultatives : La paternité à l’extérieur, les responsabilités et la pension alimentaire, les visites après la libération
  • Session facultative sur la spiritualité : Spiritualité, foi et paternité

IoD-3rd_Survey-docs-LearningCenter.pdf

3rd_Edition_IoD_GuideToJails_final.pdf

Structure du Programme

Le programme InsideOut Dad, développé par le National Fatherhood Initiative (NFI), est structuré autour de sessions thématiques qui visent à équilibrer l’apprentissage logique et émotionnel. Il est adaptable aux besoins des pères, avec une durée recommandée de 12 semaines pour les sessions principales. Les facilitateurs, formés ou expérimentés, suivent un manuel détaillé pour assurer la fidélité au programme. Des outils d’évaluation pré- et post-programme mesurent les changements chez les participants.

Contenu Principal

Les sessions couvrent des thèmes allant de l’introspection personnelle à des compétences pratiques en parentalité. Par exemple, les pères explorent leur histoire familiale, la gestion des émotions et la coparentalité. Un « Plan de Paternité » personnalisé est élaboré pour maintenir les liens avec les enfants pendant l’incarcération.

Méthodologie et Mise en Œuvre

L’approche est centrée sur l’engagement actif : chaque session commence par un échauffement, inclut des activités interactives et se termine par une évaluation. Le programme encourage l’auto-réflexion via des journaux de session et des devoirs. Il peut être dispensé en présentiel dans des établissements correctionnels ou virtuellement, avec un soutien technique gratuit du NFI (National Fatherhood Initiative).

Contexte et Objectifs du Programme

Lancé en 2008 et maintenant dans sa quatrième édition, InsideOut Dad répond à un besoin critique en criminologie: les pères incarcérés représentent une population vulnérable, souvent confrontée à des cycles intergénérationnels de dysfonctionnement familial, de violence et de récidive. Selon des évaluations, le programme cherche à augmenter la conscience des éléments constitutifs d’une bonne paternité, à renforcer les compétences en soins aux enfants et en relations coparentales, à promouvoir des habitudes pro-paternité et à améliorer l’estime de soi en tant qu’homme et père. Les objectifs incluent une augmentation des contacts avec les enfants (par exemple, via des appels téléphoniques) et une meilleure préparation à la réinsertion, réduisant potentiellement les risques de récidive en renforçant les liens familiaux.

Des études quasi-expérimentales, comme celle de Block et al. (2014) impliquant 413 participants, ont démontré des changements statistiquement significatifs en confiance parentale, connaissances, attitudes et contacts avec les enfants par rapport à un groupe contrôle, bien que des limitations comme l’absence de randomisation soient notées.

Une autre étude de Turner et al. (2021) sur 713 pères minoritaires incarcérés a révélé une diminution des conflits avec les partenaires et une amélioration du bien-être subjectif, avec des retours qualitatifs soulignant un sentiment d’empowerment et d’acquisition de compétences.

Implications pratiques: (Turner et al 2021)
Près d’un quart de la population carcérale mondiale réside aux États-Unis (Walmsley, 2013) et l’augmentation constante de la population carcérale du pays continue de produire davantage de parents incarcérés. Ce phénomène, associé au fait que de nombreux parents incarcérés seront finalement libérés et auront la possibilité d’assumer leur rôle parental, a incité les défenseurs de la réinsertion des détenus à
exhorter les établissements pénitentiaires à intégrer l’éducation parentale dans leurs programmes de réinsertion, dans le but d’atténuer l’impact de l’incarcération sur les familles (Armstrong et al.,
2018 ; Hobler, 2001 ; LaRosa & Rank, 2001).
Parmi tous les groupes touchés par l’incarcération paternelle, les communautés et les familles issues de minorités sont les plus gravement touchées en raison de la représentation disproportionnée des hommes issus de minorités dans les établissements pénitentiaires (Bonczar, 2003). Les effets néfastes de l’incarcération massive des hommes issus de minorités sur les communautés et les familles issues de minorités ont été largement documentés (Vogel & Porter, 2016). La conséquence la plus préoccupante de ces tendances est peut-être le risque de cycles générationnels d’incarcération, car les enfants de parents incarcérés courent un risque accru d’incarcération (Purvis, 2013).
Cette étude a des implications particulièrement importantes pour les éducateurs spécialisés dans la vie familiale : les résultats suggèrent que les pères issus de minorités incarcérés pourraient bénéficier de programmes d’éducation à la paternité conçus pour leur permettre d’acquérir de meilleures compétences en communication, un plus grand sentiment d’autonomie et une meilleure compréhension de la
paternité responsable. Le maintien de ces compétences pourrait aider les participants à s’adapter plus facilement à la vie après l’incarcération et réduire le risque de récidive. Des recherches supplémentaires
sont nécessaires pour mesurer ces résultats longitudinaux. Des recherches supplémentaires sont également nécessaires pour examiner dans quelle mesure une augmentation de la dose (c’est-à-dire un nombre d’heures de formation plus important) pourrait entraîner des effets plus importants,
et quel rôle les données démographiques pourraient jouer.
En termes d’implications thérapeutiques, les résultats suggèrent que les programmes d’éducation à la paternité ont aidé les pères issus de minorités incarcérés à améliorer leurs relations avec leurs partenaires intimes et leur perception des déterminants clés du bien-être subjectif, en particulier la détresse psychologique et le soutien social. Ces résultats peuvent laisser entrevoir des perspectives d’avenir positives pour les participants, car il a été démontré que les améliorations dans ces domaines contribuent à une réintégration sociale plus réussie des parents ayant des antécédents d’incarcération (Cochran, 2014 ; Listwan et al., 2010). Des recherches longitudinales supplémentaires aideront les cliniciens à déterminer dans quelle mesure les avantages d’un tel programme peuvent avoir un impact positif et réciproque sur le système familial.
Dans l’ensemble, l’examen des expériences des participants a révélé que beaucoup d’entre eux ont souligné l’efficacité du programme InsideOut Dad lorsqu’ils ont discuté des nouvelles compétences qu’ils ont acquises.
Les résultats de la présente étude peuvent informer les éducateurs qui conçoivent des programmes similaires sur les meilleures pratiques et les compétences que les pères issus de minorités incarcérés apprécient le plus. En outre, en savoir plus sur les expériences des participants peut donner des idées pour renforcer les programmes actuels. Sensibiliser les pères issus de groupes historiquement marginalisés à l’importance d’une paternité responsable peut également contribuer à lutter contre et éventuellement à prévenir l’incarcération générationnelle qui touche de manière disproportionnée
les familles issues de minorités.

Le programme est classé comme « basé sur des preuves » par des organismes comme le California Evidence-Based Clearinghouse for Child Welfare (CEBC), avec une note élevée pour sa pertinence en protection de l’enfance, bien qu’il ne réponde pas encore à tous les critères pour une évaluation formelle par le Prevention Services Clearinghouse en raison d’études non éligibles. Il est implémenté dans des établissements correctionnels fédéraux et d’État, des programmes de pré-libération et des organisations communautaires aux États-Unis.

Public Cible et Adaptation

Le programme cible les pères incarcérés ayant des enfants âgés de 0 à 18 ans, en tenant compte des défis uniques comme la séparation forcée, les problèmes de santé mentale et la stigmatisation. Il est adaptable pour des séjours courts en prison, avec des options pour condenser les sessions (par exemple, deux sessions par semaine pour une durée totale de 6 semaines). Des versions en anglais et espagnol sont disponibles, et le programme peut être personnalisé pour des groupes spécifiques, comme les pères issues de minoritées, qui représentent une grande partie des participants dans les études évaluées.

Structure Globale et Composantes Essentielles

InsideOut Dad se compose de 12 sessions principales (core sessions) et de 6 sessions optionnelles sur la réinsertion (reentry sessions), pour une durée totale recommandée de 12 semaines à raison d’une session de 2 heures par semaine. Les groupes sont limités à 12 participants pour favoriser l’interaction, avec un co-facilitateur recommandé pour les groupes de 8 à 12 personnes. Chaque père reçoit un « Fathering Handbook » (manuel de paternité) contenant des exercices comme des formulaires à remplir, des checklists et des sondages pour renforcer l’apprentissage. Un « Fathering Plan » personnalisé est développé à partir de la sixième session, aidant les pères à planifier des interactions avec leurs enfants, comme recueillir des informations sur leurs intérêts.

Le kit du programme inclut un manuel du facilitateur pour les sessions principales, un manuel pour les sessions de réinsertion, des manuels pour les participants, des outils d’évaluation (questionnaires pré- et post-), un certificat de complétion personnalisable et des ressources supplémentaires sur une clé USB (remplaçant les anciens CD-ROM/DVD). Le coût du kit complet est d’environ 839 $.

Contenu des Sessions Principales

Les sessions principales suivent une séquence structurée pour bâtir progressivement les compétences, en équilibrant les aspects analytiques et émotionnels. Voici un tableau détaillant les 12 sessions, basé sur les descriptions officielles :

Session Titre Description du Contenu et Objectifs Activités Principales
1 Introduction : Getting Started Introduction aux participants, format du programme, réflexion sur l’efficacité en tant que père et partenaire, vidéo sur l’impact. Objectifs : Augmenter la conscience de soi, favoriser la cohésion de groupe. Accueil, discussion sur espoirs et craintes, auto-évaluation, visionnage de vidéo (« Xavier’s Story »).
2 Family History and The InsideOut Dad Exploration de l’histoire familiale, masculinité et rôle paternel nurturant. Objectifs : Sensibiliser à l’impact de l’histoire familiale sur la paternité. Discussion sur le rôle des parents, introduction au concept « InsideOut Dad ».
3 What It Means to Be a Man Examen de la masculinité contemporaine et ses implications pour la paternité. Objectifs : Accroître les connaissances sur la masculinité appliquée à la paternité. Débat sur « l’homme d’aujourd’hui », exploration de l’apprentissage de la masculinité.
4 Showing and Handling Feelings Gestion et expression des émotions, y compris le deuil et la perte. Objectifs : Améliorer la gestion émotionnelle pour une meilleure paternité. Discussion sur les émotions refoulées, exercices sur le deuil.
5 Men’s Health Gestion du stress, de la colère et santé physique. Objectifs : Augmenter les connaissances en santé pour soutenir la paternité. Activités sur le stress et la santé physique.
6 Fathering from the Inside Création d’un plan de paternité en incarcération. Objectifs : Développer des stratégies pour interagir avec les enfants malgré l’emprisonnement. Élaboration du « Fathering Plan » en deux parties.
7 Communication Méthodes de communication, surtout avec les enfants ; raffinage du plan. Objectifs : Améliorer les interactions avec les enfants. Exercices sur la communication, raffinage du plan.
8 The Father’s Role Traits d’un père idéal, paternité compétitive vs. non-compétitive, bénéfices du mariage. Objectifs : Clarifier le rôle paternel. Discussion sur le père idéal et les bénéfices du mariage.
9 Children’s Growth Développement enfantin, objectifs, estime de soi, nature vs. nurture. Objectifs : Comprendre le développement pour une meilleure parentalité. Débats sur nature vs. nurture, raffinage du plan.
10 Discipline Techniques de discipline positive et cohérente. Objectifs : Développer des compétences en discipline non violente. Jeux de rôle sur la discipline, exercices pratiques.
11 Working with Mom and Co-Parenting Relations avec la mère des enfants, coparentalité. Objectifs : Améliorer les relations coparentales pour le bien des enfants. Discussions et scénarios sur la coparentalité.
12 Celebrate / Change and Impact Célébration des progrès, évaluation des changements et impacts. Objectifs : Renforcer les apprentissages et motiver pour la suite. Évaluation finale, célébration des accomplissements.

Contenu des Sessions Optionnelles de Réinsertion

Les 6 sessions optionnelles se concentrent sur la transition post-incarcération :

  1. Conseils pour la réinsertion et la reconnexion familiale.
  2. Responsabilités et pension alimentaire pour enfants.
  3. Visites avec les enfants après la libération.
  4. Modèles de communication.
  5. Communication sécurisée.
  6. Gestion financière.

Ces sessions sont sélectives, par exemple, seules celles sur la pension alimentaire et les visites sont pour les pères concernés.

Méthodologie et Approche Pédagogique

La méthodologie d’InsideOut Dad est interactive et holistique, engageant à la fois les aspects logiques (connaissances factuelles) et émotionnels (réflexion créative) pour accommoder différents styles d’apprentissage. Chaque session suit un format cohérent : échauffement (warm-up), activités principales (discussions, jeux de rôle, vidéos), et clôture avec évaluation et journal de session (session log) pour identifier des stratégies paternelles. Des devoirs, comme raffiner le « Fathering Plan », sont assignés pour discuter des succès lors des sessions suivantes.

Les facilitateurs n’ont pas besoin d’un diplôme minimum mais doivent connaître les règles correctionnelles ; une formation recommandée (1-2 jours) est offerte par le NFI, avec un soutien technique gratuit illimité. La fidélité au curriculum est cruciale pour évaluer l’impact, avec des outils comme des questionnaires pour mesurer les changements.

En criminologie, ce programme s’aligne sur des approches réhabilitatives axées sur la famille, potentiellement réduisant la récidive en renforçant les soutiens sociaux. Des ressources supplémentaires, comme des guides pour combiner avec d’autres programmes NFI, sont disponibles gratuitement.

Limites

Bien que prometteur, le programme nécessite plus d’études randomisées contrôlées. Les évaluations existantes, souvent quasi-expérimentales, indiquent des gains en bien-être et relations, mais sans suivi long terme ni validation complète de la fiabilité des mesures. En résumé, InsideOut Dad représente une intervention ciblée en milieu carcéral, promouvant une paternité transformative pour briser les cycles de criminalité familiale.

Key Citations

The Impact of InsideOut Dad® from Multiple Perspectives


Learn about the impact InsideOut Dad® has in Utah from the perspective of inmates, probation and parolees, facilitators, corrections facility staff, and the director of programs in the Utah Department of Corrections.

Programme « Catch 22 »  & R.O.A.D (UK)

R.O.A.D (Rehabilitation Offering Another Direction) : Mis en œuvre par Catch22 au Royaume-Uni, ce programme est spécifiquement conçu pour les prisonniers impliqués dans des gangs. Lancé à HMP Thameside en 2013, il s’étend maintenant à quatre autres prisons et inclut un modèle spécifique pour les jeunes à HMYOI Feltham. Il se concentre sur l’évaluation des choix passés, le développement des compétences de communication et de coping, et l’identification d’opportunités éducatives et professionnelles post-libération. En 2022-2023, Catch22 a soutenu 20 156 individus à travers ses services en milieu carcéral, démontrant un impact significatif (Catch22 – Gangs in Prison: Violence Reduction and Rehabilitation).

« Notre approche se concentre sur l’offre d’alternatives à la sécurité et au statut supposés offerts par les gangs.
sécurité et au statut supposés offerts par les gangs. Il s’agit d’une stratégie qui, d’après les recherches, est plus efficace
que l’approche purement répressive utilisée dans de nombreuses prisons.
Nos services sont fournis par des praticiens spécialisés dans les gangs qui ont une expertise et une connaissance des gangs et de leur contexte, tant dans la communauté qu’à l’intérieur de la prison.

Les spécialistes des gangs identifient la nature spécifique et l’impact de l’implication des gangs au sein de l’établissement, et conçoivent des interventions ciblées en s’appuyant sur du contexte local et de l’expérience. Ils travaillent au sein de la prison, en développant des informations avec d’autres équipes pénitentiaires, et soutiennent les accords de réinsertion avec les services de la communauté.
En travaillant au sein du régime pénitentiaire, tout en étant indépendant de celui-ci, Catch22 jouit d’une position unique et avantageuse. Cela signifie que nous sommes en mesure d’établir des liens de confiance avec les prisonniers, sans avoir à renforcer directement les punitions et les mesures de sécurité. »

Nos services se composent de six éléments distincts, chacun étant d’une importance vitale pour le maintien de la sécurité au sein de la prison et pour aider les personnes à modifier leur comportement.

  • 1. IDENTIFICATION PRÉCOCE ET RENSEIGNEMENTS COORDONNÉS
    Les spécialistes des gangs travaillent avec les nouveaux arrivants dans la prison pour identifier les risques et les points de tension potentiels, avant de mettre en place un plan visant à prévenir les incidents liés aux gangs.
  • 2. PROGRAMME R.O.A.D
    Le programme R.O.A.D. (Rehabilitation Offering Another Direction) fait partie intégrante de tous nos services. Nous utilisons une approche réparatrice et respectueuse des traumatismes (trama informed) pour permettre aux individus de réfléchir à leurs expériences et de se fixer des objectifs pro-sociaux pour leur vie.
  • 3. RÉSOLUTION DES CONFLITS ET MÉDIATION
    En cas d’incident violent survenu pendant ou avant la détention, notre service facilite les séances de médiation entre toutes les parties afin de résoudre le problème et de trouver une solution.
  • 4. GESTION DES CAS COMPLEXES
    Des séances individuelles permettent aux praticiens d’offrir un soutien individualisé et holistique aux principaux candidats, tels que ceux qui font l’objet d’un CSIP (actes de violence ou d’auto-isolation) ou d’un ACCT (pensées ou tentatives d’automutilation ou de suicide).
  • 5. RÉINSERTION
    En travaillant en étroite collaboration avec les équipes de réinsertion et de probation, nous pouvons nous assurer que les problèmes liés aux gangs sont pris en compte avant la libération et que les détenus bénéficient du soutien dont ils ont besoin pour maintenir les progrès accomplis.
  •  6. FORMATION
    Nous développons et dispensons des formations adaptées aux besoins de chaque établissement afin d’accroître les connaissances et la confiance du personnel dans le travail avec les personnes impliquées dans des gangs et celles qui risquent d’être exploitées.
    Catch22 peut être chargé de fournir tous les aspects du service, mais nous proposons également des éléments individuels.

1596_GangsInPrisonUpdates_03.pdf

Si le lien est brisé: 1596_GangsInPrisonUpdates_03

Long Term Offender Program: Programme pour délinquants de longue durée

Le programme pour délinquants à long terme (Long Term Offender Program: LTO) est conçu pour les condamnés à perpétuité et les détenus qui purgent des peines dont la date d’expiration minimale est de 10 ans ou plus.

Le groupe cible est constitué des détenus qui en sont aux 2 à 4 premières années de leur peine.

Les principaux objectifs du programme sont d’aborder les questions d’adaptation et les moyens de tirer le meilleur parti de la vie en prison.

Les détenus qui ne sont pas dans ce créneau, mais qui remplissent les conditions minimales d’expiration, peuvent être admis. Toutefois, la priorité est donnée aux détenus qui en sont au début de leur peine de longue durée.

Le programme LTO comprend 34 séances, à raison d’une fois par semaine. Il comprend du matériel provenant de plusieurs programmes de traitement standardisés de l’administration pénitentiaire (Department of Corrections, DOC)  et les mêmes concepts d’intervention cognitivo-comportementale utilisés dans tous les programmes de traitement du Département de la justice. Contrairement à d’autres programmes du DOC, le programme LTO prévoit l’utilisation obligatoire de pairs assistants (détenus facilitateurs). Ces derniers sont des condamnés à perpétuité ou des détenus de longue durée qui ont suivi le programme LTO et/ou qui ont été formés par l’animateur du programme LTO.

Le rôle du pair assistant dans le groupe n’est pas le même que celui d’un pair animateur. Ce dernier dispense en effet le traitement. L’assistant est un soutien pour l’animateur et un modèle pour les détenus participant au programme. Il aide à présenter le contenu du programme, donne son avis pendant les discussions, sert de modèle et joue un rôle avec l’animateur, et aide le groupe à rester concentré sur sa tâche. Tous les groupes doivent avoir au moins un pair-assistant, mais pas plus de deux

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