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INVENTAIRE DE CO-DÉPENDANCE (CODI) (CO—DEPENDENCY INVENTORY),  Sandra Stonebrink (1988)

AUTEUR : Sandra Stonebrink

BUT : Mesurer la codépendance chez les membres de la famille et les amis des personnes ayant des problèmes de consommation.

DESCRIPTION : Le CODI est un instrument de 29 questions conçu pour étudier la codépendance chez les membres de la famille et les amis des personnes ayant des problèmes de consommation. La codépendance a été définie comme le fait de permettre à l’a personne ayant des problèmes de consommation de continuer à utiliser des produits et/ou d’essayer de contrôler la consommation d’alcool et/ou de drogues de la personne ayant des problèmes de consommation. Les items et les sous-échelles ont été élaborés à partir de la littérature qui suggère que la codépendance se caractérise par :

  • le besoin de contrôle (« need to control ») (C ; items 1, 5, 9, 13, 17, 21, 25) ;
  • la dépendance interpersonnelle (« interpersonal dependency ») (ID ; items 2, 6-10, 14, 18, 22, 26, 29) ;
  • l’aliénation de soi (« self-alienation »;  A ; items 3, 7, 11, 15, 19, 23, et 27) ;
  • et l’enchevêtrement (« être phagocyté » par les autres: « enmeshment »; E ; items 4, 8, 12, 16, 20, 24, 28).

Étant donné l’abondance de la littérature sur la codépendance, mais l’absence de mesures adéquates de ce concept, le CODI est un instrument important pour mesurer la codépendance.

NORMES : Le CODI a été étudié auprès de 48 amis ou membres de la famille d’individus recevant un traitement dans le cadre d’un programme de lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie d’un centre médical à Kailua, Hawaï ; 69% étaient des femmes et 31% des hommes, et l’âge moyen de l’échantillon était de 43 ans. Soixante pour cent des personnes interrogées étaient mariées et 65 % étaient de race blanche. Les parents représentaient 37,5 % de l’échantillon, les conjoints 35,4 %, les partenaires amoureux 12,5 %, les enfants 6,3 %, les frères et sœurs 4,2 % et les amis 2,1 %. Les normes réelles ne sont pas disponibles.

COTATION: Le CODI est côté en additionnant les scores des items pour les sous-échelles et les scores totaux après avoir noté à l’envers les items 9, 13, 17 et 25.

FIABILITÉ : le CODI a une cohérence interne moyenne, avec un alpha global de 0,79 et des alphas de sous-échelle allant de 0,45 pour le contrôle à 0,75 pour la dépendance interpersonnelle. Les données sur la stabilité n’ont pas été communiquées.

VALIDITÉ : Le CODI a une validité de construction moyenne avec des relations significatives, avec l’identification à des caractéristiques stéréotypées du rôle sexuel féminin et, pour les femmes seulement, avec un environnement familial d’origine dysfonctionnel. Pour les hommes comme pour les femmes, la composante d’auto-aliénation du CODI était liée à l’environnement familial dysfonctionnel.

RÉFÉRENCE PRINCIPALE : Stonebrink, S. (1988). A measure of co-dependency and the impact of socio-cultural characteristics. Thèse de maîtrise non publiée, Université d’Hawaï, École de travail social.

DISPONIBILITÉ : The Free Press.

INVENTAIRE DE CO-DÉPENDANCE (CODI)

Consideration of Future Consequences (CFC-14),  Joireman et al. (2012)

Version française de l’échelle de prise en considération des conséquences futures.

Strathman, Gleicher, Boninger et Edwards (1994) ont élaboré une échelle des conséquences futures. Les items originaux cette échelle sont les items 1 à 12. La plupart des recherches utilisant l’échelle CFC l’ont traitée comme une construction unidimensionnelle. La fiabilité interne de l’échelle globale de 12 éléments est élevée (variant généralement de .80 à.85) avec une stabilité temporelle sur cinq semaines de .72 (Strathman et al., 1994) (pour une revue récente des articles sur la CFC, voir Joireman, Strathman, & Balliet, 2006). Bien que la fiabilité interne de l’échelle globale soit assez élevée, des recherches récentes suggèrent que l’échelle contient deux sous-échelles, l’une prenant en compte les conséquences immédiates (CFC-I), l’autre les conséquences futures (CFC-F) (Joireman, Balliet, Sprott, Spangenberg, & Schultz, 2008). Plus récemment, l’échelle CFC a été étendue à une échelle de 14 items (avec 2 nouveaux items futurs pour améliorer la fiabilité de la sous-échelle CFC-Future) (Joireman, Shaffer, Balliet, & Strathman, 2012). Pour masquer l’objectif de l’échelle, elle est souvent nommée souvent l’échelle SGBE. Strathman et al. utilisaient à l’origine une échelle de 5 points. Pour créer plus de variance, les chercheurs ont souvent utilisé l’échelle de 7 points présentée ci-dessus.

Vous trouverez ci-dessous les instructions pour calculer les deux sous-échelles et la note globale de l’échelle CFC-14.

 

Instructions de cotation :

CFC – Sous-échelle immédiate : cfc3, cfc4, cfc5, cfc9, cfc10, cfc11, cfc12
CFC Sous-échelle future : cfc1, cfc2, cfc6, cfc7, cfc8, cfc13, cfc14
CFC- Échelle totale : recoder les éléments immédiats (3, 4, 5, 9, 10, 11, 11, 12), puis faire la moyenne de ces éléments recodés avec les éléments futurs (1, 2, 6, 7, 8, 13, 14).

Bibliographie:

  • Joireman, J., Balliet, D., Sprott, D., Spangenberg, E., & Schultz, J. (2008). Consideration of future consequences, ego-depletion, and self-control: Support for distinguishing between CFC-immediate and CFC-future sub-scales. Personality and Individual Differences, 48, 15-21.
  • Joireman, J., Shaffer, M., Balliet, D., & Strathman, A. (2012). Promotion orientation explains why future oriented people exercise and eat healthy: Evidence from the two-factor consideration of future consequences 14 scale. Personality and Social Psychology Bulletin, 38, 1272-1287.
  • Joireman, J., Strathman, A., & Balliet, D. (2006). Considering future consequences: An integrative model. In L. Sanna & E. Chang (Eds.), Judgments over time: The interplay of thoughts, feelings, and behaviors (82-99). Oxford: Oxford University Press.
  • Strathman, A., Gleicher, F., Boninger, D. S., & Edwards, C. S. (1994). The consideration of future consequences: Weighing immediate and distant outcomes of behavior. Journal of Personality and Social Psychology, 66, 742-752.

Echelle considération des consequences futures

Pour en savoir plus:

« Le SARA-V3 est un ensemble de directives de jugement professionnel structuré (JPS) pour l’évaluation et la gestion du risque de violence entre partenaires intimes (Intimate Partner Violence: IPV).
La violence entre partenaires intimes est définie comme toute atteinte physique réelle, tentative, ou menace d’atteinte à l’intégrité physique perpétrée par un homme ou une femme à l’encontre d’une personne avec laquelle il ou elle a, ou a eu, une relation intime et sexuelle. Cette définition est inclusive : elle ne se limite pas  aux actes qui entraînent des blessures physiques ou la mort ; elle ne se limite pas aux relations dans lesquelles les partenaires sont ou ont été légalement mariés; elle ne se limite pas au sexe de la victime ou de l’auteur.
Elle est également cohérente avec l’observation selon laquelle la violence entre partenaires intimes est pandémique dans nos sociétés, quelle que soit la nature de la relation. En ce sens, il a une application potentiellement plus large que d’autres instruments d’évaluation  du risque qui utilisent des définitions plus étroites de la violence conjugale.
Conformément aux recommandations des lignes directrices dans le domaine des soins de santé, telles que celles formulées par l’American Psychological Association  (APA, 2002), l’élaboration du SARA-V3 a été fondée en partie sur un examen systématique des recherches existantes. En conséquence, l’utilisation du SARA-V3 peut être considérée comme une pratique fondée sur des données probantes, guidée par des données empiriques ou soutenue par des données empiriques. Conformément aux recommandations de l’APA, le développement du SARA-V3 a pris en compte les normes de pratique existantes, des codes éthiques et des lois pertinentes. Le SARA-V3 aide les évaluateurs à exercer leur meilleur jugement; il ne remplace pas la discrétion professionnelle. Son objectif est d’introduire un cadre systématique, normalisé et pratique pour la collecte et la prise en compte des informations lors de la prise de décisions concernant le risque de violence entre partenaires intimes.

Format
Les facteurs pris en compte dans le SARA-V3 sont divisés en trois domaines. La nature de la violence entre partenaires intimes comprend 8 facteurs liés au modèle de tout comportement d’IPV perpétré par la personne évaluée.

  • Les antécédents et la nature des violences conjugales (8 items).
  • Les facteurs de risque de l’auteur sont 10 facteurs reflétant l’adaptation psychosociale et les antécédents de la personne évaluée.
  • Les facteurs de vulnérabilité de la victime sont 6 facteurs reflétant l’adaptation psychosociale

En général, les facteurs du premier domaine aident l’évaluateur à caractériser la gravité de l’IPV de la personne évaluée ; ceux du deuxième domaine, les caractéristiques de la personne évaluée qui peuvent être associées à la décision de s’engager dans la violence entre partenaires intimes; et ceux du troisième domaine, les caractéristiques de la victime qui peuvent être associées à la décision de s’engager dans un comportement d’autoprotection. Les évaluateurs ont également la possibilité de documenter d' »autres considérations », qui sont des facteurs de risque rares ou inhabituels pertinents pour le cas en question.

Applications

Le SARA-V3 est destiné à être utilisé par les professionnels de la justice pénale, de l’aide aux victimes, de la sécurité, de l’enseignement postsecondaire, de la santé et de la santé mentale travaillant dans divers contextes où des plaintes de violences entre partenaires intimes sont déposées. Dans le système de justice pénale, l’évaluation des risques est pertinente à un certain nombre de moments : pendant l’enquête policière, avant le procès, avant la comparution devant le tribunal, avant la condamnation de l’auteur de l’infraction et avant sa libération.
Dans le système de justice civile, l’évaluation des risques est pertinente pour la protection des victimes potentielles, en particulier dans le contexte du tribunal de la famille, de la protection de l’enfance et des questions de santé et de sécurité au travail. Dans le cadre des soins de santé, l’évaluation des risques est pertinente lorsqu’il s’agit d’établir des priorités ou de trier les cas en vue d’une prestation de services. Elle peut également s’avérer utile lors de la prise de décisions concernant les interventions les plus appropriées et les plus susceptibles d’être efficaces pour un cas donné ».

(The Spousal Assault Risk Assessment Guide (SARA), P. Randall Kropp and Andrea Gibas- 2015)

Nature des violences conjugales :

Les antécédents comprennent :

Facteurs de risque de l’auteur :

Problèmes avec :

Facteurs de vulnérabilité de la victime :

Problèmes avec :

 

N1. Intimidation

N2. Menaces

N3. Atteintes physiques

N4. Atteintes sexuelles

N5. Violence conjugale grave

N6. Violence conjugale chronique

N7. Escalade de la Violence conjugale

N8. Violation de la supervision liée à la Violence conjugale

P1. Relations intimes

P2. Relations non intimes

P3. Emploi/finances

P4. Traumatisme/Victimisation

P5. Comportement antisocial général

P6. Trouble mental majeur

P7. Trouble de la personnalité

P8. Consommation de substances psychoactives

 

P9. Idées violentes/suicidaires

P10. Distorsions cognitives à propos de la violence conjugale

 

V1. Obstacles à la sécurité

V2. Obstacles à l’indépendance

V3. Ressources interpersonnelles

V4. Ressources communautaires

V5. Attitudes ou comportements

V6. Santé mentale

 

Pour en savoir plus:

SARA: outil d’évaluation du risque de violences conjugales (outil de jugement clinique structuré)

Le VRAG-R est conçu pour évaluer la probabilité de récidive violente ou sexuelle chez les délinquants de sexe masculin. L’ensemble des données comprend des informations démographiques, criminelles, psychologiques et psychiatriques sur les délinquants, recueillies dans les dossiers des institutions, ainsi que des informations sur la récidive après la libération. Le VRAG-R est un instrument actuariel à douze items et les scores obtenus à ces items font partie de l’ensemble de données.

Le Violence Risk Appraisal Guide-Revised (VRAG-R) est la mise à jour de l’outil actuariel d’évaluation du risque de violence le plus utilisé au monde. Conçu pour estimer la probabilité qu’un délinquant ou un patient de psychiatrie légale commette une nouvelle infraction violente ou sexuelle, le VRAG-R produit une estimation du taux de récidive pour différentes durées de suivi. Des études de réplication ont établi la capacité de la VRAG à prédire avec précision la récidive violente dans une variété de contextes ainsi que chez les agresseurs d’enfants, les violeurs et les délinquants non violents.

Il existe son pendant pour l’évaluation des risque de récidive violente chez les délinquants sexuels: la SORAG (Sex Offenders Risk Appraisal Guide, Quinsey, Rice, & Harris, 1995)

La VRAG est un outil actuariel développé à partir d’une population de personnes détenues hospitalisées dans un établissement de haute sécurité. La VRAG est utilisée pour évaluer le risque de récidive de violence et le risque de récidive générale chez des personnes atteintes de troubles mentaux. L’instrument a été traduit et validé en français (Pham, Ducro, Marghem, Reveillère, 2005) et présente une bonne capacité prédictive en matière de violence.

Une formation est nécessaire et impérative à son utilisation:

A noter que la VRAG est le résultat de recherches appliquées débutées il y a 45 ans (Premières études de l’équipe en 1971, Premières études de validations en 1975 avec la VRAG, Premières études sur le jugement Clinique en 1979)

Pour en savoir plus:

Ducro, C., & Pham, T. H. (2022). Convergent, discriminant and predictive validity of two instruments to assess recidivism risk among released individuals who have sexually offended: The SORAG and the VRAG-R. International Journal of Risk and Recovery, 5(1), 14–28

« L’évaluation du risque de récidive joue un rôle essentiel dans le système de justice pénale depuis de nombreuses années. Divers outils d’évaluation du risque ont été développés et recalibrés au fil des ans à cette fin. Deux de ces instruments, le Violence Risk Appraisal Guide (VRAG) et le Sex Offender Risk Appraisal Guide (SORAG), ont tous deux été révisés avant d’être combinés dans le VRAG-R. Le but de notre étude était d’évaluer la validité convergente, discriminante et prédictive du SORAG et du VRAG-R dans une cohorte de 294 personnes libérées ayant commis des délits sexuels en Belgique française. Les résultats suggèrent que les outils ont une bonne validité convergente et la capacité de discriminer le niveau de risque des individus ayant commis des délits sexuels sur des victimes de moins de 14 ans, qu’ils soient intra- ou extra-familiaux, de celui d’autres individus à plus haut risque de récidive. En ce qui concerne la validité prédictive, les scores des deux instruments permettent de prédire la récidive non violente et non sexuelle avec un effet important, et la récidive générale (tout type de récidive) et la récidive violente et non sexuelle avec un effet moyen. La récidive sexuelle n’est pas prédite à un niveau statistiquement significatif par le SORAG ou le VRAG-R. La récidive violente (sexuelle et non sexuelle combinée) est modérément prédite par le SORAG et le VRAG. Toutefois, ces qualités prédictives varient en fonction de l’âge de la victime. Certaines combinaisons d’items peuvent être de bons prédicteurs. A cet égard, les items VRAG-R « manquement à l’obligation de libération conditionnelle » et « état civil » constituent ensemble un modèle prédictif de la récidive générale et de la récidive sexuelle. L’ajout de l’item « âge au moment de l’infraction indexée » améliore ce modèle pour la récidive générale ».

https://www.forensicpsychiatryinstitute.com/wp-content/uploads/2022/09/SORAG-and-the-VRAG-R.pdf

La feuille de codage (template created by Melanie Dougherty, School Psychologist and Licensed Behavior Analyst, New York State Office for People with Developmental Disabilities):

VRAG-R-scoring-sheet-1

RAPPEL: Tous les outils d’évaluation requièrent une formation pour les utiliser.

VRAG-SORAG

Fazel S, Wolf A. (2018) Choisir un outil d’évaluation des risques à utiliser dans la pratique : un guide en 10 points

Résumé

Avec l’augmentation du nombre d’outils d’évaluation des risques et d’algorithmes cliniques dans de nombreux domaines de la science et de la médecine, cet article de perspective présente une vue d’ensemble des résultats de recherche qui peuvent contribuer à éclairer le choix d’un instrument pour une utilisation pratique. Nous prenons l’exemple des outils d’évaluation du risque de violence dans la justice pénale et la psychiatrie légale, où il existe plus de 200 instruments de ce type et où leur utilisation est généralement obligatoire. Nous présentons 10 questions clés que les chercheurs, les cliniciens et les autres professionnels devraient se poser lorsqu’ils décident de l’outil à utiliser, et qui sont également pertinentes pour les politiques publiques et les responsables des services. Ces questions s’appuient sur deux éléments : la recherche qui sous-tend la validation externe, et la dérivation ou le développement d’un instrument particulier. Nous recommandons également quelques lignes directrices pour la rédaction de rapports, tirées des lignes directrices de consensus pour la recherche sur les modèles de pronostic.

Guide en 10 points pour sélectionner un outil d’évaluation du risque (FR)

article original: Evid Based Mental Health (2018) – https://ebmh.bmj.com/content/ebmental/21/2/41.full.pdf

Seena FAZEL & Université d’OXFORD: OXRISK, Panel d’outils d’évaluation du risque

OxRec est un calculateur de risque en ligne permettant d’évaluer le risque de récidive chez les détenus. Cet outil a été développé par le groupe de psychiatrie et de psychologie légale de l’Université d’Oxford et est disponible sur le site OxRisk.com.

Comment a-t-il été développé ?

OxRec a été développé et validé en Suède, sur la base du suivi de 47 326 prisonniers libérés sur une période de 10 ans. Les variables prédictives potentielles à inclure dans OxRec ont été tirées d’un examen minutieux des données relatives aux antécédents criminels et aux facteurs sociodémographiques et cliniques, et n’ont été retenues que celles qui étaient à la fois des facteurs de risque fiables et relativement faciles à évaluer.

Tout d’abord, le modèle OxRec a été dérivé à partir des données de 37 100 prisonniers, et 14 facteurs sociodémographiques et cliniques, pour la plupart collectés de manière routinière, ont été inclus dans le modèle final. Ensuite, le modèle a fait l’objet d’une validation externe auprès d’un groupe distinct de 10 226 détenus afin d’établir sa performance dans un nouvel échantillon. Le modèle génère un calculateur de risque simple (OxRec) qui produit deux résultats – des catégories (faible, moyen, élevé) et des scores de probabilité (%) basés sur la récidive violente et la récidive tout court sur 1 et 2 ans.

La recherche qui sous-tend OxRec a été développée en utilisant les méthodes de la plus haute qualité dans le domaine, a été évaluée par des pairs et l’article original a été publié en libre accès dans le Lancet Psychiatry. OxRec a également fait l’objet d’une validation externe plus récente aux Pays-Bas (Scientific Reports), avec quelques prédicteurs adaptés pour tenir compte des besoins locaux. En outre, des validations au Tadjikistan (publiée dans Frontiers in Psychiatry et représentant l’une des seules validations externes d’un outil de justice pénale dans un pays à revenu faible/moyen) et au Royaume-Uni ont été réalisées. D’autres validations externes sont en cours en Finlande, en Suède et en Norvège, et des études de faisabilité sont en cours dans d’autres pays. Pour une bibliographie complète relative à OxRec, visitez l’onglet ‘New OxRisk tool validations’ sur OxRisk.com.

Un article récent qui traite des outils d’évaluation du risque pénal et du changement radical qu’offre OxRec a été publié dans le European Journal on Criminal Policy and Research (Journal européen de la politique et de la recherche criminelles).

Quand utiliser OxRec ?

OxRec est conçu pour prédire la récidive violente dans un délai d’un an et de deux ans dans deux populations : les prisonniers libérés et, aux Pays-Bas, il a été adapté pour être utilisé avec les probationnaires.

Qui peut utiliser OxRec ?

Les professionnels de la justice pénale et le personnel de santé peuvent utiliser l’outil OxRec, car l’évaluation des cas spécifiques nécessite l’interprétation de certaines des variables prédictives. Les personnes qui utilisent OxRec sont encouragées à lire d’autres documents de référence (y compris les articles publiés sur OxRec, tous disponibles gratuitement sur OxRisk.com) et toutes les vidéos de formation développées localement dans les différents pays.

Comment interpréter les résultats ?

Les résultats du calculateur OxRec comprennent des scores de probabilité de récidive violente dans un délai d’un an et de deux ans. Une probabilité de 10% pour 2 ans signifie qu’en moyenne, 1 individu sur 10 ayant les mêmes prédicteurs sera violent au cours des 2 prochaines années. Il s’agit d’une interprétation similaire à celle de la probabilité de pluie dans une application météo – ainsi, une probabilité de pluie de 50 % à un moment donné signifie qu’il y a une chance sur deux qu’il pleuve un jour similaire à celui d’aujourd’hui.

Le calculateur fournit également une catégorie de risque, basée sur des niveaux de risque pré-spécifiés identifiés sur le calculateur (et qui sont différents pour le risque à 1 an et à 2 ans).

Comment chaque élément doit-il être noté ?

Voir les descriptions des éléments sur la feuille de notation. La source d’information la meilleure et la plus récente doit être utilisée si possible. Certaines variables peuvent être notées comme inconnues et OxRec affichera des fourchettes de risque reflétant cette incertitude.

Luc Isebeart (2015) Solution-Focused Cognitive and Systemic Therapy , The Bruges Model, ed Routledge

https://www.routledge.com/Solution-Focused-Cognitive-and-Systemic-Therapy-The-Bruges-Model/Isebaert/p/book/9781138677685

Tâches d’observation

Dans ces tâches, le client observe les séquences de problèmes dans leurs différents aspects : dans quelles circonstances les problèmes apparaissent, ce qui se passe  quand ils sont là, et comment ils se terminent ; quelles sont les variations déjà présentes , et quel contrôle le client exerce déjà.

Les tâches d’observation sont un élément essentiel de la thérapie cognitive axée sur les solutions. Dans d’autres

Dans d’autres formes de thérapie, les tâches d’observation servent principalement à obtenir une vision plus claire du problème. Ici, leur but est plutôt d’examiner les compétences, les réalisations et les ressources du client. Les clients observent ce qu’ils font déjà bien, en d’autres termes, comment ils font déjà leur auto-thérapie. L’accent est mis sur les exceptions, les variations dans les habitudes problématiques, et sur la fin de la séquence des symptômes, c’est-à-dire sur le degré de contrôle que les clients exercent déjà.

Les tâches d’observation peuvent suivre (et suivent souvent) une question de cadrage :

– « Puis-je vous demander de prêter attention, jusqu’à notre prochain rendez-vous, aux occales occasions où vous êtes un peu plus haut, un point ou un demi-point de plus sur l’échelle.  Si vous pouviez observer ce qui se passe exactement à ce moment-là, ce que vous et peut-être les autres faites, comment vous vous sentez, quelles pensées vous viennent à l’esprit. »

Ou encore :

– « Je voudrais vous suggérer de prendre cinq minutes tous les soirs – ou si vous le préférez tous les deux soirs – pour regarder votre journée et voir  s’il y a eu des moments où vous étiez un peu plus haut, un ou peut-être même deux points plus haut sur l’échelle, et de prêter attention à ce qui s’est passé :

ce que vous avez fait, ce que votre femme (votre mari, etc.) a contribué à ce petit pas en avant. Comment vous êtes-vous senti, et qu’en avez-vous pensé ? »

Ou encore :

– « Je voudrais suggérer quelque chose qui pourrait être utile.  Il y aura des moments où les choses seront encore pires et où vous descendrez un peu sur l’échelle. La vie est comme ça ; parfois, c’est très dur. Mais après cela, il y aura des moments où vous reviendrez sur l’échelle au niveau où vous êtes maintenant, , peut-être même des moments où vous monterez un peu plus haut, où vous réussissez quelque chose à quoi vous ne vous attendiez pas. Si vous pouviez regarder et peut-être écrire en quelques mots ce qui s’est passé lorsque vous êtes monté sur l’échelle : à nouveau, ce que vous avez fait, comment les autres vous ont aidé, ce que vous avez ressenti, et ce que vous en avez pensé, cela m’intéresserait beaucoup. »

Différentes tâches d’observation peuvent permettre de mieux comprendre les modalités des problématiques : comment elles commencent, comment elles se terminent, comment elles varient.

Prenons comme premier exemple une tâche d’observation pour les alcooliques. J’utilise ici deux tableaux. Sur le premier, le client note les moments où il a ressenti un certain degré d’envie (Craving), mais n’a pas bu (figure 8.1). Il s’agit d’exceptions complètes, des moments où le comportement problématique n’a pas été produit.

 

 

JOURNAL DE CRAVING (envie de boire)

« Si vous n’avez pas bu » : journal de craving

Nom : …………………………………………..  Semaine du ………………………..    au ……………………………

 

Jour Heure Intensité du Craving

1-100

Où ? Avec qui ? Quelles émotions/sentiments ? Comment j’ai arrêté ? Ça a été difficile à combien ?

1-100

Lundi
Mardi
Mercr.
Jeudi
Vend.
Samedi
Diman.

 

Sur le second tableau, le client note les occasions où il a bu. Les occasions où il a perdu tout contrôle sont notées, ainsi que les moments où il a bu moins que d’habitude. Ces derniers sont des exceptions partielles ; ce sont des cas où le contrôle a été exercé jusqu’à un certain point.

Examinons les différentes colonnes de ces deux tableaux.

  1. Jour : Tous les jours de la semaine sont pris en compte, ceux qui ont réussi comme ceux qui ont échoué.
  2. Heure : Certains clients commencent dès le matin et boivent toute la journée. D’autres gros buveurs ne boivent jamais pendant les heures de travail en semaine et ils commencent après le travail. Cela peut être considéré (et commenté) comme une forme de contrôle partiel.
  3. L’intensité du besoin est enregistrée : plus le besoin est fort, plus le mérite du client qui a résisté est grand.
  4. La quantité d’alcool consommée est enregistrée en unités d’alcool (1 unité = 0,34 fl. oz.). Le nombre exact n’est pas très important. Si le client a bu beaucoup d’alcool, il peut avoir oublié la quantité consommée ou mentir. Dans tous les cas, le client a trop bu. Les entrées importantes sont les exceptions, les occasions où le client a bu moins que d’habitude: Comment a-t-il fait cela ?
  5. Où ? Avec qui ? Ces colonnes traitent des circonstances, de l’oikos dans lequel le comportement symptomatique se produit : Le client est-il seul ou en compagnie d’amis lorsqu’il a envie de boire ou même lorsqu’il commence à boire ? Boit-il à la maison, pendant un repas ou dans un bar ? Les changements de comportement peuvent souvent être organisés assez facilement.
  6. Quel sentiment ? Quelles émotions, quel pathos, ont conduit à cette envie ou à ce comportement ? Le client avait-il simplement soif ? Avait-il envie d’une bière fraîche par une journée chaude ou un verre de vin rouge avec le fromage ? Était-il ou elle chez quelqu’un d’autre et sentait qu’il ne pouvait pas refuser ? Était-il ou elle nerveux, stressé(e), seul(e) ou déprimé(e) ?  L’abus d’alcool est souvent non seulement une dépendance et une habitude, mais aussi une solution à d’autres problèmes. Il peut être nécessaire d’aborder ces derniers.
  7. Et puis la colonne la plus importante : Comment le client a-t-il réussi à arrêter son comportement de boire? Qu’a-t-il fait pour arrêter après n verres ? Ou: Comment l’envie de boire a-t-elle disparu sans que le client ne boive d’alcool ?

En général, certaines des réponses ne sont pas exploitables : Le client a arrêté de boire parce qu’il s’est endormi ou qu’il était tellement ivre qu’il ne se souvient de rien. D’autres réponses n’offrent pas de solution en soi, mais peuvent être un bon point de départ pour la discussion: Par exemple, le client a bu du vin au dîner. La bouteille était vide, et il a arrêté de boire. Le client a-t-il ouvert une autre bouteille ? Si non, pourquoi ? Comment y est-il parvenu ?  Un client a quitté le bar et ses amis lorsque la partie de cartes s’est terminée. Comment a-t-il réussi à ne pas rester dans le bar où le propriétaire est un si bon ami ? Une autre cliente ne boit que pendant les jours où elle a ce qu’elle appelle ses « terreurs », c’est-à-dire ses souvenirs des abus sexuels qu’elle a subis. Sur ces jours-là, elle va au magasin et achète deux bouteilles de vin qu’elle boit l’une après l’autre. Lorsque sa fille rentre de l’école, elle trouve sa mère endormie et elle doit s’occuper des tâches ménagères. La cliente se sent extrêmement coupable de cette situation. Alors, pourquoi n’achète-t-elle que deux bouteilles et pas trois ? Si elle se limite déjà à deux bouteilles, ne pourrait-elle pas, en rentrant chez elle, verser une demi-bouteille dans l’évier et ne boire qu’une bouteille et demie ? Ou bien après la première bouteille, pourrait-elle aller se coucher et essayer de dormir ? Ou peut-être boire un peu plus lentement et, pendant ce temps, s’occuper des tâches ménagères ? Elle a une ami proche, la seule à qui elle a confié son passé. Pourrait-elle appeler cette amie avant d’ouvrir la première bouteille et lui parler afin de se sentir moins seule ?

Nous pouvons distinguer deux types de questions dans ces exemples

Il y a d’abord des questions comme : « Comment avez-vous réussi à faire cela ? »

Le thérapeute vise à mettre en doute la conviction du client qu’il est impuissant et irresponsable, qu’il manque de volonté et de force de caractère. Acter avec eux que les clients pratiquent déjà un contrôle partiel, même si eux-mêmes et leurs proches ne le voient pas ainsi.

L’objectif du traitement est donc de les aider à améliorer ce contrôle. Les clients ont déjà des compétences et des ressources ; il sera plus facile pour eux de les utiliser que de suivre un protocole préétabli qui exige d’en acquérir de nouvelles.

Ce n’est pas un problème si – comme c’est très souvent le cas – les clients n’ont pas de réponse à la question : « Comment avez-vous fait ? » L’important est d’abord qu’ils aient reçu un compliment indirect sur leur efficacité personnelle, et ensuite que leur attention se porte sur les compétences plutôt que sur les imperfections.

Deuxièmement, nous avons des questions qui suggèrent un changement possible dans le comportement, l’ethos, c’est-à-dire soit la fin des séquences de symptômes, soit l’oikos, le contexte dans lequel ils apparaissent : « Que se passerait-il si vous… ? . . ? » Il n’est pas nécessaire que les clients agissent en fonction de ces suggestions. S’ils choisissent de le faire, pourquoi pas ? Mais il est plus important qu’ils soient inspirés pour essayer de nouvelles approches de leurs problèmes, qu’ils se concentrent sur les changements positifs et qu’ils prennent conscience du fait qu’ils peuvent choisir. C’est pourquoi il est utile d’offrir plusieurs, et non une seule, suggestions et/ou devoirs parmi lesquels ils peuvent choisir.

Pour revenir au 2e tableau, dans la dernière colonne, les clients peuvent écrire les remarques qu’ils souhaitent faire. Cela donne à nouveau l’occasion de les féliciter pour leurs succès et leurs progrès.

Presque tous les symptômes peuvent être documentés au moyen d’une tâche d’observation. (Des exemples prêts à imprimer de tous les formulaires abordés dans ce chapitre peuvent être télécharger sur korzybski-international.com et drisebaert.org).

Par exemple, le formulaire pour la boulimie se présente comme suit :

– Dans la première colonne, les clients notent toutes les occasions où ils auraient pu succomber à une crise de boulimie, qu’elle ait eu lieu ou non.

– Dans la deuxième colonne, il note les circonstances (c’est-à-dire le lieu, l’heure, etc.).

– Dans la troisième, ils notent la nature et l’intensité de leurs sentiments indésirables (envie, faim, colère, solitude, etc.) sur une échelle de 0 à 100.

– Dans la quatrième, ils notent ce qu’ils ont fait (comportement boulimique ou autre chose).

– Dans la cinquième, s’ils ont eu un épisode boulimique, ils notent la force de celui-ci (100 = la crise la plus forte qu’ils aient jamais eue).

– Dans la sixième, ils décrivent comment la séquence de symptômes s’est terminée.

– Dans la septième, ils réfléchissent à la réussite de ce qu’ils ont fait (céder à la boulimie ou à autre chose) a permis de réduire les sentiments indésirables.

Il apparaît souvent qu’une crise de boulimie ne donne pas de meilleurs résultats qu’un autre comportement ou une autre technique. Le fait de réaliser cela aide le client à rester motivé lorsque l’envie est forte.

Un formulaire pour l’anxiété et la panique se compose de sept colonnes, comme décrit ici.

– Dans la première colonne, les clients notent la date ou le jour de la semaine.

– Dans la deuxième, ils notent l’heure.

– Dans la troisième, ils notent le sujet de la peur, ce dont ils avaient peur.

– La quatrième colonne indique qui était présent avec le client.

– Dans la cinquième, les clients notent l’intensité de la peur ou de la panique sur une échelle de 0 à 100.

– Dans la sixième, ils décrivent la méthode qu’ils ont utilisée pour maîtriser leur peur.

– La septième documente les résultats : Quelle a été l’efficacité de la méthode choisie pour calmer l’anxiété ?  (Échelle de 0 à 10)

Les partenaires qui se disputent beaucoup peuvent utiliser un double formulaire. La première partie du formulaire concerne les occasions où les clients auraient pu se disputer mais ne l’ont pas fait, la seconde pour les cas où ils se sont disputés.

– Dans la première colonne, les clients notent le moment où une bagarre aurait pu éclater mais a été évitée (premier formulaire),  ou lorsqu’une bagarre a eu lieu (deuxième formulaire).

– Dans la deuxième colonne, ils décrivent les circonstances.

– Dans la troisième, ils décrivent la nature des émotions (par exemple, l’irritation face à un comportement non désiré, la contrariété d’un comportement indésirable, l’agacement de ne pas se sentir compris, le sentiment de manque de respect, etc.

– Dans la quatrième, ils évaluent l’intensité du sentiment sur une échelle de 0 à 100.

– Dans la cinquième colonne, ils décrivent l’occasion, l’événement direct qui a suscité le sentiment.

– Dans la sixième colonne, dans le premier formulaire, ils indiquent ce qu’ils ont fait au lieu de se battre.; dans la deuxième colonne, ils décrivent la violence de la bagarre sur une échelle de 0 à 100.

– Dans la septième colonne, dans les deux formulaires, ils notent à quel point le résultat était satisfaisant.  (Échelle de 0 à 10)

– Dans la huitième colonne, dans le premier tableau ,  ils notent ce qui s’est passé après le combat.

Dans la deuxième colonne, ils décrivent comment le combat s’est terminé.

Un dernier exemple est un formulaire d’observation d’automutilation. La plupart de ces La plupart de ces clients sont convaincus que se faire du mal est la seule méthode efficace pour  lutter contre une souffrance psychique insupportable (comme un retour en arrière sur un passé traumatique) : La douleur physique l’emporte sur l’angoisse mentale.

– Dans la première colonne, les clients notent le moment où l’envie de s’infliger des blessures est apparue.

– Dans la deuxième colonne, le client note les circonstances (où était-il, était-il seul ou non, s’est-il passé quelque chose qui l’a poussé à se faire du mal ?

– Dans la troisième, il note la nature de l’émotion qui a conduit à l’automutilation.

– Dans la quatrième, ils évaluent l’intensité de cette émotion sur une échelle de 0 à 100).

– Dans la cinquième, ils notent s’ils se sont automutilés et si oui, quelle était la profondeur de la coupure ou de la brûlure.

– Dans la sixième, ils notent ce qu’ils ont fait différemment s’ils ne se sont pas automutilés.

– Dans la septième partie, ils notent le degré de réussite de la méthode choisie (automutilation ou autre, par exemple une technique comme 54321).

– Dans la huitième, ils notent ce qu’ils ont fait après.

Dans la plupart des cas, après un court laps de temps, le client découvre que l’intensité de l’angoisse mentale n’est pas en corrélation directe avec la mutilation : parfois, la souffrance a été très intense et le client a réussi à la contrôler d’une autre manière; à d’autres moments, l’émotion n’était pas aussi intense et pourtant le client s’est automutilé. Le client s’aperçoit également que les autres méthodes qu’il utilise pour contrer la fascination douloureuse ne sont pas moins efficaces que la mutilation.

Le client commence alors à douter que l’automutilation soit nécessaire et inévitable, et il arrête souvent assez rapidement de se faire du mal.

Les cas les plus utiles sont généralement les moments où le symptôme est présent (les circonstances dans lesquelles l’habitude problématique est produite) mais les symptômes ne sont pas apparus. Par exemple, l’alcoolique était dans un pub et a bu un soda; une querelle domestique menaçait d’éclater, mais les partenaires se sont mis d’accord pour revenir sur le sujet à un moment plus calme. Au lieu du comportement symptomatique, « le client fait autre chose » (de Shazer, 1985). Ici, une nouvelle chaîne interactionnelle est mise en mouvement, ce qui peut donner lieu à une nouvelle habitude.

Parfois, les tâches d’observation acquièrent leur efficacité thérapeutique grâce à l’attention que les clients ont accordée à leur problème. Les alcooliques sont parfois surpris de constater la quantité d’alcool qu’ils ont réellement consommée en une semaine. Cela les aide à se ressaisir et à entrer dans une relation d’expert avec le thérapeute.

Une dernière remarque : Les tâches d’observation sont toujours des pré-scriptures indirectes des symptômes. Le symptôme doit être produit si l’on veut l’observer. Très rarement, cela conduit au résultat paradoxal que le comportement du symptôme cesse d’être produit.  Un exemple de cela est un couple qui se disputait souvent de manière assez agressive, bien qu’ils s’aimaient beaucoup et qu’ils ne voulaient pas se disputer. L’attention portée aux toutes premières interactions à l’origine des querelles a permis d’accroître leur créativité en inventant des solutions alternatives. En peu de temps, ils ont réussi à réduire considérablement la fréquence de leurs disputes.

 

« Si vous avez bu » :   Journal de consommation

Nom : …………………………………………..  Semaine du ………………………..    au ……………………………

 

Jour Heure Quoi ? Où ? Avec qui ? Quelles émotions/sentiments ? Comment j’ai arrêté ? Remarques
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Diman.

https://www.routledge.com/Solution-Focused-Cognitive-and-Systemic-Therapy-The-Bruges-Model/Isebaert/p/book/9781138677685